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samedi 30 juin 2012

Renault: la nouvelle Alpine



Le constructeur automobile Renault voudrait produire entre 5 000 et 10 000 Alpine par an s'il se décide à relancer la marque sportive, indique son directeur de la compétition sportive Jean-Pascal Dauce dans une interview à Latribune.fr. "L'idéal serait d'en produire 5 000 à 10 000 par an, avec une fabrication dans l'usine historique de Dieppe (Seine-Maritime)", spécialisée dans la fabrication de modèles de niches et de voitures de sport, explique M. Dauce.
"La cible est un prix autour de 35-40 000 euros", ajoute-t-il, soit bien moins qu'une Porsche. La nouvelle Alpine pourrait développer "200-250 chevaux" rester assez légère en pesant "1,2-1,3 tonne", avec des dimensions très contenues de "moins de 4,30 mètres de long", précise encore le patron de Renault Sport. "Les choses avancent. Il n'y a pas d'obstacle insurmontable aujourd'hui" à recréer la célèbre marque sportive Alpine, a déclaré pour sa part Carlos Tavares, directeur général délégué de Renault, au site d'information.
La décision de relancer ou non la célèbre marque sera prise d'ici la fin de l'année. Les berlinettes Alpine-Renault ont dominé les rallyes jusqu'aux années 1970, puis la marque fondée par Jean Rédélé, associé à Renault, a été mise en sommeil.
LE MONDE

Euro 2012 : le grand bluff tactique en finale ?


Andres Iniesta face aux joueurs italiens.

Le dénouement tant attendu approche, et avec lui son lot de satisfactions. Cet Euro 2012 fut un bon cru, tant sur le plan du jeu que de la tactique, malheureusement occulté par la capacité de nos commentateurs à se focaliser sur les affres françaises. L'Espagne et l'Italie se retrouveront donc dimanche pour une finale 100 % latine, et 50 % attendue. Si les deux formations faisaient évidemment partie des favoris d'avant-tournoi (dans une moindre mesure pour l'Italie), cet apex dominical vient aussi et surtout récompenser les deux équipes tactiquement les plus innovantes de la compétition.
Jeu sans attaquant côté espagnol, défense à trois côté italien : leur première rencontre, en poules, avait d'ailleurs donné lieu à l'un des plus beaux matches de la compétition (aux côtés d'Italie-Croatie, Angleterre-Italie ou encore l'Allemagne-Italie d'hier soir, comme c'est étrange !). La donne sera certainement différente ce dimanche, et dépendra des possibles lapins que sortiront les entraîneurs de leurs chapeaux. Plus que jamais, la victoire reposera sur la capacité des équipes à répondre aux tactiques déployées par l'adversaire, de la composition d'avant-match aux remplacements effectués par les entraîneurs en cours de partie. En schématisant, tout dépendra plus précisément de trois facteurs majeurs :
  • comment bloquer l'attaque espagnole ?
  • qui pour occuper cette attaque espagnole ?
  • comment gêner les "créateurs" ?
Si les deux premiers points ont déjà été traités dans les précédentes chroniques, et ne seront donc ici que partiellement balayés, le troisième a démontré toute son importance lors de ces demi-finales, et sera certainement décisif dans cet épilogue.
Lire en intégralité sur http://www.lemonde.fr/euro2012/article/2012/06/29/chronique-tactique-le-grand-bluff_1727075_1616919.html

Euro 2012 : un prix spécial pour les "fantastiques" fans irlandais (Video)

L'UEFA a décidé d'attribuer un prix spécial aux fans irlandais qui ont été "fantastiques" durant l'Euro-2012. "On va remettre un prix spécial pour les fans irlandais, leur équipe, l'Eire, a eu des résultats mitigés, mais les supporters ont été fantastiques, et le président Platini ira en Irlande pour remettre ce prix", a expliqué Gianni Infantino, le secrétaire général de l'instance dirigeante du football européen.
Les Irlandais ont été eliminés au premier tour, encaissant pas moins de neuf buts, donc quatre contre l'Espagne. A la fin de ce match, des dizaines de milliers d'Irlandais a tout de même entonné une chanson traditionnelle, faisant vibrer le stade de Gdansk.
Bravo à mes frères irlandais!

Foto - Vive le foot au féminin

Le retour de l'Alpine-Renault!

Copyright Reuters





























« Les choses avancent. Il n'y a pas d'obstacle insurmontable aujourd'hui » à recréer la célèbre marque sportive Alpine, affirme cette fin de semaine Carlos Tavares, Directeur général délégué de Renault, dans le cadre du « Festival de la vitesse » de Goodwood, dans le sud de l'Angleterre, qui rassemble les passionnés de sport automobile. Pour cette nouvelle voiture emblématique, reprenant un label qui eut son heure de gloire en remportant le championnat du monde des rallyes au début des années 70, « la cible est un prix autour de 35-40.000 euros », explique à latribune.fr Jean-Pascal Dauce, Directeur de la compétition de Renault Sport. Le véhicule pourrait développer « 200-250 chevaux » rester assez léger en pesant « 1,2-1,3 tonne », avec des dimensions très contenues de « moins de 4,30 mètres de long ».
Production à Dieppe
« L'idéal serait d'en produire 5 à 10.000 par an, avec une fabrication dans l'usine historique de Dieppe (Seine maritime) », précise Jean-Pascal Dauce. D'autres sources internes plus pessimistes - ou réalistes - estiment toutefois que « 5.000 exemplaires par an ce serait déjà bien ». Même si la « décision formelle sera prise avant la fin de l'année », on sent l'enthousiasme des ingénieurs et de Carlos Tavares lui-même, passionné de sport automobile, pour la recréation de ce label mythique. Il est donc a priori difficile d'imaginer que le projet Alpine ne reçoive pas finalement le feu vert. "Il n'y a pas d'autre sujet qui nous vaille autant d'encouragements et de courrier au sein de la société », reconnaît en effet Carlos Tavares.
Style rétro
« Vingt à trente personnes travaillent déjà à plein temps sur ce projet »,assure Jean-Pascal Dauce. A quoi ressemblera la voiture ? « Une vraie Alpine doit ressembler à la berlinette A 110 (la mythique voiture des années 60 et début 70) », indique Laurens van den Acker, patron du design de Renault, qui précise : « la Mini et la Fiat 500 sont deux bons exemples ». A bon entendeur... Si la décision est prise en fin d'année, la voiture, à vocation mondiale, peut arriver sur le marché dans trois ans, c'est-à-dire au milieu de la décennie.
« Les choses avancent. Il n'y a pas d'obstacle insurmontable aujourd'hui » à recréer la célèbre marque sportive Alpine, affirme cette fin de semaine Carlos Tavares, Directeur général délégué de Renault, dans le cadre du « Festival de la vitesse » de Goodwood, dans le sud de l'Angleterre, qui rassemble les passionnés de sport automobile. Pour cette nouvelle voiture emblématique, reprenant un label qui eut son heure de gloire en remportant le championnat du monde des rallyes au début des années 70, « la cible est un prix autour de 35-40.000 euros », explique à latribune.fr Jean-Pascal Dauce, Directeur de la compétition de Renault Sport. Le véhicule pourrait développer « 200-250 chevaux » rester assez léger en pesant « 1,2-1,3 tonne », avec des dimensions très contenues de « moins de 4,30 mètres de long ».
Production à Dieppe
« L'idéal serait d'en produire 5 à 10.000 par an, avec une fabrication dans l'usine historique de Dieppe (Seine maritime) », précise Jean-Pascal Dauce. D'autres sources internes plus pessimistes - ou réalistes - estiment toutefois que « 5.000 exemplaires par an ce serait déjà bien ». Même si la « décision formelle sera prise avant la fin de l'année », on sent l'enthousiasme des ingénieurs et de Carlos Tavares lui-même, passionné de sport automobile, pour la recréation de ce label mythique. Il est donc a priori difficile d'imaginer que le projet Alpine ne reçoive pas finalement le feu vert. "Il n'y a pas d'autre sujet qui nous vaille autant d'encouragements et de courrier au sein de la société », reconnaît en effet Carlos Tavares.
Style rétro
« Vingt à trente personnes travaillent déjà à plein temps sur ce projet »,assure Jean-Pascal Dauce. A quoi ressemblera la voiture ? « Une vraie Alpine doit ressembler à la berlinette A 110 (la mythique voiture des années 60 et début 70) », indique Laurens van den Acker, patron du design de Renault, qui précise : « la Mini et la Fiat 500 sont deux bons exemples ». A bon entendeur... Si la décision est prise en fin d'année, la voiture, à vocation mondiale, peut arriver sur le marché dans trois ans, c'est-à-dire au milieu de la décennie.

