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lundi 28 novembre 2011

Football - Le PSG prend la leçon à MARSEILLE

A l'image d'un Pastore de nouveau transparent, les individualités parisiennes ont encore déçu contre Marseille, dimanche.(EQ)
A l'image d'un Pastore de nouveau transparent, les individualités parisiennes ont encore déçu contre Marseille, dimanche.(EQ)
C'est une crise que lui envieraient certainement beaucoup de ses concurrents. En ne remportant aucun de ses trois derniers matches de L1, le Paris-SG s'est encore débrouillé pour alimenter les discussions autour de cette crise qu'il s'offre traditionnellement au mois de novembre. Bien sûr, le club de la capitale n'accuse que trois longueurs de retard sur le leader montpelliérain. Mais sa déb,cle à Marseille (0-3), dimanche, a fait ressurgir quelques doutes sur sa capacité à se muer en cette équipe censée tout écraser sur son passage. La faute à Leonardo qui a fragilisé l'équipe tout seul en entretenant un climat de défiance à l'égard d'Antoine Kombouaré ? Sans doute un peu, mais pas seulement. A l'exception d'un succès probant contre Lyon (2-0) le 12 octobre dernier, Paris n'a jamais dévoilé un niveau de jeu conforme aux espérances de ses nouveaux propriétaires. Seuls les coups d'éclat de ses individualités lui avaient permis de donner le change.

Un manque de caractère

C'est une certitude : Paris ne souffre pas d'un déficit de talent. Ces dernières semaines, la faillite de son quatuor offensif Ménez-Pastore-Nene-Gameiro a toutefois pointé du doigt des manques plus ennuyeux. Manque de cohésion à l'image d'une altercation Nene-Bodmer, trois jours avant le Clasico, ou encore d'une prise de bec Nene-Sakho en plein match. Manque d'agressivité, ce qui est souvent perçu comme de la suffisance. Manque de caractère également comme en témoigne cette absence de révolte après l'ouverture du score de Rémy. En dehors de Sakho et Sissoko, aucun joueur parisien n'a affiché les valeurs de combativité que requiert un tel choc. «On a perdu au mental», pouvait se désoler Blaise Matuidi dans les couloirs du Vélodrome. «Marseille a joué avec la rage et la détermination, complétait Salvatore Sirigu. C'est ça la différence entre l'OM et nous en ce moment».

Pastore passe encore à côté

Le plus inquiétant dans l'histoire, c'est que certains Parisiens semblent encore se voiler la face. Il fallait entendre, à la fin du match, Jérémy Ménez louer les occasions que se seraient apparemment procurés ses équipiers... Bon d'accord, il y a eu cette frappe de Sissoko sur le poteau de Mandanda, mais sinon ? Alors qu'il s'était targué la semaine précédant ce match de toujours répondre présent lors des grands évènements, Pastore est passé à côté, encore... L'Argentin ne s'est montré qu'une seule fois décisif depuis la venue de Lyon, et la thèse de la fatigue qu'il a lui-même avancée ne peut plus expliquer à elle seule son trop grand déchet technique. Quant à Gameiro, qui n'a plus marqué depuis cinq journées, il n'a encore eu aucun bon ballon à se mettre sous la dent. Passablement énervé lors de son remplacement, l'ancien Lorientais lâchera plus tard : «je ne parle pas, on a été nuls». «Et s'ils jouaient ensemble ?», interrogeait L'Equipe deux jours après un nul décevant à Bordeaux. La solution passera peut-être par là.

L'EQUIPE

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