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lundi 31 décembre 2012

En Suisse l'Etat reconnaît et taxe la prostitution

 

Au préalable, les travailleurs du sexe concernés doivent s'annoncer à la police et s'inscrire au département des affaires sociales de la ville. Ils doivent en outre s'acquitter d'un émolument de 40 francs.
Inspirée d'une expérience menée avec succès à Bonn (D), la mise en place de ces parcmètres spécifiques à Zurich résulte de la révision de la loi cantonale sur la prostitution, appliquée début 2013. Cette loi régule en particulier la procédure d'autorisation pour la prostitution de rue et de salon.
Elle prévoit aussi que les prostituées pourront louer leurs charmes dans des box en périphérie de Zurich dès août prochain, une première en Suisse. Les Zurichois avaient approuvé la création de ces box en votation en mars dernier. La prostitution de rue sera alors interdite dans plusieurs zones, notamment sur le Sihlquai. (ats/Newsnet)
La Tribune de Genève

dimanche 30 décembre 2012

La Bolivie nationalise des compagnies d'électricité de l'espagnol Iberdola


Copyright ReutersDécidément, les entreprises espagnoles ne sont plus en odeur de sainteté en Bolivie. Loin de là. Samedi, Evo Morales a annoncé la nationalisation des compagnies d'électricité détenues par le groupe énergétique espagnol Iberdrola. Ces nationalisations, annoncées par un décret signé du président bolivien, concernent les compagnies d'électricité Electropaz installée à La Paz et Elfeo située à Oruro, toutes deux appartenant à Iberdrola.

Un précédent au printemps dernier

Ce n’est pas la première fois qu’Evo Morales agit de la sorte. Au printemps dernier, il avait nationalisé
l'entreprise de Transport d'électricité (TDE), gérée par Réseau électricité international, filiale du groupe espagnol Red Electrica Corporacion (REE). Il avait alors affirmé que "ce décret suprême a pour objet de nationaliser en faveur de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE, publique), au nom de l'Etat, le paquet d'actions que possède l'entreprise Réseau électricité international dans l'entreprise de Transport d'électricité". Quinze jours avant cela, l'Argentine avait annoncé l'expropriation partielle de la compagnie YPF contrôlée à hauteur de 57,4% par Repsol, le groupe pétrolier espagnol.

Quand le cerveau nous fait changer de langue, d'accent ou de personnalité

Quand le cerveau nous fait changer de langue, d'accent ou de personnalité


INTERVIEW - Michel Poncet, neuropsychiatre, explique à «20 Minutes» les mystères de l'aphasie et de ses dérivés...

Un Britannique s’est mis subitement à parler uniquement gallois après avoir subi une attaque cérébrale, alors qu’il n’avait plus pratiqué cette langue depuis l’enfance. Ce phénomène, qui est loin d’être le premier du genre, est un nouveau cas d’aphasie. Michel Poncet, neuropsychiatre, qui a travaillé sur le sujet à l’hôpital de la Timone, à Marseille, explique à 20 Minutes comment on peut se mettre subitement à parler une autre langue que la nôtre.

Comment expliquer ce phénomène?

Après un accident vasculaire cérébral (AVC), on constate que des patients sont aphasiques, c’est-à-dire qu’ils ne parlent plus ou plus correctement leur langue. Leur nouvelle langue n’est pas une langue qui n’existe pas, mais cela peut être une langue qu’ils ne parlaient plus. Cela s’explique par le fait que les langues ne sont pas toutes localisées au même endroit dans le cerveau. Parfois, elles ne se trouvent même pas dans le même hémisphère. A chaque apprentissage d’une langue, c’est un nouveau système du cerveau qui est impliqué.

Pourquoi certaines langues restent et pas d’autres?

Celles qui restent sont les langues qui ont résisté à l’AVC parce que les parties touchées n’étaient pas critiques pour celles-ci. Même si en général la langue maternelle est très résistante, j’ai l’exemple d’un patient d’origine corse qui s’est mis à parler corse, pas parfaitement car il ne le pratiquait plus depuis l’enfance, mais il ne parlait plus français, il n’avait plus les mots. Comme ce Gallois.

Peut-on en arriver à parler une langue jamais pratiquée avant?

Non, c’est inconcevable. Pour avoir acquis beaucoup de choses d’une langue, cela implique de la matière cérébrale, que ce soit dans la tête. Si cela n’a pas été intégré par le cerveau, il n’y a ni esprit, ni langage.

Qu’en est-il des accents étrangers que des personnes prennent après un accident?

Les accents, c’est un peu différent mais tout aussi extraordinaire. C’est un problème de motricité des actes de parole, qu’on appelle l’aphasie motrice. Elle provoque une suppression de la parole puis, quand on récupère un peu, on parle avec un pseudo-accent en réalité qui, pour un patient français, peut ressembler à l’accent anglais ou allemand. Le premier cas célèbre d’aphasie motrice est celui qui a touché un patient en 1861. Il ne pouvait dire plus que «tant tant». A sa mort, son cerveau a été nécropsié par Paul Broca qui a repéré la lésion.