Les physiciens ont-ils détecté leur Graal ?



Le suspense est à son comble dans la communauté scientifique avant les derniers résultats attendus mercredi de la traque du boson de Higgs, une particule considérée comme la clé de voûte manquante de la physique moderne.
Ce que les physiciens doivent dévoiler à Genève lors d'une conférence de presse au Cern (organime européen de recherche nucléaire), qui abrite le plus grand accélérateur de particules du monde, le LHC (Grand collisionneur de Hadrons), pourrait enfin confirmer ou infirmer l'existence du boson de Higgs après des décennies de recherche infructueuse.
Cette particule est l'élément clé jamais observé dans la théorie du "Modèle standard de la physique des particules" élaborée dans les années 60 pour décrire la structure fondamentale de la matière visible dans l'univers.
Selon ce modèle, le boson de Higgs explique pourquoi des particules sont dotées d'une masse et d'autres pas. Sa détection validerait donc cette théorie. Le physicien britannique Peter Higgs avait postulé en 1964 l'existence de cette particule à laquelle il a donné son nom.
En décembre 2011, les derniers résultats des expériences Atlas et CMS présentés au Cern resserraient considérablement "la fenêtre" où se trouverait le célèbre boson. Il se cacherait aux environs d'une masse de 125 gigaélectronvolts (GeV), où les deux expériences (Atlas et CMS) ont observé un "excès de fluctuations" lors des collisions de protons dans le LHC.
Mais la marge d'erreur statistique n'est pas suffisamment faible pour déclarer avec certitude l'existence d'une nouvelle particule, expliquent ces chercheurs, citant une probabilité d'erreur inférieure à un sur 3,5 millions.
Les deux équipes de physiciens se sont donc remises à l'ouvrage, analysant une abondante moisson de nouvelles données produites par des milliards de collisions de protons.
"Nous avons maintenant plus que doublé le nombre de données obtenu en 2011", précisait récemment Sergio Bertolucci, directeur de la recherche au Cern. "Cela devrait nous permettre de voir si les observations de 2011 se confirment ou pas", poursuit-il, ajoutant: "nous vivons un grand moment".
Déjà en mars, la communauté des physiciens se déclarait optimiste. "La fin de la traque pour saisir le boson de Higgs est proche", juge Jim Siegrist, du ministère américain de l'Energie.
"Il est certain que les deux expériences menées indépendamment au LHC ont la capacité d'apporter une réponse définitive sur le boson de Higgs et tout le monde s'y attend en 2012, la semaine prochaine ou plus tard cette année", note Joe Lykken, de l'expérience CMS, lors d'un entretien avec l'AFP.
Si le boson de Higgs n'existe pas, "ce serait une nouvelle encore plus grande" qui, en remettant en cause le Modèle standard de la physique, "révolutionnerait notre pensée", souligne ce scientifique.
Une autre hypothèse tout aussi exaltante serait la découverte d'une nouvelle particule proche de celle de Higgs mais différente, relèvent d'autres physiciens. Une telle découverte pourrait aider à percer les mystères de la matière et de l'énergie sombres qui représenteraient 95% de l'univers.
Lundi matin, le Fermilab de Chicago, hébergeur du Tevatron qui a été longtemps le plus puissant accélérateur de particules, fera une annonce à Chicago portant sur l'analyse des données produites durant dix ans par les collisions de particules dans l'accélérateur désormais hors service.
Le physicien Peter Woit, de l'Université Columbia à New York, écrit sur son blog que le "Fermilab va essayer de dérober une petite partie de l'attention avant l'annonce du LHC mercredi en faisant part de nouveaux indices de l'existence de Higgs".

Le cartoon du jour 30-06-2012


Armstrong, le plus grand tricheur du sport?


AFP_Par7160902

COLORADO SPRINGS | L'Agence américaine antidopage (USADA) a reçu le feu vert d'un comité d'experts indépendants pour mettre officiellement en accusation le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong, accusé de s'être dopé durant l'essentiel de sa carrière.
L'USADA a indiqué vendredi par communiqué que le comité formé de trois experts indépendants (anti-doping review board) a «unanimement» recommandé la poursuite de la procédure ouverte contre Armstrong et cinq autres collaborateurs, dont son ancien directeur sportif belge Johan Bruyneel - actuellement chez RadioShack - et son ex-préparateur italien Michele Ferrari.
Le dossier Armstrong entre maintenant dans une procédure dite de «jugement», au terme de laquelle l'Américain pourrait perdre ses titres au Tour de France et être «radié à vie» du monde sportif, au sens du Code mondial antidopage.
«Tous les accusés auront l'occasion d'exercer leur droit à une audition publique, où toutes les preuves seront présentées et les témoignages se feront sous serment, et un panel d'arbitres indépendants rendra ensuite un verdict», a expliqué l'USADA, qui accuse l'Américain de s'être dopé dès 1996 et jusqu'en 2011.
Si les choses se déroulent normalement, Armstrong sera entendu d'ici le 22 novembre par une commission d'arbitrage (en général trois membres), selon l'USADA.
Le verdict sera susceptible d'appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne (Suisse).
L'USADA avait ouvert à la mi-juin une procédure contre Armstrong et l'avait présentée comme «la première étape d'une procédure légale qui en compte plusieurs pour violations présumées des règles antidopage en sport».
Privé de triathlon
Le Texan de 40 ans est accusé par la justice sportive d'avoir eu recours à l'EPO, aux transfusions sanguines, à la testostérone, à la cortisone et à l'hormone de croissance, et d'avoir aussi poussé d'autres coureurs au dopage.
Malgré les nombreuses accusations qui ont émaillé sa carrière, notamment émises publiquement par ses anciens coéquipiers Floyd Landis et Tyler Hamilton, des anciens dopés, Armstrong n'a jamais été convaincu de dopage.
À la suite des aveux de Landis, le vainqueur déchu du Tour de France 2006, la justice fédérale américaine avait bien lancé une vaste enquête au printemps 2010, sous la houlette de l'agent Jeff Novitzky, qui avait notamment fait tomber la reine du sprint Marion Jones. Mais l'enquête avait été abandonnée en février.
À cause de cette procédure, le Texan, retraité des pelotons, ne peut plus participer à des courses de triathlon, son nouveau sport.
Armstrong, qui avait parlé d'accusations «sans fondement» au moment de l'ouverture de la procédure de l'USADA et avait demandé dans une lettre au comité d'experts l'abandon des accusations, n'a pas réagi vendredi.
LE JOURNAL DE MONTREAL

Blanc ne poursuit pas l'aventure


Laurent Blanc n'est plus le sélectionneur de l'équipe de France. Il était arrivé à l'été 2010, après l'échec sud-africain. (Reuters)

Laurent Blanc a pris sa décision et ne sera plus le sélectionneur de l'équipe de France. Arrivé en fin de contrat, l'ancien technicien de Bordeaux s'était entretenu longuement jeudi dernier avec Noël Le Graët, le président de la FFF. Un contrat de deux ans lui avait été proposé mais il devait réduire son staff. A l'issue de cette réunion, il s'était donné 48 heures de réflexion. «Chacun a dit ce qu'il avait à dire, notamment sur l'Euro. Nous avons beaucoup de points communs, c'est déjà bien. Mais c'est aussi une décision personnelle qui me concerne», avait-il expliqué à sa sortie des bureaux de la Fédération. Rappelons que Laurent Blanc avait rempli ses objectifs qui étaient de se qualifier pour l'Euro puis d'en atteindre les quarts de finale. Mais l'équipe de France n'y avait gagné qu'un seul match avant d'être éliminée sans gloire par l'Espagne (0-2) ce qui avait laissé Noël Le Graët «sur sa faim».

