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samedi 29 novembre 2014

Images du Monde - Indonésie - Etudiant en feu

Indonésie : un étudiant prend feu lors d'une manifestation
Un étudiant indonésien court, en feu. Il s’est brûlé en jetant un cocktail molotov contre la police lors d’une manifestation. Les manifestants se soulevaient contre la hausse des prix du carburant, décidée par le nouveau président.
REUTERS/Yusuf Ahma. 

Marine Lepen

Marine Le Pen à Calais, le 24 octobre 2014 - AFP/Philippe Huguen
Il n'y a pas de changement sans perte. Mais le monde change, et il faut prendre position. En général, les gens d'un certain âge voient le changement d'un œil sceptique, quand les jeunes sont plus optimistes. Cela tient au fait que les premiers ont plus à perdre ; les choses auxquelles ils tenaient et attachaient de l'importance s'en vont et ils ne se rendent compte de leur valeur que lorsqu'elles disparaissent. Les seconds peuvent encore se focaliser sur les bénéfices du changement. “Time is on my side” : le temps joue pour nous.

Mais, lorsque les gens qui ont le sentiment que le temps joue contre eux, parce que le pays fait fausse route, deviennent trop nombreux, lorsque ce sentiment se transforme en état, il fait naître une force puissante. Une volonté de changement. Une lame de fond.

Une génération dépossédée de son avenir
Cette lame de fond pourrait porter Marine Le Pen à l'Elysée en 2017. Rebattant ainsi les cartes de la politique européenne. On s'aperçoit premièrement que, depuis la crise financière, l'euro n'a plus l'aura d'une success story dans les esprits. Le nombre de citoyens qui se sentent lésés, laissés pour compte, dépossédés et qui ont le sentiment que la classe politique fait fausse route est en hausse dans la plupart des pays européens, ce qui s'est presque traduit partout par une montée en puissance des mouvements populistes et eurosceptiques.
On constate ensuite que le fossé économique se creuse entre les pays du Nord et du Sud. La preuve la plus spectaculaire en est fournie par le taux de chômage des jeunes dans les pays du Sud, parmi lesquels beaucoup de pays naguère puissants et fiers – et parce que cela dure depuis maintenant plusieurs années, on ne peut plus parler de simple “épisode”. On dépossède ici une génération de son avenir, on fabrique une génération de perdants, l'ordre naturel des choses se voit chamboulé. Qui s'y oppose ? Ce sont là aussi des dettes qu'il faudra payer un jour.
Enfin, troisième point, on s'aperçoit que l'Hexagone est durement touché par ce phénomène. Après la Seconde Guerre mondiale, il a formé, avec l'Allemagne, l'axe de l'intégration européenne. Aujourd'hui, une grande majorité de Français ont une piètre opinion de l'euro et de l'Union européenne, et la plupart jugent la situation économique du pays mauvaise. Les deux présidents, de droite puis de gauche, qui se sont succédé aux responsabilités n'ont pas su régler le problème – et l'un comme l'autre ont, qui plus est, passablement écorné la crédibilité de leur camp par des politiques bancales et extrêmement versatiles. Qui croit encore la droite et la gauche françaises lorsqu'elles disent connaître le chemin vers des lendemains qui chantent ?
Maîtres chez eux 
Ces dernières années, l'image de la “grande nation” a été constamment mise à mal. Pour Marine Le Pen, ces années-là furent celles du triomphe. Aux dernières élections européennes, son parti a recueilli la majorité des suffrages. Le Pen promet à la nation une "renaissance", veut que les Français soient à nouveau "maîtres chez eux". Elle a gommé l'étiquette extrémiste du Front national pour en faire une formation populiste. Sa première revendication est la récupération de la souveraineté nationale sur les lois, les frontières et la monnaie – en un mot, la mise en place d'un néogaullisme.
Après six années de crise financière, ce projet parle aux Français, bien au-delà de la frange des laissés-pour-compte, séduisant les milieux bourgeois et ouvriers. Il trouve un écho partout où règne le sentiment que le pays part à vau-l'eau à cause de l'Europe, de l'euro et de l'immigration. La plupart des Français jugent que le Front national ne représente plus un danger pour la démocratie – ce qui veut dire ni plus ni moins que Marine Le Pen, contrairement à son père Jean-Marie face à Jacques Chirac en 2002, pourrait sortir victorieuse d'un duel au sommet en 2017.

lundi 24 novembre 2014

Grippe aviaire : la souche H5N8 s'étend en Europe


La grippe aviaire est mortelle pour les poulets et constitue un danger pour la santé de l'homme. (MARK RALSTON / AFP)

GRIPPE. Les Pays-Bas ont ordonné samedi 22 novembre 2014 l'abattage préventif de 8.000 canards, craignant que deux nouveaux élevages, proches de La Haye, aient été touchés par la grippe aviaire qui a déjà atteint trois autres élevages dans le pays.
Le ministère des Affaires économiques avait confirmé vendredi 21 novembre que ces trois élevages, deux situés dans le centre du pays et un autre à une centaine de kilomètres de là, étaient touchés, et qu'on craignait maintenant une extension de l'épidémie.
L'abattage dans les deux élevages proches de La Haye a été décidé parce qu'un camion qui s'y est rendu était auparavant allé dans l'un des autres élevages contaminés.
Lire plus sur: http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20141124.OBS5969/grippe-aviaire-la-souche-h5n8-s-etend-en-europe.html

dimanche 23 novembre 2014

Ukraine - Un drone filme l'aéroport de Donetsk, ravagé par la guerre

Les soldats ukrainiens qui défendent l'aéroport de Donetsk assiégé depuis de longs mois ont envoyé un drone filmer les dommages causés aux bâtiments par les bombardements des forces prorusses. Des images impressionnantes.

Vue aérienne de l'aéroport assiégé de Donetsk, issue d'une vidéo mise en ligne le 17 novembre 2014 - DRVue aérienne de l'aéroport assiégé de Donetsk, issue d'une vidéo mise en ligne le 17 novembre 2014 - DR
Une vue aérienne de l'aéroport assiégé de Donetsk montre l'étendue des dommages infligés aux bâtiments, au bout de presque six mois de combat. On voit notamment des carcasses d'avions abandonnés sur le tarmac, la tour de contrôle dont il ne reste qu'un squelette, et de très nombreux impacts d'obus sur le toit des bâtiments. On aperçoit aussi de nombreux cratères dans les champs environnants.

La vidéo a été tournée par un drone lancé par un soldat de l'armée ukrainienne, un de ces "cyborgs" qui tiennent tête aux forces prorusses qui assiègent l'aéroport depuis la fin du mois de mai. Les positions ukrainiennes dans et autour de l'aéroport Serge-Prokofiev font l'objet de pilonnages d'artillerie quotidiens, suivis la plupart du temps de tentatives d'infiltration de la part de troupes séparatistes ou russes. D'après leConseil ukrainien de la sécurité nationale (RNBO), la dernière attaque, à ce jour, date du 20 novembre, et elle aurait été repoussée avec de lourdes pertes. Et on peut voir, sur la carte de situation du RNBO pour la journée du 21 novembre, que l'aéroport continue d'être pris sous les tirs adverses.

La vidéo mise en ligne sur YouTube par Youri Kassianov permet de prendre la mesure de la violence de ces combats incessants.