Et les cas de changements brutaux de personnalité?

Cela n’intervient pas dans le cadre de l’aphasie. Il s’agit ici de lésions traumatiques frontales ou de démences fronto-temporales soit des maladies dégénératives du cerveau (de la même famille que la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson). Elles ne touchent pas le langage mais la relation au monde. Par exemple, un catholique pratiquant va devenir un athée militant, un homme rustique va soudain se passionner pour l’art. Cela peut aller loin, provoquant également un changement d’orientation sexuelle ou d’alimentation.

Y a-t-il d’autres types d’aphasies connus?

On peut évoquer le cas de personnes qui parlent une autre langue en dormant. Là encore, c’est une langue qui est connue ou a été au moins pratiquée dans le passé. Mais ici, c’est le sommeil qui agit, c’est un autre mode de fonctionnement.

Ces phénomènes sont-ils permanents, comment les soigner?

Dans le cas des maladies dégénératives, oui, cela s’installe très progressivement et s’aggrave, aboutissant à la déchéance absolue. On ne sait toujours pas le traiter aujourd’hui. Pour les aphasies, c’est très différent. Avec une rééducation, le patient récupère son langage en quelques mois, mais certains patients restent aphasiques toute leur vie.

Outre les AVC et les traumatismes crâniens, d’autres types d’accidents peuvent-ils provoquer une aphasie?

Toute blessure cérébrale qui se trouve dans la zone du langage peut la provoquer: une hémorragie, une tumeur ou encore un abcès cérébral.
Propos recueillis par Corentin Chauvel
20 MINUTES            

Charlie Hebdo se lance dans "La vie de Mahomet"


Il l'avait évoqué lors de sa dernière visite à l'Humanité. Charb a officialisé ce dimanche la sortie de "La Vie de Mahomet", une bande dessinée biographique "parfaitement halal" de Charlie Hebdo, concoctée à partir de textes de chroniqueurs musulmans.
Il ne s'agit là ni d'une caricature, ni d'une satire, mais d'un récit minutieux basé sur une bibliographie rigoureuse, assure dans un avant-propos "Zineb", sociologue franco-marocaine des religions et coauteure de l'ouvrage, avec Charb, directeur de l'hebdomadaire satirique, qui a mis en images ce hors-série dans les kiosques mercredi.
Biographie autorisée
"C'est une biographie autorisée par l'islam puisqu'elle a été rédigée par des musulmans. C'est une compilation de ce qui a été écrit sur la vie de Mahomet par des chroniqueurs musulmans et on l'a simplement mise en images", renchérit Charb, qui se défend de verser dans la provocation.
"Je ne pense pas que le plus savant des musulmans pourra reprocher quoi que ce soit sur le fond", ajoute Charb, dont l'hebdo Charlie Hebdo a provoqué à plusieurs reprises des remous en publiant des caricatures de Mahomet. "L'idée de ce livre, j'y pense depuis 2006, au moment des caricatures de Mahomet au Danemark. Je crois qu'au départ on avait pris le sujet un peu à l'envers, on a mis en scène un personnage dont on ne connaissait pas la vie, moi le premier. Avant de pouvoir rigoler d'un personnage, il vaut mieux le connaître. Autant on connaît la vie de Jésus, autant on connaît rien de Mahomet".
Blasphème
Quant aux critiques qui ne manqueront pas de pointer que représenter le Prophète est blasphématoire, "c'est juste une tradition, c'est absolument pas inscrit dans le Coran, plaide le dessinateur. A partir du moment où ce n'est pas pour ridiculiser Mahomet, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas lire ce livre comme on lit au catéchisme des histoires de la vie de Jésus. Autant le fond est parfaitement halal, autant l'image, c'est mon dessin. J'ai dessiné Mahomet comme je dessine habituellement mes personnages, Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme", fait valoir Charb.

samedi 29 décembre 2012

Images du Monde - Inde - Le viol collectif

<strong>Cri d'alarme.</strong> Le combat se poursuit en Inde, où le pays est secoué depuis dix jours par le viol collectif d'une étudiante de 23 ans. Une étincelle qui a embrasé l'opinion publique, révoltée par des autorités qui ne prendraient pas suffisamment au sérieux les plaintes pour viols et agressions sexuelles. Le gouvernement indien a demandé l'ouverture d'une enquête spéciale sur le fait divers.
 