«Ce serait dommage qu'il parte, avait affirmé cet après-midi Michel Platini depuis Kiev. Il avait dit lui-même qu'il voulait être en poste en Ukraine, mais aussi en 2014.» Didier Deschamps, sur le départ de Marseille, semble favori pour remplacer l'ancien défenseur central des Bleus. «Il connaît très bien la maison. Il ferait un bon sélectionneur, comme d'autres. Au président de la FFF de choisir», a poursuivi le président français de l'UEFA. Laurent Blanc, lui, est désormais libre de signer où il le désire. Tottenham, qui a aussi des vues sur André Villas-Boas, et l'Inter Milan seraient intéressés.

L'EQUIPE

mercredi 27 juin 2012

Japon: Le retour imposé du nucléaire

Dessin de No-río, Japon.
Je tiens à remercier la préfecture de Fukui pour avoir pris cette décision", a déclaré le Premier ministre Yoshihiko Noda lors de sa conférence de presse. Mais comment ose-t-il exprimer des remerciements pour une initiative qui nous expose à nouveau au danger ? Depuis le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, notre pays essaie de changer. La vie humaine doit être notre priorité absolue, et nos régions doivent être réaménagées pour mieux résister aux catastrophes naturelles. Pour ce faire, chacun de nous était prêt à changer de mode de vie.

Autoriser le redémarrage des réacteurs dans les conditions actuelles est une erreur. Le nouveau Japon que nous cherchons à bâtir ne saurait y voir le jour. Tout d'abord, nous n'avons pas encore élucidé l'enchaînement des faits qui a provoqué l'accident de Fukushima. Personne n'en a encore assumé la responsabilité. Et personne n'a vraiment présenté d'excuses. C'est dans cette confusion que le redémarrage va se faire.
La décision du redémarrage des réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale d'Ohi a fini par être prise lors d'une réunion à laquelle ont assisté le Premier ministre et le ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Yukio Edano. Il n'y a rien à redire au fait que la remise en service des réacteurs relève en définitive d'une décision politique. Mais encore faut-il que celle-ci soit scientifiquement fondée, de façon à être assez convaincante aux yeux des riverains. Or, les normes de sûreté sur lesquelles repose la décision du redémarrage ont été improvisées en seulement deux jours par l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (AJSN), qui relève du ministère de l'Economie. Comment le peuple japonais pourrait-il avoir confiance dans des normes de sûreté établies par l'Agence même qui est au cœur de l'accident de Fukushima ? D'autant plus qu'il est prévu que celle-ci soit prochainement remplacée par un nouvel organisme indépendant. La loi régissant ce nouvel organisme de contrôle tarde à être adoptée.
 Une décision politique prise au mépris de la sécurité
En attendant, il n'existe pas dans notre pays de règles applicables à la sûreté nucléaire. Pourtant, sur la base d'une simple prévision de la compagnie Kansai Electric Power [Kepco, compagnie d'électricité gestionnaire de la région du Sud-Ouest et propriétaire de la centrale Ohi], qui a déclaré unilatéralement que cet été la production d'électricité serait inférieure de 14,9 % à la demande, la décision du redémarrage s'est inexorablement imposée. Les abris antisismiques devant faire office de centres de commande en cas d'urgence et le système de ventilation filtrée ne seront pas en place avant 2015, et les digues ne seront achevées que l'an prochain. Par ailleurs, il n'est pas prévu de procéder à de nouvelles études sur les failles situées aux environs de cette centrale, alors même que des experts ont récemment signalé la possibilité que des glissements de terrain endommagent les réacteurs. En dépit de cette politique déplorable, le peuple continue à espérer que les choses changent. Le gouvernement a élaboré un plan détaillé d'économies d'électricité qu'il a longuement présenté pour solliciter la collaboration de chaque citoyen- cette demande a été acceptée de bon cœur.

Le nombre de foyers qui utilisent les panneaux solaires et les piles à combustible augmente. Les Japonais ont pris l'habitude de s'habiller plus léger pour utiliser modérément le climatiseur. Arroser le sol de l'entrée, accrocher un fuurin[clochettes] à nos fenêtres pour entendre le vent qui passe sont autant de savoir-faire séculaires permettant de survivre à la chaleur estivale. L'important est de nous délivrer de notre dépendance excessive à l'électricité. De plus en plus de personnes commencent à prendre plaisir à réduire leur consommation d'électricité : chaque jour, en surveillant son compteur, on constate le fruit de son effort. Quant aux entreprises, il est peu probable qu'elles renoncent à leur politique d'économies d'énergie dans la mesure où celle-ci contribue à réduire leurs dépenses.
Le Japon doit devenir une économie verte
La prospérité économique ne repose pas sur la production nucléaire, mais sur la durabilité. Une puissance technologique comme le Japon doit prendre la tête du secteur de l'économie verte. Pour ce faire, nous devons fixer à quarante ans la durée maximale de vie d'un réacteur et profiter de ce délai pour perfectionner les techniques d'exploitation des énergies renouvelables. Pendant cette période de transition, on pourra recourir à l'énergie hydraulique et thermique, construire dans tout le pays de petites centrales électriques faisant appel à des technologies comme le charbon propre [la clean coal technology
, qui produit très peu de polluants et de gaz à effet de serre]. Le Japon doit également utiliser la chaleur de récupération, développer ses techniques de stockage de l'électricité et exploiter davantage des ressources comme la biomasse et la géothermie, dont il dispose en abondance. L'avenir de l'économie japonaise repose sur les technologies d'économie d'énergie, qu'il n'a cessé de développer. Les Japonais commencent à avoir une bonne compréhension des problèmes qui se posent dans les régions où sont implantées les centrales nucléaires. Nous devons soutenir ceux qui vivent près du danger, car une vie qui repose sur l'argent du nucléaire ne peut pas tenir. Il est important, pour les uns comme pour les autres, de revoir notre schéma de dépendance vis-à-vis de l'électricité et de procéder à une refonte radicale du système.
Les réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale d'Ohi vont être remis en service, et nous craignons qu'à cela ne succède le redémarrage d'une série de centrales comme celle d'Ikata, à Shikoku, ou de Tomari, à Hokkaido. Car c'est l'ensemble du Japon, pas seulement les régions où se trouvent les centrales, qui revendique plus de sécurité et de tranquillité.
Il nous faut comprendre Fukushima, et aller au-delà des leçons que nous pouvons en tirer. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons enfin panser les blessures de Fukushima. Au-delà du pour ou contre le nucléaire, nous allons bâtir un Japon nouveau et durable.
 
COURRIER INTERNATIONAL

Il y a des femmes qui ne tweetent pas!

Euro 2012: L'Espagne ne craint pas la fatigue


L'attaquant espagnol Fernando Torres, le 23 juin 2012, à Donetsk.
FOOTBALL - Malgré deux jours de repos de moins que son adversaire, le Portugal...

Ca commence...
De notre envoyé spécial en Ukraine,

Quand ils entreront sur la pelouse de la Donbass Arena mercredi soir, les Portugais auront quasiment oublié de quelle couleur elle est. Cela fera très précisément six jours qu’ils ne l’auront pas foulée, et dans une compétition où l’on enchaîne habituellement au rythme d’un match tous les quatre jours, c’est beaucoup. En tout cas beaucoup plus que l’Espagne, qui bénéficie de deux jours de repos en moins que son adversaire en demi-finale.
«Nous avons eu plus de repos que la France»
Mais n’en parlez pas à Andrès Iniesta, qui n’a pas prévu de se chercher d’excuse à une éventuelle défaite. «A ce niveau-là, le plus important est de jouer et pas de penser à ce genre de choses, estime le milieu du Barça. C’est une compétition, c’est comme ça. Contre la France par exemple, nous avons eu un jour de plus de repos. On ne doit pas réfléchir au fait qu’on est fatigués ou pas… Ca, on le verra à la fin de la compétition, ce n’est pas important d’en parler maintenant.»
Son sélectionneur, Vicente Del Bosque, ne panique pas trop non plus à l’idée de jouer mercredi son cinquième match en 17 jours. Son équipe face au Portugal ne devrait pas d’ailleurs pas être trop différence de celle qui a dominé la France. Même si certains «sont fatigués à cause des voyages (les Espagnols sont basés et Pologne et ont joué leur quart et leur demi en Ukraine). Les changements de températures aussi, car il faut beaucoup plus chaud en Ukraine qu’en Pologne. Mais tout le monde est ok. Vous savez, nos joueurs sont très talentueux, très fort physiquement. Il n’y aura pas de problème à ce niveau-là.»
20 MINUTES

Quebec: Bachand anticipe des élections


bachand

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a laissé entendre que des élections auraient lieu à l’automne, affirmant que ce scénario était la « seule sortie de crise possible » pour régler le conflit étudiant qui dure depuis février.
« Nous sommes en campagne préélectorale pour un scrutin fort probable à l’automne », a indiqué le ministre lors d’une entrevue accordée au quotidien français Le Monde. Aucune date n’a cependant été avancée, M. Bachand répétant que la décision « revient au premier ministre ».
Le ministre des Finances a aussi exclu la médiation et la négociation des solutions envisagées pour dénouer la crise. « Le budget de l’État ne se gère pas par l’entremise de médiateurs », a-t-il affirmé, rappelant la position de son gouvernement, axée sur « l’équilibre budgétaire des finances publiques ».
Questionné à savoir s’il pouvait tout de même envisager une reprise des négociations avec les étudiants, M. Bachand a répondu que ceux-ci « ne veulent pas négocier. Il y aura discussion quand ils seront prêts à accepter le principe d’une hausse des frais ».
LE JOURNAL DE MONTREAL

dimanche 24 juin 2012

Nasri a insulté un journaliste

Samir Nasri s'en est pris à un journaliste de l'AFP dans la foulée de l'élimination des Bleus en quart de finale de l''Euro par l'Espagne (0-2). «Vous les journalistes, vous cherchez toujours la merde», a lancé le milieu de Manchester City à son interlocuteur lorsque celui-ci lui a demandé une réaction. Le rédacteur lui a dit qu'en ce cas-là, ses commentaires ne l'intéressaient pas, c'est alors que Nasri, revenant sur ses pas l'a traité, entre autres, de «fils de pute», concluant : «comme ça tu pourras écrire que je suis mal élevé».

Voilà; lui et ses frères ont dû manger beaucoup trop de nourriture avariée pour roter et vomir constamment des phrases de classe!!!

JMIRA

E. T. à Donetsk (avec AFP)

samedi 23 juin 2012

Euro 2012 - Fin de parcours pour les Bleus


L'équipe de France a couru après le score face à l'Espagne. Sans succès. Elle quitte l'Euro lors de ces quarts de finale. (L'Equipe)

Voilà, c'est fini. L'équipe de France n'ira pas plus loin que les quarts de finale de l'Euro. Pour la première fois de son histoire en match de compétition, elle est tombée contre l'Espagne (0-2), samedi soir. Une issue prévisible sur le papier, mais que les Bleus se sont employés à faire mentir sur le terrain. En deuxième période surtout. Quatre jours après le non-match livré contre la Suède (0-2), les joueurs de Laurent Blanc ont retrouvé une exigence plus conforme à ce qu'on attendait d'eux. Même si le penalty transformé par Alonso en fin de match devrait atténuer leurs regrets, ils quitteront sans doute Donetsk avec le sentiment qu'il était finalement possible de bousculer la «meilleure équipe du monde». Pour la faire trébucher, il aurait peut-être fallu jouer pendant le premier acte. Et concrétiser leurs temps forts en seconde.
 
Le plan de Blanc n'a pas fonctionné
C'est le propre des choix : quand ils fonctionnent, on ne peut que s'incliner. Quand ce n'est pas le cas, en revanche, ils sont inévitablement remis en question. Ceux pris par Laurent Blanc feront sûrement jaser. Il ont au moins eu le mérite d'être radicaux, en adéquation avec ce qu'il avait déclaré la veille et la nécessité de s'adapter à un adversaire plus fort. Conscient que son équipe ne pourrait pas rivaliser sur le plan technique avec les champions du monde et champions d'Europe en titre, le sélectionneur a pris le pari d'aligner simultanément Debuchy et Réveillère dans son onze de départ au détriment de Samir Nasri, notamment. En phase défensive, les Bleus ont évolué avec deux lignes - une de cinq et une de trois -, Ribéry et Benzema étant seuls devant. Ils ont craqué trop vite pour que le plan fonctionne.
Les Bleus quittent l'Euro avec seulement une victoire (pour un nul et deux défaites). Ils ont rempli l'objectif assigné, les quarts de finale, mais sans plus.Sur la seule vraie occasion concédée en première période, Mathieu Debuchy - à la lutte avec Jordi Alba - est allé au tapis, et les Bleus avec. Complètement seul au deuxième poteau, Xabi Alonso, de la tête, a pris Lloris et Clichy à contre-pied. Et obligé les Tricolores à encaisser le but le plus rapide de l'ère Blanc : 19 minutes. Plutôt solides défensivement par la suite, à l'image de Clichy ou Koscielny, Cabaye et ses équipiers se sont en revanche montrés trop brouillons devant. La relation Ribéry-Benzema n'a pas fonctionné (52e, 53e). Et à l'exception de quelques différences du Munichois, d'un coup franc de Cabaye (32e) et d'un ballon brûlant dans la surface espagnole (52e), Casillas n'a jamais été inquiété. Contrairement à Lloris (62e), de nouveau battu sur un penalty concédé par Réveillère (90e). Les Bleus quittent l'Euro avec seulement une victoire pour un nul et deux défaites, mais en ayant rempli l'objectif qui leur avait été assigné. Sans plus.
Emery TAISNE, à Donetsk
L'EQUIPE

L'image du jour 23-06-2012

Post Tenebras Lux - vendredi 22 juin - ParisMatch.com La grotte de Jomblang en Indonésie est devenue un lieu touristique incontournable. Ici, un jeune étudiant tente de se frayer un chemin jusqu'au sol.
Photo Dwi Oblo/Reuters

Euro 2012 - Face à l'Espagne, les Bleus peuvent-ils rebondir ?


Alou Diarra

Face à la Suède mardi, les Bleus ont montré un visage affligeant. Celui d'une équipe qui n'avait pas envie, comme déjà satisfaite de n'avoir pas à gagner pour atteindre l'objectif qu'elle s'était fixée. Une apathie troublante qui, en plus, a souffert de la comparaison avec la volonté d'une équipe scandinave certes éliminée mais encore plus déterminée à jouer pour l'honneur. Pour le jaune et le bleu, pour le maillot, pour les 5 000 supporters venus camper à Kiev le temps d'un Euro.

On se prend à rêver que les joueurs français, malgré l'absence reconnue de leaders, soient capables d'afficher face à l'Espagne une détermination de Vikings.

Quatre jours après cette médiocre prestation, après les "secousses" sur lesquelles Laurent Blanc a estimé vendredi avoir passé trop de temps, ces mêmes garçons que l'on a vu sans réaction d'orgueil alors qu'Ibrahimovic - à lui seul ou presque - leur marchait dessus, doivent remettre le bleu de chauffe pour affronter les cadors espagnols.

Espagne – France, plus qu'un match
Dithyrambiques quand ils parlent de leurs adversaires du soir, les Bleus défient samedi "la référence mondiale", selon Clichy, onze artistes dont le fameux toqué procure tant de plaisir à Laurent Blanc "en tant que spectateur". Cette équipe, victorieuse de 36 de ses 38 matches depuis le huitième de finale perdue lors de la Coupe du monde 2006, tous la révèrent.

Mais samedi, les Tricolores devront avoir envie de s'y frotter, de s'étalonner et de montrer de quel bois ils sont faits : "Sur ce match-là, à la limite, j'ai rien à dire pour les motiver. Ils vont jouer contre la meilleure équipe du monde. Il y a à chaque poste, les deux ou trois meilleurs joueurs d'Europe. Si, dans leurs zones, ils ne sont pas motivés pour jouer, c'est à ni rien comprendre. Mais au niveau de la motivation, je n'ai pas de souci", promet Laurent Blanc.