Cri d'alarme. Le combat se poursuit en Inde, où le pays est secoué depuis dix jours par le viol collectif d'une étudiante de 23 ans. Une étincelle qui a embrasé l'opinion publique, révoltée par des autorités qui ne prendraient pas suffisamment au sérieux les plaintes pour viols et agressions sexuelles. Le gouvernement indien a demandé l'ouverture d'une enquête spéciale sur le fait divers. Crédits photo : RAVEENDRAN/AFP

Images du Monde - Pakistan

<strong>Dans les mémoires.</strong> Des milliers de partisans étaient réunis à Garhi Khuda Bux, pour l'anniversaire de la mort de Benazir Bhutto, ancienne Première ministre pakistanaise, dont l'assassinat en 2007 n'a toujours pas été élucidé. À cette occasion, son unique fils, Bilawal, a officiellement lancé sa carrière politique. «Lorsqu'il n'y a pas de justice, les forces comme les talibans imposent leur loi», a-t-il dénoncé.
 
Dans les mémoires. Des milliers de partisans étaient réunis à Garhi Khuda Bux, pour l'anniversaire de la mort de Benazir Bhutto, ancienne Première ministre pakistanaise, dont l'assassinat en 2007 n'a toujours pas été élucidé. À cette occasion, son unique fils, Bilawal, a officiellement lancé sa carrière politique. «Lorsqu'il n'y a pas de justice, les forces comme les talibans imposent leur loi», a-t-il dénoncé. Crédits photo : NADEEM SOOMRO/REUTERS

Photo - Cerfs - Il faut que le bois parle!

<strong>Duel en sous-bois.</strong> Image rare d'un combat de cerfs sous le regard d'un arbitre impassible et expert. Dans les forêts britanniques, la lutte pour s'imposer dans la harde entraîne les mâles à toutes les hardiesses, notamment pendant la période du rut. Si les combats sont souvent évités, il faut parfois laisser parler les bois. Les vieux mâles, eux, forts de leur expérience, comptent souvent les points en véritables maîtres du jeu. Jaugeant, tel un bretteur avisé et avec un flegme tout britannique, la fougue de ses comparses, le cerf situé au centre apprécie-t-il l'élégance de l'assaut de ses concurrents potentiels, ou applique-t-il malicieusement le proverbe chinois: «Le sage attend tranquillement que l'adversaire s'épuise»?
 
Duel en sous-bois. Image rare d'un combat de cerfs sous le regard d'un arbitre impassible et expert. Dans les forêts britanniques, la lutte pour s'imposer dans la harde entraîne les mâles à toutes les hardiesses, notamment pendant la période du rut. Si les combats sont souvent évités, il faut parfois laisser parler les bois. Les vieux mâles, eux, forts de leur expérience, comptent souvent les points en véritables maîtres du jeu. Jaugeant, tel un bretteur avisé et avec un flegme tout britannique, la fougue de ses comparses, le cerf situé au centre apprécie-t-il l'élégance de l'assaut de ses concurrents potentiels, ou applique-t-il malicieusement le proverbe chinois: «Le sage attend tranquillement que l'adversaire s'épuise»? Crédits photo : John Bett/SOLENT NEWS/SIPA/John Bett/SOLENT NEWS/SIPA

Photo - La Terre, la nuit

<strong>Vues de vie nocturne.</strong> La plupart des satellites d'observation sont sollicités pour transmettre des images diurnes de notre planète. La Nasa a, pour une fois, choisi d'observer notre vie nocturne avec son nouveau satellite Suomi NPP. Grâce à sa technologie de pointe, notamment des capteurs de lumière ultrasensibles, Suomi est capable de restituer avec une très grande précision les points lumineux qui jalonnent la surface du globe en s'affranchissant de la lumière réfléchie par la Lune. Eclairages urbains, torchères, éruptions volcaniques, incendies, rien n'échappe à Suomi, dont l'image présentée ici concentre l'activité lumineuse de la Terre entre avril et octobre 2012. Un véritable sapin de Noël planétaire.
 
Vues de vie nocturne. La plupart des satellites d'observation sont sollicités pour transmettre des images diurnes de notre planète. La Nasa a, pour une fois, choisi d'observer notre vie nocturne avec son nouveau satellite Suomi NPP. Grâce à sa technologie de pointe, notamment des capteurs de lumière ultrasensibles, Suomi est capable de restituer avec une très grande précision les points lumineux qui jalonnent la surface du globe en s'affranchissant de la lumière réfléchie par la Lune. Eclairages urbains, torchères, éruptions volcaniques, incendies, rien n'échappe à Suomi, dont l'image présentée ici concentre l'activité lumineuse de la Terre entre avril et octobre 2012. Un véritable sapin de Noël planétaire. Crédits photo : NASA/AFP/NASA/AFP