Mais une crainte – légitime – plane après la Suède. Le sélectionneur lui-même n'est pas assuré de retrouver l'âme de ses guerriers qui, dans la capitale ukrainienne, n'ont même pas voulu défendre une série d'invincibilité longue de vingt-trois matches : "Tu espères que le match contre la Suède ne va pas se renouveler, parce que la sanction serait bien plus grave." L'Euro serait terminé. Ce motif se suffit à lui-même.
METRO

vendredi 22 juin 2012

Le Portugal ne s'arrête plus

Cristiano Ronaldo a marqué son troisième but dans le tournoi. (AFP)

Foot - Euro - Quarts de finalePortugal - R.tchèque : 1-0
Sorti du groupe de la mort au 1er tour, alors que Pays-Bas et Allemagne avaient la faveur des pronostics, le Portugal est désormais en demi-finales de l'Euro, après sa victoire sur la République tchèque (1-0). Cristiano Ronaldo a (encore) fait la différence en fin de match. 

   
Vivra-t-on mercredi prochain un énième et brûlant France - Portugal ? L'hypothèse existe. Il ne reste plus qu'aux joueurs de Laurent Blanc à éclipser une nouvelle fois l'Espagne samedi - plus facile à dire qu'à faire - pour retrouver la Selecçao en demi-finale à Donetsk. Car l'équipe de Paulo Bento a, elle, validé ce jeudi à Varsovie son ticket pour le dernier carré en venant à bout de la République tchèque (1-0). Le Portugal a non seulement pris sa revanche seize ans après l'élimination face à la Reprezentace en quarts de finale de l'Euro 1996 mais il a prouvé que l'on pouvait aller loin même quand on perd son premier match. Battus à la régulière par l'Allemagne (0-1) il y a bientôt quinze jours, les Portugais ont vu leurs ambitions et leur jeu s'affermir en même temps que Cristiano Ronaldo retrouvait sa vista.
Décevant contre les Allemands avant de signer une piètre prestation face au Danemark (3-2), l'attaquant du Real Madrid a vécu une belle renaissance contre les Pays-Bas (2-1) avec un joli doublé. Et cette fois, il a de nouveau été étincelant. Heureusement, car sans lui le Portugal n'en serait sans doute pas là. D'autant qu'il ne compte pas dans ses rangs un véritable avant-centre. Très décrié depuis le début du tournoi, Helder Postiga a quitté ses partenaires en raison d'un claquage. Ce remplacement ne fut finalement qu'un épiphénomène au milieu de cette première période tristounette que Ronaldo a tenté d'égayer avec quatre grosses occasions dont une sur le poteau (45e).
Deux poteaux pour Ronaldo

CR7 ne s'est pas découragé. Bouillant, il a aussi crevé l'écran après le repos. S'il a une nouvelle fois touché le poteau (48e), il a fini par voir ses efforts enfin récompensés. A onze minutes de la fin, il a trouvé le cadre de la tête sur un centre de Moutinho (79e). Impeccable jusque-là, Petr Cech devait s'avouer vaincu. Lui et les quatre défenseurs devant lui, parfaitement organisés tactiquement, ont pourtant joué une belle partition. Mais les Tchèques, qui ne se sont créé aucune véritable occasion, ne pouvaient difficilement espérer autre chose que de céder à un moment. Ils étaient déjà contents d'être encore en vie après le 1er tour, surtout après la claque en ouverture face à la Russie (1-4). Alors ils partiront en vacances sans trop de déception. Les vacances, les Portugais n'y pensent pas. Ils ont encore de la route à faire. - D. Mi.
L'EQUIPE                                                                                                              

jeudi 21 juin 2012

Patrick Bruel - "Mon amant de St. Jean" - Video - Musique


"Mon amant de St. Jean"

Euro 2012: De l'électricité dans l'air chez les Bleus


Florent Malouda, au centre, lors d'un entraînement avec l'équipe de France, le 10 juin 2012
FOOTBALL - Après la défaite contre la Suède, le vestiaire s'est embrasé, témoignant de certaines tensions dans le groupe bleu...
De notre envoyé spécial à Donetsk (Ukraine),
On avait bien quelques indices qui laissaient à penser que tout n’était pas parfait dans le «groupe qui vit bien». Les propos d’Olivier Giroud, évoquant une «grosse colère» dans le vestiaire après le match par exemple, ou encore les regards qui se baissent quand on a demandé à Karim Benzema ou Mathieu Debuchy ce qui s’y était passé après le désastre de Kiev, mardi soir. Mais c’est bien Florent Malouda, venu mercredi au point presse, qui l’a confirmé: «Ce que j’ai vu a quelque part réveillé en moi quelques démons.»
Vieux routier et habile communicant, le Guyanais n’invoquerait pas l’esprit de Knysna avec trivialité. Il y a de l’électricité entre les Bleus, et même si on ne connaîtra probablement pas les détails de cette chaude soirée ukrainienne, on sait déjà qu’elle a pu déstabiliser le groupe. «Il s’est dit des choses, ça s’est dit, ça restera dans le groupe. Mais il y avait des choses à dire», bredouille Laurent Koscielny. Florent Malouda, lui, va un peu plus loin, estimant que les joueurs se sont envoyé quelques «missiles sous le coup de l’énervement.»
Entraînement arrêté et départ à Punta Cana
Il est inévitable qu’il existe quelques inimitiés dans un groupe vivant en vase clos pendant un mois. Ont-elles profité d’un soir de défaite pour se réveiller? C’est possible. Mais l’origine des tensions de mardi soir est à chercher la veille, lors du dernier entraînement des Bleus, où Laurent Blanc a senti «un léger relâchement». Malouda raconte: «Il a arrêté l’entraînement, il a abordé le fait qu’il y avait de la nonchalance, qu’on ne préparait pas le match pour le gagner, qu’on était en ville et qu’on nous a proposé de faire un match et qu’on a fait un match…»
Ça n’a rien changé. Toujours aussi suffisants, les Bleus ont explosé contre la Suède, provoquant l’ire de plusieurs joueurs, estimant que «tout le monde n’avait pas tout donné», dixit Blanc. Malouda, décidément très en verve, balance: «On est là pour faire un résultat, on n’est pas en balade, pour partir à Punta Cana en claquettes (en République dominicaine, NDLR). On ne peut pas aller en dessous d’un certain niveau. On a redonné de l’espoir aux gens avec notre façon de jouer. Si on retombe dans nos travers, on repart en arrière et il faut tout recommencer.»
C’est ici que se trouve le challenge. Ou les Bleus se disent les choses en bonne intelligence, «en essayant de ménager les sensibilités» comme le préconise Malouda, ou bien ils vont exploser face à l’Espagne. «Les problèmes, on les résout collectivement, pas en voulant être le héros. L’équipe est très fragile, un comportement individualiste pourrait être contagieux et faire dérailler la machine.» Convaincu depuis le début de la préparation qu’il y aurait des «tensions légitimes» dans son équipe, Laurent Blanc, lui, tempère: «Ça fait partie de la vie d’un vestiaire. Dans la victoire, on accepte un peu plus les choses, on est plus joyeux. Dans la défaite, on a un peu plus le sang chaud. On a pris une bonne douche, on s’est refroidis.» Jusqu’à quand?
Bertrand Volpilhac, à Donetsk.
20 MINUTES

Rio+20: Le sommet s'ouvre dans la tension


Des policiers devant le centre de conférences Riocentro, à Rio de Janeiro, qui accueille le sommet des Nations unies sur l'environnement du 20 au 22 juin 2012.

SOMMET DE LA TERRE - Mercredi matin, la cérémonie d'ouverture a souligné la déception des ONG...
Des routes barrées par l’armée brésilienne, des contrôles de police tous les cent mètres et des hélicoptères qui survolent le centre de conférences: pas de doute, les chefs d’Etat arrivent bien ce mercredi à Rio, pour l’ouverture officielle du sommet des Nations unies sur le développement durable. A 10h, le coup d’envoi officiel de Rio+20 a été donné devant les délégations du monde entier et la tension monte: «Vous avez 72 heures pour décider de l’avenir de nos enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants», a martelé Brittany Trilford, une jeune néo-zélandaise de 17 ans choisir pour interpeller les délégations ce mercredi matin.

>> Les enjeux du sommet, par ici

Le compte à rebours a commencé

Le compte à rebours a donc commencé. Et pour les chefs d’Etat qui arrivent, il va falloir porter un texte qui ne satisfait pas grand-monde. Le représentant des ONG dans les négociations n’a pas mâché ses mots devant l’assemblée: «C'est impressionnant de sentir tout ce pouvoir autour de moi capable de changer le monde, et pourtant nous sommes sur le point d'échouer car les gouvernements essayent de protéger leurs petits intérêts, a-t-il martelé. Vous utilisez la crise économique comme excuse mais vous continuez à subventionner les industries pétrolières». Et d’enfoncer le clou: «Les ONG ne soutiennent absolument pas ce texte.»
Les autres groupes, femmes, jeunes, indigènes, sont également profondément déçus. «C’est honteux d’avoir abouti à un texte aussi faible», «vingt ans de discussions en cinquante pages, et notre avenir est entre des guillemets»… Et pourtant, les gouvernements ne changent pas de discours: «Rio+20 n'est pas une fin, mais un début», a réaffirmé le secrétaire général de la conférence, Sha Zukang. Et Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, a déclaré qu’elle n’avait «pas de doutes que nous serons à la hauteur du défi du développement durable».

Le dialogue a échoué

Si ce sommet devait être une avancée dans la mise en place d’un dialogue, il aura à coup sûr échoué sur ce point, ausis bien durant les négociations, durant lesquelles certains pays ont refusé d’infléchir leur position d’un iota, que durant les journées de consultation de la société civile qui n’ont visiblement pas servi à grand-chose. Il ne reste donc plus aux ONG qu’à manifester pour alerter l’opinion publique: mercredi après-midi, une grande manifestation avait lieu dans le centre de Rio. A 40km du centre de conférences où sont tous les officiels. Encore raté pour le dialogue.

dimanche 17 juin 2012

Allemagne et Portugal en quarts




Van der Vaart et les Pays-Bas sont sortis de l'Euro bien piteusement. (Reuters)
Les Pays-Bas tête basse
Vice-championne du monde en titre, l'équipe des Pays-Bas ne participera même pas aux quarts de finale de l'Euro. C'est la première fois de l'histoire que le finaliste d'un Mondial ne prend pas un seul point dans le Championnat d'Europe suivant... La faute à un "groupe de la mort" terriblement relevé dans lequel elle n'a jamais fait illusion. La faute à un Bert Van Marwijk borné sur un système et sur des hommes inadaptés. La faute surtout à un collectif totalement divisé où la défense s'est montrée encore plus catastrophique (cinq buts encaissés) que l'attaque, pléthorique (Van Persie, Huntelaar, Robben, Sneijder, Van der Vaart, Afellay...) mais inefficace (2 buts en 3 matches).
Fébrile contre le Danemark (0-1) puis face à l'Allemagne (1-2), l'arrière-garde l'a été encore plus ce dimanche devant le Portugal (1-2). Combinée à la lourdeur de Vlaar et Mathijsen, l'inexpérience de Willems et Van der Wiel a pesé lourd dans la balance surtout lorsque Cristiano Ronaldo est entré dans son match. Heureusement pour eux, les Pays-Bas ont pu compter sur un bon Stekelenburg, décisif face à Postiga (17e), Cristiano Ronaldo (23e et 33e), Coentrao (66e) et Nani (72e). Le portier de la Roma n'a cependant rien pu faire sur la frappe du droit de l'attaquant du Real, bien trouvé dans le dos de la défense par Joao Pereira (28e). Très critiqué pour ses récentes prestations, Cristiano Ronaldo a ensuite inscrit un autre but, à la 74e, sur un service de Nani. Par deux fois (16e, 90e), il avait trouvé le poteau adverse... Ayant gagné un seul de leurs onze duels face au Portugal, les Pays-Bas avaient pourtant entamé le match de la meilleure des manières. Sur le banc lors des deux premiers matches, c'est un Van der Vaart nommé capitaine (!) qui avait ouvert le score d'une frappe somptueuse du gauche (11e). Inutile, vue la suite des évènements...
Carton plein pour l'Allemagne
Les Allemands auront tremblé six petites minutes. Le 2e but portugais à Kharkiv à la 74e aurait pu leur faire très mal. A ce moment du match, un 2e but danois les aurait éliminés. Mais l'appelé de dernière minute, Lars Bender, a séché les sueurs froides à la 80e : la Mannschaft réussit un carton plein - treize victoires entre les qualifications et la phase de poules - et confirme qu'elle peut perdre en amical - deux fois contre le Danemark - et s'imposer sans frémir lorsque ça compte vraiment. Müller (5e) a allumé la première mèche et Podolski a fêté sa 100e sélection par une frappe victorieuse du point de penalty. Les Danois ont vite réagi par Krohn-Delhi, le 6e joueur danois à inscrire un doublé dans un Euro (24e), mais ni Andersen, qui a longtemps repoussé l'échéance (devant Gomez à la 47e notamment), ni Bendtner (une dernière occasion à la 71e) n'ont pu renverser la cours de l'histoire. - C.O. et J.LB.
L'EQUIPE

Portugal - Hollande (1-1) - Mi-temps - Le Portugal en ballotage favorable

Cristiano Ronaldo a marqué son premier but de l'Euro contre les Pays-Bas. (Reuters)

Dos au mur, les Oranje sont entrés très fort dans ce match et ont rapidement ouvert le score grâce à un magnifique but de Van der Vaart. Moment choisi par les Portugais pour se révolter et revenir à hauteur des Bataves par l'intermédiaire de C. Ronaldo.
L'EQUIPE

Législatives: Large majorité absolue pour le PS à l'Assemblée nationale



Les experts socialistes misaient en début de semaine sur une majorité de 310 sièges environ. Ils ne se sont pas trompés de beaucoup et «l’affaire» du tweet de Valérie Trierweiler n’a sans doute finalement pas coûté des sièges au PS. Avec un groupe d'environ 320 sièges (avec le PRG), selon CSA pour 20 Minutes à 20h, le PS obtient largement plus de 289 sièges et donc la majorité absolue à l’Assemblée. Avec un Sénat déjà à gauche, François Hollande et Jean-Marc Ayrault auront les mains totalement libres pour faire voter les lois, même s’il faudra surveiller de près les humeurs du groupe PS à l’Assemblée. Cette capacité à obtenir la majorité absolue à la Chambre basse était une des inconnues de ce scrutin. Les candidats socialistes ont pour la plupart bénéficié de la dynamique de l’élection de François Hollande, comme cela s’est vérifié avec les scores d’Aurélie Filippetti en Moselle et de Stéphane Le Foll dans la Sarthe, deux ministres en passe d’être largement élus dans des circonscriptions pourtant pas évidentes.
Des alliés faibles
Pas de groupe pour la Front de gauche (environ 10 députés) et une vingtaine de députés pour les écologistes, selon la projection CSA pour 20 Minutes à 20h. Même si les écologistes auront un groupe à l’Assemblée, les partis de gauche peineront sdans doute à exister dans l’ombre d’un PS puissant qui profite d’une bipolarisation accélérée de la Ve République où les législatives se transforment en une simple élection de confirmation du second tour de la présidentielle.
Une droite laminée
Avec environ 221 élus, l’UMP obtient un nombre de sièges historiquement faible, même si on est très loin du résultat catastrophique de 1981 (158 sièges). Mais même après la dissolution de 1997, le RPR et l’UDF avaient quand même réussi à conquérir 251 sièges. Le parti de Jean-François Copé, affaibli après une présidentielle ratée, a perdu son pari de ne pas laisser la totalité des pouvoirs au PS. L’UMP a sans doute subi une démobilisation plus forte de son électorat dont toutes les études d’opinion ont montré qu’il se désintéressait plus fortement de ces législatives que celui de la gauche. A ne pas négliger non plus la concurrence du FN.
Le FN de retour à l ’Assemblée
Marine Le Pen avait prévenu. «Un député, ce sera un succès. Si on en a deux un triomphe, et dix, une révolution»,expliquait-elle avant le premier tour. Finalement, le parti d’extrême droite a réussi à faire entrer des représentants à l'Assemblée (sans doute deux élus, selon les estimations CSA pour 20 Minutes à 20h). Après les 35 députés FN de 1986 lors d’un scrutin à la proportionnelle puis l’élection à Toulon de Jean-Marie Le Chevallier en 1997 (invalidée en 1998), le FN réussit donc un retour en force dans l’Assemblée. Il s’agit en effet de son meilleur résultat lors d’élections législatives au scrutin uninominal à deux tours.