Vin de Porto : les Français le boivent, les Portugais l'offrent

Les Portugais achètent du Porto non pas pour le boire, mais pour l'offrir - cnmarcos/FlickR/CC
Les Portugais achètent du Porto non pas pour le boire, mais pour l'offrir -
cnmarcos/FlickR/CC
Si l'on consulte les statistiques, les consommateurs portugais sont presque des héros sur le marché du porto. Seuls les Français en boivent plus en quantité. Et si cette différence peut facilement se justifier par le facteur démographique, les Portugais ont des arguments pour se vanter d'un autre tour de force : s'ils boivent moins que les Français, ils dégustent plus de porto de catégorie supérieure.
Ce n'est donc pas la lecture de ces chiffres qui conduisent le président de l'Institut des vins du Douro et de Porto, Manuel Cabral, à se lamenter sur le fait que "les Portugais ont une mauvaise relation avec le porto". Une étude de 2007 permet d'expliquer en partie ce paradoxe apparent : la grande majorité des personnes interrogées avaient du porto chez eux, mais ils étaient très peu à l'avoir acheté et encore moins à le boire. "Les Portugais achètent du porto pour l'offrir, et celui qu'ils possèdent à la maison leur a été offert", explique Isabel Marrana, à la tête de l'Association des entreprises de Porto (AEVP). "On ne boit pas du porto à Noël, comme en Angleterre ; on l'achète pour l'offrir", précise-t-elle.
Le mois de novembre est le meilleur mois de vente du porto et, si le volume des ventes de 2011 se maintient, cette année les quantités commercialisées entre septembre et décembre vont représenter environ 43 % du total annuel. Une tendance identique peut être constaté au niveau mondial, mais au Portugal ces chiffres sont encore plus accentués.
Malgré tout, le simple fait que les Portugais achètent beaucoup de porto et qu'ils en boivent peu en proportion maintient le mystère sur les raisons qui font que le marché national est le deuxième plus important au monde en termes de volume d'affaires et le troisième s'agissant des quantités (derrière la France et les Pays-Bas). Le tourisme peut être une explication. Isabel Marrana rappelle que 750 000 touristes passent chaque année dans les caves de Vila Nova de Gaia [ville en banlieue de Porto] et que chacun d'eux dépense en moyenne 10 euros à cette occasion. Le billet d'entrée – entre 3 et 5 euros – dans les caves donne droit soit à une dégustation, soit à une réduction sur l'achat de bouteilles. Ce qui incite de nombreux visiteurs à ne pas repartir les mains vides.
Un réflexe d'amour-propre
On ne connaît pas le pourcentage total des ventes inhérent au tourisme ni la part des visiteurs portugais. Ce que l'on sait, c'est que la majorité écrasante des Portugais ont, de facto, une "mauvaise relation" avec le porto. "Même à Vila Nova de Gaia, les cafés et les restaurants ne savent pas quoi vendre, ni quelles informations apporter, ni quels verres utiliser et, la plupart du temps, ils mettent les bouteilles sur les machines à café", se désole Manuel Cabral.
Mais les entreprises ont le sentiment qu'"une nouvelle attitude est en train de naître chez un peuple, qui commence à voir le porto comme son produit", souligne António Saraiva, un des responsables de l'AEVP. Isabel Marrana affirme de son côté qu'à chaque fois qu'un porto est très bien noté par une revue internationale sa demande augmente, ce qui peut s'expliquer d'une certaine façon par un réflexe d'amour-propre des Portugais.
Même si deux marques, Velhotes commercialisée par Cálem et Ferreira de l'entreprise éponyme, exercent une forte domination sur le marché national, il existe des niches de consommateurs d'une importance non négligeable, notamment à Lisbonne où le porto vintage [porto millésimé qui a vieilli au moins dix ans] se vend bien. En règle générale, les entreprises s'intéressent de près au marché intérieur. Ces vingt dernières années, les ventes au Portugal ont été stables, tant au niveau de la quantité qu'à celui des prix – les plus élevés parmi les cinq principaux pays consommateurs de porto [le Royaume-Uni, la Belgique, la France, le Portugal et les Pays-Bas]. D'autant que "le marché intérieur fait partie de ceux qui ont le plus de potentiel de croissance, malgré la crise", estime Manuel Cabral.
Pour garantir la réussite du développement du marché intérieur, le secteur sait qu'il ne peut pas compter sur les ventes dans les bars – "les verres à pied ne marchent pas la nuit", regrette Isabel Marrana –, mais que ce soit dans les restaurants ou en termes de consommation au foyer, il y a de réels facteurs positifs à prendre en compte. Manuel Cabral note que l'attention que les médias, généralistes ou spécialisés, concèdent au porto est un bon début pour inciter les Portugais à ne plus le considérer comme "un "spiritueux" mais comme un "vin".
COURRIER INTERNATIONAL

Images du Monde - Inde

Russie: Quatre morts dans le crash d'un avion de ligne à Moscou


ACCIDENT - Les causes du crash sont encore inconnues...
«Quatre personnes ont été tuées et quatre blessées lors de l'atterrissage du Tu-204 à Vnoukovo», a déclaré à l'agence de presse officielle Itar-Tass le ministère russe des Situations d'urgence, selon lequel il y avait en tout huit personnes à bord. D'autres sources avaient fait état de douze occupants.