Premiers résultats: Majorité absolue pour le PS... sans Royal!

Peut-on publier les résultats avant 20h?la candidate socialiste Ségolène Royal est battue à La Rochelle par le candidat socialiste dissident Olivier Falorni qui aurait 55% des suffrages, contre 45% pour l'ex-compagne de François Hollande. Ce n'est pas une surprise, puisque plusieurs instituts de sondages l'avait annoncé ces derniers jours. De plus, dans un entretien au quotidien El Pais, l'ancienne candidate à la présidence française aurait déjà abandonné l'idée de décrocher le perchoir de l'Assemblée. Cette place lui était pourtant réservée par François Hollande avant les législatives.
Dans le même temps, Nadine Morano, ancienne ministre UMP, serait, elle aussi, battue par son adversaire Dominique Potier (PS) à Toul selon nos confrères de la RTBF.
Selon Twizz Radio, les premières projections de ce second tour donnent ceci: PS et alliés (300-340), UMP et alliés (200-240), Verts (18-22), Modem (1-3), Front national (0-3) et régionalistes (2-4). Concrètement, le PS aurait seul la majorité absolue et les Verts pourraient former un groupe au sein de l'Assemblée nationale.

Premiers résultats: Ségolène Royal battue à La Rochelle



Le PS aura-t-il la majorité absolue à l'Assemblée nationale?
D'après les premières estimations à 18h relayées par nos confrères de la RTBF, la candidate socialiste Ségolène Royal serait battue à La Rochelle par le candidat socialiste dissident Olivier Falorni, comme annoncé par plusieurs instituts de sondages ces derniers jours. Dans un entretien au quotidien El Pais, l'ancienne candidate à la présidence française aurait déjà abandonné l'idée de décrocher le perchoir de l'Assemblée. cette place lui était pourtant réservée par François Hollande avant les législatives.
Avec LA LIBRE BELGIQUE

Rui Costa triomphe au Tour de Suisse


Jusque dans les derniers kilomètres, la victoire finale de Costa a été remise en cause.

Cette dernière étape alpestre a été remportée par l'Estonien Tanel Kangert (Astana) échappé dès le 44e des 215 km en compagnie du Français Jérémy Roy, du Belge Kris Boeckmans, de l'Américain Brent Bookwalter et de l'Italien Matteo Montaguti.
Les cinq hommes ont compté plus de 13 minutes d'avance. Pour finir, seuls Roy et Kangert se sont disputé la victoire au sprint. L'Estonien (25 ans) s'est largement imposé pour fêter son plus grand succès de sa carrière. En 2010, il avait quitté le monde professionnel pour recourir une année en amateur après deux premières saisons chez AG2R.
Jusque dans les derniers kilomètres, la victoire finale de Costa a été remise en cause. Le Néerlandais Steven Kruijswijk, 8e du général à 1'01'', s'était échappé en compagnie de Mathias Frank et comptait plus de 30'' d'avance sur le groupe du Portugais à 10 km de l'arrivée.
Mais l'incroyable travail d'Alejandro Valverde a permis au groupe de se rapprocher de Kruijswijk. A 5 km de la ligne, Valverde se relevait et Costa assumait la poursuite. Bien plus en jambes que la veille sur la route d'Arosa, le Lusitanien sauvait avec maestria son maillot jaune. Il est le premier Portugais à remporter le Tour de Suisse.

Elections grecques: droite et gauche radicale à quasi-égalité



Le parti conservateur Nouvelle-Démocratie, pro-européen, devance de seulement 0,5 point le score de la gauche radicale Syriza, anti-rigueur, selon un sondage sorti des urnes diffusé sur les télés grecques dimanche, à la fermeture des bureaux de vote, lors d'un scrutin crucial en Grèce.
Selon ce sondage, la droite qui se veut "garante" du maintien du pays dans l'euro tout en prônant la nécessité de "renégociation" du plan de rigueur, dicté par les créanciers, UE et FMI, est créditée d'entre 27,5 et 30,5% des voix contre une fourchette de 27 à 30% pour le Syriza, qui lui veut "une annulation de ce plan".

Législatives en France, dernier round - EN DIRECT



18H07 - L'abstention a frappé - Selon un sondage CSA pour BFM TV, RMC,20 Minutes et Itélé, le taux d'abstention au second tour atteindrait à 20H00 44%. Si les législatives intéressent généralement moins les électeurs que le scrutin présidentiel, il faut noter que le taux d'abstention pour les législatives de 2007 était tout de même nettement moins élevé, à 40,02%.
18H00 - Tendue - "C'est une journée un peu tendue", pour Ségolène Royal à La Rochelle. La candidate à la présidentielle de 2007, en tailleur sombre, a fait bonne figure toute la journée, faisant la tournée des bureaux de vote jusqu'au marché.
17H56 - Rumeur - Au QG de François Bayrou à Bizanos, l'ambiance est détendue même si le président du MoDem a de grandes chances d'être battu par la candidate socialiste, Nathalie Chabanne. La rumeur court qu'au moins un MoDem a été élu à l'Assemblée nationale.
Avec LA LIBRE BELGIQUE

Et si la Grèce sortait de l'UE?



En échange des prêts nécessaires pour éviter un défaut de paiement, Athènes a dû engager des mesures d'austérité extrêmement dures qui ont laminé l'économie du pays.
Près de dix millions d'électeurs grecs devaient se rendre dimanche aux urnes pour la seconde fois en six semaines à l'occasion d'un scrutin considéré comme le plus important depuis 40 ans. La bataille des législatives devrait déterminer l'avenir de ce pays en quasi-faillite au sein de l'Union européenne.
Les bureaux de vote ferment à 19h (16h GMT), avec les premières projections connues dans la foulée.
Le scrutin du 6 mai dernier avait été marqué par l'effondrement des grands partis, sanctionnés pour avoir accepté la douloureuse austérité imposée au pays pour éviter la faillite. Affaiblis par la percée des extrêmes, aucun n'a obtenu de majorité suffisante pour former un gouvernement, provoquant la tenue de nouvelles élections.
Depuis mai 2010, la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) ont accordé deux plans de sauvetage successifs au pays, mais la poursuite des versements reste soumise à la mise en oeuvre rapide de réformes et coupes budgétaires.
Accablés par des mois de rigueur, les Grecs se sont davantage tournés l'extrême droite (Aube dorée) et l'extrême gauche (Syriza), délaissant les grands partis comme Nouvelle démocratie et le PASOK, qui sont tombés à leur plus bas niveau depuis 1974 à la fin de la dictature des colonels.
S'il défend la cure d'austérité, le dirigeant conservateur Antonis Samaras a prévenu que toute nouvelle coalition devrait renégocier les conditions du plan de sauvetage du pays, ce qui ne manque pas d'inquiéter ses créanciers internationaux. Il aimerait que le plan de rigueur soit étalé jusqu'en 2016, pas 2014. Son rival socialiste Evangelos Venizelos parle même de 2017.
Au coude à coude dans les sondages avec Nouvelle démocratie, la Coalition de la gauche radicale (Syriza) d'Alexis Tsipras -qui avait réalisé 16,8% en mai- est vent debout contre les plans de sauvetage, mais n'entend pas quitter la zone euro.
L'homme en a alarmé plus d'un en Europe avec son discours promettant notamment de nationaliser les banques, d'annuler un plan de réduction de 150.000 postes dans la Fonction publique et de revaloriser nettement pensions et salaires.
"La Grèce a vaincu la peur", a-t-il lancé après avoir voté à Athènes. "Nous ouvrons la voie à une Grèce de justice sociale, membre à égalité d'une Europe qui change".
En échange des prêts nécessaires pour éviter un défaut de paiement, Athènes a dû engager des mesures d'austérité extrêmement dures qui ont laminé l'économie du pays. La Grèce est entrée dans sa cinquième année de récession et vu flamber le chômage qui frappe aujourd'hui 21,8% de sa population active.