Fin de course sur l'autoroute

La même source avait indiqué peu auparavant que parmi les personnes qui se trouvaient à bord de l'appareil, un Tupolev 204 de la compagnie russe Red Wings en provenance de République Tchèque, deux personnes étaient grièvement blessées mais qu'aucun décès n'était à déplorer.
L'avion s'est brisé et a terminé sa course au bord d'une autoroute proche de l'aéroport, selon la télévision russe, qui a montré des images de l'appareil brisé. Les causes de la catastrophe n'ont pas encore été établies, a indiqué le service de presse de l'aéroport de Vnoukovo, situé dans la proche banlieue de Moscou. L'aéroport a été fermé après l'accident et devait rouvrir à 18h heure locale (15h en France), selon la même source.
Avec AFP

jeudi 27 décembre 2012

Images du Monde - Chine

La Chine dévoile ses trains à grande vitesse à Wuhan. En faisant cette  acquisition, le pays possède la plus longue ligne de TGV au monde.
 
La Chine dévoile ses trains à grande vitesse à Wuhan. En faisant cette acquisition, le pays possède la plus longue ligne de TGV au monde.

Images du Monde - Russie

Lyubov Valiyeva, membre du club de natation «cryophile», s'amuse avec la neige près de la rivière Yenisei, par -25°C, à Krasnoyarsk, en Russie sibérienne, le 26 décembre.
 
Lyubov Valiyeva, membre du club de natation «cryophile», s'amuse avec la neige près de la rivière Yenisei, par -25°C, à Krasnoyarsk, en Russie sibérienne, le 26 décembre.

Images du Monde - Chine

Un pompier chinois tout près du trou causé par l'effondrement d'une route à Taiyuan, dans la province de Shanxi, le 26 décembre.
 
Un pompier chinois tout près du trou causé par l'effondrement d'une route à Taiyuan, dans la province de Shanxi, le 26 décembre.

Images du Monde - Le toréro échappe...domage!

Le torero colombien Wilson Chaparro échappe à un taureau durant le festival du Canaveralejo, à Cali, le 25 décembre.
 
Le torero colombien Wilson Chaparro échappe à un taureau durant le festival du Canaveralejo, à Cali, le 25 décembre. Dommage...

mercredi 26 décembre 2012

Dessin - Au milieu du tunel!

Foto - Belle femme en danger!

H&M
 
 
Alors que les autorités de santé s’évertuent à sensibiliser aux dangers du soleil et à freiner les accros au bronzage, H&M envoyait à ses consommatrices, en mai, l’image d’une femme ultra-tannée pour sa campagne de maillots de bain. Haro sur les rayons ! La firme suédoise s’est excusée et a assuré ne pas vouloir véhiculer une beauté idéale spécifique. Et s’est offert au passage de la publicité gratuite.

Environnement • Le hamster alsacien sème la zizanie

Les projets envisagés pour sauvegarder le grand hamster d'Alsace ne font pas l'unanimité - Katanski/CC

Ces petites créatures sont sans doute parmi les plus adorables qui soient, et elles ont l'air bien vulnérables. Pourtant, dans l'est de la France, les hamsters sauvages suscitent énervement, colère, actions en justice et même problèmes politiques pour le gouvernement de François Hollande. Un projet visant à faciliter la reproduction et l'alimentation du hamster sème le mécontentement dans la population, qui s'estime lésée au profit de l'animal.
Des projets de route vont être abandonnés et des sites industriels déplacés au nom du hamster, dénoncent les habitants, et construire une simple cabane de jardin deviendra impossible. La querelle est née d'une initiative de protection du grand hamster d'Alsace, dernier représentant sauvage de l'espèce en Europe, dont la population a diminué de 75 %.
C'est à contrecœur, menacé par la Cour de justice européenne d'une amende de 17 millions s'il ne prenait pas de mesures pour éviter la disparition de l'espèce, que l'Etat français a mis en place un plan de protection. Mais, pour certains élus locaux, ce sont de vastes territoires ruraux qui vont être transformés en "réserves à hamsters", inaptes à la moindre création de richesses – et c'est bien la dernière chose dont on a besoin quand le chômage atteint les 10 %.
Une cinquantaine de communes ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre deux arrêtés qui ont créé 9 000 hectares de zones de protection du hamster. Pour ces élus, on fait passer l'intérêt de ce rongeur de 20 centimètres avant celui de la population.
"Nous n'aurons plus le droit de faire quoi que ce soit"
Sur place, on s'inquiète en particulier du périmètre de protection de 600 mètres qui serait imposé autour de chaque terrier. Il sera certes possible d'obtenir une dérogation pour réaliser des aménagements dans ce rayon, mais ses bénéficiaires devront compenser par le financement, à un autre endroit, d'un habitat favorable au hamster.
"Nous n'aurons plus le droit de faire quoi que ce soit", déplore un représentant du département du Bas-Rhin. A cause de l'"effet hamster", le brasseur Kronenbourg risque de devoir annuler son projet de centre de recherches à 17 millions d'euros, qui doit créer 50 emplois près d'Obernai. La construction d'un axe de contournement de Strasbourg paraît elle aussi compromise. Les partisans du plan de protection assurent de leur côté que les hamsters pourront ainsi se déplacer en sécurité pour aller chercher leur nourriture et se reproduire.
Car ces deux activités essentielles sont devenues problématiques. L'urbanisation a fragmenté le territoire et complique les déplacements d'un terrier à l'autre, contraignant le hamster à l'endogamie, quand cela ne l'empêche pas tout bonnement de se reproduire. L'agriculture intensive s'est concentrée sur la culture du maïs, une plante que le hamster ne goûte guère. Résultat : il ne reste que 309 terriers en Alsace, contre près de 1 500 il y a encore dix ans, soit le minimum nécessaire à la survie de l'espèce, disent les experts.
COURRIER INTERNATIONAL|

Conflits • Des clichés qui ne mentent pas

Un cliché satellite montrant l'étendue des dégâts après les violences qui ont été éclaté dans la ville de Kyauk Pyu, à l'ouest de la Birmanie - Human Right Watch
Un cliché satellite montrant l'étendue des dégâts après les violences qui ont été éclaté
dans la ville de Kyauk Pyu, à l'ouest de la Birmanie - Human Right Watch
L'ONG Human Rights Watch utilise des images satellite qui lui permettent de documenter les conséquences d'affrontements sur les populations. Une fois publiées, ces photos aériennes peuvent devenir un puissant levier pour faire changer les choses.
COURRIER INTERNATIONAL 

Republique Centrafricaine • Qui va sauver Bozizé ?

François Bozizé, qui a pris le pouvoir en 2003 grâce à l'appui du Tchad, est aujourd'hui menacé par l'avancée des rebelles sur la capitale, Bangui - Kayikwamba/FlickR/CC

Depuis quelque temps, François Bozizé doit être en train de lire et de relire la Bible sous toutes ses coutures. Le pasteur évangélique qu’il est, qui troque souvent son costume de chef d’Etat contre celui de ministre du culte, doit sans doute y retrouver le réconfort dont il a besoin.

Bozizé doit, aussi, bien se demander si cette mise en garde de Jésus à un de ses disciples dans l’évangile de Matthieu 26v52 : "Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée" ne va pas s’appliquer à lui.

En effet, le général va-t-il partir par les mêmes moyens que ceux par lesquels il est venu au pouvoir ? Pour rappel, c’est le 15 mars 2003 qu’il a pris le pouvoir, par les armes, avec l’appui du président tchadien, Idriss Déby; malheureusement, il n’aura pas le temps de s’attaquer au vrai défi du développement, occupé qu’il est à gérer les multiples rébellions et mutineries qui ont fini par ravager le tissu économique de ce pays aux immenses ressources naturelles.

Il y a de cela deux ans, les troupes tchadiennes ont dû déloger les rebelles de Birao (nord de la Centrafrique) pour sauver le tombeur de Patassé [1993-2003]. Cette année encore, le voici confronté à la coalition Séléka [alliance en langue songo], qui regroupe plusieurs rébellions revendiquant notamment le "respect" des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des anciens combattants.

Ouvrir des négociations avec les rebelles

Quelque deux semaines d’hostilités ont suffi à inquiéter le régime de Bangui, qui a dû faire appel de nouveau à son voisin du Nord pour sauver les meubles. Face aux loyalistes, qui ne font visiblement pas le poids, les rebelles ont fait une percée significative, provoquant ainsi un sommet des chefs d’Etats de la communauté des Etats d’Afrique centrale (CEMAC) à N’Djamena, capitale du Tchad, vendredi 20 décembre. Ces derniers n'ont pas eu d’autres choix que de demander au pouvoir en difficulté d’engager des négociations avec les insurgés tout en demandant "le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n’excédant pas une semaine", comme le veut Bangui.

Qu’à cela ne tienne, les assaillants, qui avaient promis de geler leurs opérations pour favoriser les négociations, sont passés à l’offensive samedi en s’emparant en trois jours de trois nouvelles villes. On a l’impression que l’histoire repasse les plats dans cette Centrafrique, car ce dont on accuse Bozizé, c’est ce qu’il reprochait à celui qu’il a déposé sans coup férir.