Législatives - Premiers résultats: la gauche victorieuse en outre-mer

La gauche en tête Outre-mer
En Guadeloupe, trois candidats de gauche sur trois ont remporté ce deuxième tour annonçait ce dimanche la RTBF. En Martinique, ce sont deux candidats de la gauche et deux indépendants qui ont été élus tandis qu'en Guyane, ce sont deux socialistes qui deviennent députés.
Une majorité absolue pour le PS ?
Le scrutin est l'occasion pour la gauche de donner au président Hollande une majorité confortable à l'Assemblée nationale. Pour la droite, celle de limiter les dégâts, un mois après son échec à la présidentielle.
Seuls 36 des 577 sièges ont été attribués dès le premier tour (25 à la gauche, 11 à la droite). 541 circonscriptions restaient donc à pourvoir dimanche. A La Rochelle, l'un des points-chauds du second tour, le socialiste dissident Olivier Falorni, et sa rivale, Ségolène Royal, ont tous les deux voté avant midi.
Et, comme à son habitude, François Bayrou, président du MoDem, a été l'un des premiers à voter dans les Pyrénées-Atlantiques, où il joue son avenir politique. Engagés dans un duel serré, Marine Le Pen, la présidente du Front national, et son adversaire PS, Philippe Kemel, ont voté dans le Pas-de-Calais.
Six semaines après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, le principal enjeu du scrutin est de savoir si le PS obtiendra seul la majorité absolue à l'Assemblée nationale, qui est de 289 sièges. "Rien n'est joué, les législatives précédentes l'ont prouvé, de nombreux sièges peuvent se jouer à quelques dizaines de voix", a martelé entre les deux tours le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
L'ensemble de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) a totalisé 46,7% des voix au premier tour, contre 34,1% pour la droite parlementaire (UMP et alliés).
Cette dernière est confrontée à la bonne tenue du FN, qui avec 13,6% a réalisé un de ses meilleurs scores à des législatives. L'UMP a choisi de répondre à la pression de l'extrême droite par le "ni-ni" : ni Front national, ni Front républicain avec la gauche. Elle a affiché sa fermeté à l'égard de ses candidats qui, localement, contestent cette ligne officielle.
Trente-quatre triangulaires sont disputées, dont 28 avec la présence de candidats FN. Par ailleurs, dans une quinzaine de circonscriptions, les électeurs ne peuvent voter que pour un seul candidat, en raison des accords de désistement.
L'entre-deux-tour et ses polémiques
L'entre-deux-tours a été marqué par plusieurs polémiques. La gauche a accusé l'UMP de préparer "une alliance stratégique" avec le Front national.
A gauche, un tweet d'encouragement envoyé par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, au rival dissident de Ségolène Royal à La Rochelle a provoqué la consternation au PS. Les sondages donnent Mme Royal perdante.
Historique : retour du FN à l'Assemblée Nationale ?
En revanche, le FN espère faire son retour à l'Assemblée où il n'a plus d'élus depuis 1998. Sa présidente, Marine Le Pen, qui a défait au premier tour le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a des chances de l'emporter à Hénin-Beaumont.
EELV peut envisager entre 13 et 20 sièges et obtenir son propre groupe parlementaire. Cela semble plus difficile pour le FG, crédité de 8 à 10 sièges. Il faut 15 députés pour créer un groupe.
Vers un remaniement ?
Alors que Jean-Marc Ayrault et cinq des 24 ministres candidats ont été élus dès le premier tour, les autres sont en ballottage favorable. Le Premier ministre a annoncé que les membres du gouvernement qui seraient battus devraient quitter son équipe.
L'ex-Premier ministre François Fillon, ancien élu de la Sarthe, se présente à Paris, où il est arrivé en tête dans la 2e circonscription (48,6%). La situation est plus incertaine pour l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand (Aisne), et pour NKM.

Now, it's time to say goodbye



CIAO, CIAO, CIAO...


Sondages: nette victoire du PS - Premiers résultats à 18 heures


Même s’ils sont censés ne pas avoir de valeur prédictive, trois sondages sont venus, vendredi, amoindrir encore le suspense, déjà ténu, qui pesait sur le second tour des élections législatives, dimanche. Selon les instituts TNS, BVA et Opinion Way, le Parti socialiste devrait disposer d’une confortable majorité des 577 sièges de l’Assemblée.
Dans un tel cas de figure, ces législatives clôturant le long processus électoral de 2012 seraient, très classiquement, un scrutin de confirmation de la présidentielle. Ce fut toujours le cas des législatives qui furent tenues dans la foulée de présidentielles.
Ce succès annoncé du PS ne lui donnera très probablement pas la majorité des trois cinquièmes au Congrès (Assemblée et Sénat réunis). Or, elle est indispensable pour modifier la Constitution - pour, par exemple, octroyer le droit de vote municipal aux étrangers non européens. En outre, les rangs des députés socialistes en 2012 seront vraisemblablement moins fournis qu’ils ne l’avaient été en 1981, après l’élection à l’Elysée de François Mitterrand.
Malgré tout, le PS pourrait s’offrir le luxe d’avoir suffisamment de députés pour ne pas devoir dépendre chaque fois de l’appui de ses partenaires écologistes, chevènementistes et radicaux de gauche. Et encore moins dépendre du soutien, lui plus ardu à obtenir, des communistes et "mélenchonistes" du Front de gauche.
Au demeurant, en cas de victoire dimanche, la gauche serait majoritaire à tous les niveaux de pouvoir. Elle qui, depuis 2007, a gagné les élections sénatoriales, les cantonales, les régionales, les européennes et les municipales. Même François Mitterrand n’avait pas eu les coudées aussi franches, à l’époque : le Sénat était à droite.
Ces ultimes sondages en date n’ont donc pas crédité d’un impact électoral significatif les deux événements qui ont marqué l’entre-deux-tours.
D’une part, l’intrusion retentissante, dans la campagne, de la vie privée de François Hollande. Via les gazouillis si bruyants de Valérie Trierweiler, à propos du sort électoral de Ségolène Royal, à La Rochelle. Certains analystes n’excluent toutefois pas que ce premier faux pas de communication de l’ère Hollande ait des conséquences durables sur l’image du chef de l’Etat. Voire ils mettent cet incident sur le même pied que les débuts de mandat si tapageurs de Nicolas Sarkozy, en 2007, qui avaient irrémédiablement sapé sa popularité.
D’autre part, deuxième événement depuis le premier tour : la saisissante connivence entre le Front national et les nombreux hiérarques sarkozystes qui, cette semaine, ont célébré l’unité de "valeurs" qui les lierait au FN. Jamais depuis l’ère Pasqua, dans les années 80, la droite n’était allée aussi loin.
C’est donc assez naturellement que, dimanche soir, occupera la vedette de la soirée électorale le sort des protagonistes de ce rapprochement : les ex-ministres Nadine Morano, Claude Guéant, Jean-François Copé, ou Nathalie Kosciusko-Morizet.
Dimanche, c’est aussi le FN qui pourrait faire sensation, s’il réussit à faire élire plusieurs députés dans une législative au scrutin pourtant majoritaire - ce serait du jamais vu.
A gauche, tous les regards seront tournés vers quelques "éléphants" socialistes qui ne sont pas certains de réussir leur parachutage : Jack Lang, par exemple. Ou Ségolène Royal, toujours elle. A cet égard, si cette dernière est défaite à La Rochelle, ces législatives de 2012 pourraient consacrer, assez spectaculairement, la disgrâce des trois révélations des deux derniers scrutins présidentiels. En effet, Jean-Luc Mélenchon, vedette de 2012, a été éliminé dès le premier tour. Et la révélation de la présidentielle de 2007, le centriste François Bayrou, est tellement en difficulté dans son Béarn qu’il n’est pas du tout sûr d’être réélu.
Le groupe centriste à l’Assemblée pourrait même voir ses effectifs réduits à la portion congrue. L’hémicycle présenterait alors une physionomie très bipolarisée gauche-droite, au bénéfice des deux partis dominants.
Cette bipolarisation marquerait ces législatives de 2012. Qui resteront aussi dans les annales par leur taux d’abstention : historiquement élevé.
LA LIBRE BELGIQUE
dimanche 17 juin, dès 18 heures (France) nous vous donnerons les premiers résultats