Une fois le pouvoir acquis, il s’est lancé dans son exercice solitaire, et il doit être de ceux qui pensent qu’il faut se scotcher au fauteuil. Ceux qu’il faut plaindre, ce sont les civils pris entre deux feux avec le drame humanitaire qui pourrait s’en suivre si les hostilités devaient continuer. Bozizé ou ses adversaires du moment, c’est blanc bonnet, bonnet blanc.

L'expérience a montré que ceux qui aspirent au pouvoir deviennent allègrement de véritables fossoyeurs des idées qu’ils défendaient bec et ongles. Espérons que le président pasteur fera sienne cette sagesse de Salomon dans Ecclésiaste 3, qui dit qu’il y a un temps pour toute chose sous le soleil, pour ne pas ramer à contre-courant de l’histoire au détriment de son peuple.
COURRIER INTERNATIONAL

Peinture - le chef d'oeuvre de l'année!

7.Ecce Homo, le Christ de Borja
Cecilia Giménez voulait
bien faire. Cette Espagnole octogénaire s'est lancée toute seule
dans
la restauration du tableau «Ecce Homo». Le résultat? Un Jésus
qui ressemble à Chewbacca et qui a inspiré les
artistes Photoshop en herbe. Aux Etats-Unis, le costume était
même tendance pour Halloween.
 
Cecilia Giménez voulait bien faire. Cette Espagnole octogénaire s'est lancée toute seuledans la restauration du tableau «Ecce Homo». Le résultat? Un Jésus qui ressemble à Chewbacca et qui a inspiré les artistes Photoshop en herbe. Aux Etats-Unis, le costume était même tendance pour Halloween.

Sacré petit sarko; tu nous feras toujours rire!

9.Trollcadero Sarkozy

Contre plongée, bras
écartés, grimace: cette photo de Nicolas Sarkozy au Trocadéro,
prise le 1er mai, est un appel au lol. Aux côtés de Rabbi Jacob ou
de John Travolta, c'est un
classique instantané.
 
Contre plongée, bras écartés, grimace: cette photo de Nicolas Sarkozy au Trocadéro, prise le 1er mai, est un appel au lol. Aux côtés de Rabbi Jacob ou de John Travolta, c'est un classique instantané.

mardi 25 décembre 2012

Images du Monde: Chine

Un pêcheur a les vêtements et les sourcils gelés, près du réservoir Shitoukoumen à Changchun, en Chine, le 23 Décembre 2012.
 
Un pêcheur a les vêtements et les sourcils gelés, près du réservoir Shitoukoumen à Changchun, en Chine, le 23 Décembre 2012

Images du Monde: Russie

Une femme marche à travers les arbres couverts de neige, près de la rivière Yenisei, en Sibérie, où la température est de -26°. La Russie endure un hiver particulièrement rude, le plus sévère en plus de 70 ans.

Une femme marche à travers les arbres couverts de neige, près de la rivière Yenisei, en Sibérie, où la température est de -26°. La Russie endure un hiver particulièrement rude, le plus sévère en plus de 70 ans.

Russie: le bilan de la vague de froid passe à 123 morts

Russie: le bilan de la vague de froid passe à 123 morts

La vague de froid qui frappe la Russie depuis une dizaine de jours a fait 123 morts, selon un dernier bilan mardi, après des températures qui ont atteint -30° dans la région de Moscou et approché -60° à l'est de la Sibérie.
Hypothermie et engelures
«Depuis le début de la vague de froid, 123 personnes sont mortes d'hypothermie et des suites d'engelures», a déclaré une source médicale citée par l'agence Interfax.
Un total de 833 personnes ont été hospitalisées, dont 345 dans les dernières 24 heures, parmi lesquelles 14 enfants, selon la même source. Un précédent bilan faisait état lundi de 90 morts.
-17° à Moscou
Il faisait encore -17° à Moscou mardi matin, mais les services météorologiques ont annoncé l'arrivée d'un front chaud venant de l'ouest et une remontée rapide des températures, qui devraient atteindre 0° mercredi dans la capitale, avec des chutes de neige et des pluies verglaçantes.
Le centre météorologique russe indiquait cependant sur son site internet que les grands froids se maintenaient à l'est de Moscou. Les températures ont atteint lundi -34° dans l'Oural, -42° à Tomsk (Sibérie), et jusqu'à -59° en Iakoutie (extrême nord-est de la Sibérie), selon le site meteoinfo.ru.
AFP

A imagem do dia 25-12-2012

Joyeux Noël !

Etre né le 24 ou le 25 décembre, c’est nul (sauf quand on s’appelle Jésus)


PARTICIPATIF - Un seul cadeau pour deux événements, une bûche de Noël en guise de gâteau d'anniversaire, pas d'autre cadeau pendant douze mois: le calvaire que vivent ceux qui sont nés le même jour que l'enfant Jésus...

Qu’ont en commun Noël Mamère, Annie Lennox, Helena Christensen et le rappeur la Fouine? Ils ont tous la malchance d’être nés un 25 décembre. Oui, la malchance. Car, disons-le tout net, être né le même jour que l’enfant Jésus, ça craint.
Non, ce n’est pas à notre anniversaire que pensent immédiatement nos proches en entendant les mots «25 décembre», mais à celui du célèbre prédicateur itinérant qui a vécu en Galilée il y a plus de 2.000 ans (même s’il ne serait peut-être pas né un 25 décembre). Et ce léger inversement des priorités n’est pas le seul désagrément que vivent ceux qui sont nés à cette date-là. Notons ici que, malheureusement, pour eux, la malédiction-de-la –naissance-un-25-décembre fonctionne aussi pour ceux qui sont nés le 24. N’est-ce pas Ricky Martin, Lemmy Kilmister, Hamid Karzai et Mary Higgins Clark?
Que ceux qui n’ont jamais soufflé leurs bougies sur une bûche de Noël en guise de gâteau d’anniversaire lèvent la main. Pareil pour ceux qui n’apprécient pas forcément d’avoir Tonton René bourré et Tata Suzanne à la moustache qui pique quand on l’embrasse comme seuls invités à leur surboum d’anniversaire. Sans compter que, souvent, on ne reçoit qu’un seul cadeau pour son anniversaire ET Noël -ou deux cadeaux moins chers parce que «tu comprends, c’est les Fêtes, on a moins les moyens». Et puis plus rien pendant 12 mois.
B.D.

Sapin, bûche, cadeaux, d'où viennent les traditions de Noël ?

Adriana Leiss et sa fille et Amelia change une ampoule grillée sur leur Chevy de 1965 décorée pour Noël près de Los Angeles. (Richard Vogel/AP/SIPA)

LE SAPIN. Au IIIe siècle, en Afrique romaine notamment, il était d’usage d’allumer des lampes et de disposer du laurier dans les maisons au moment du solstice. La coutume, considérée comme issue d’une tradition païenne liée au culte des arbres et à la conjuration de l’hiver, fut condamnée par les Pères de l’Église. Toutefois, des couronnes de verdure continuèrent à décorer certaines demeures jusqu’au Moyen Age. A cette époque, le conifère décoré de pommes rouges figure l’arbre du paradis.
La tradition du sapin, semble, quant à elle, originaire d’Allemagne : « En 1419, la confrérie des garçons boulangers de la ville de Fribourg avait dressé dans la salle de réunion de l’hôpital du Saint-Esprit un grand arbre de Noël, écrit Martyne Perrot. On avait le droit de secouer cet arbre garni de sucreries, et les pauvres pouvaient ramasser fruits et friandises. » En France, c’est d’abord en Alsace que le sapin apparaît. « En 1521, à Sélestat, un édit municipal autorise les gardes forestiers à laisser les habitants couper de petits sapins pour les fêtes de Noël. Strasbourg bénéficie d’une décision identique en 1539. »
HScroyancesLongtemps, le clergé français – qui ne jure que par la crèche – regarde d’un mauvais œil ce sapin venu des terres protestantes. Sapin qui finit tout de même par s’inviter à la cour du roi Louis-Philippe en 1837. « Mais il faudra attendre encore quelques décennies pour que la coutume se popularise à l’ouest des Vosges ! »
LA BUCHE. Jusqu’au siècle dernier, à la veille de Noël, une bûche était placée dans l’âtre. Pièce de chêne ou d’arbre fruitier – selon qu’il s’agissait de s’attirer robustesse ou fertilité –, elle devait se consumer lentement.
Ce feu domestique du solstice d’hiver rappelle celui de la Saint-Jean, six mois plus tôt. On retrouve également cette union du feu et du bois dans les Saturnales romaines et le « feu nouveau » des Celtes. Tous ces rituels ont une vocation propitiatoire ou divinatoire. En outre, le feu de l’âtre permettait de condamner l’unique lien vers l’extérieur d’une demeure aux portes et fenêtres closes. Passage par lequel les mauvais esprits pouvaient s’infiltrer.
Cet usage de la bûche a inspiré un dessert à l’origine controversée. On la dit inventée à Paris en 1879, mais on lui prête aussi des origines lyonnaises. Elle parvient à s’imposer en quelques décennies dans tout l’Hexagone, aux dépens de spécialités régionales.
LES CADEAUX. Les cadeaux sont une promesse d’abondance dont on retrouve la trace dans l’Antiquité. Les Romains en échangeaient lors des Sigillae, au dernier jour des Saturnales, accompagnés de vœux. Si les premiers chrétiens critiquent la dimension païenne et superstitieuse de cet usage, l’Église se garde tout de même de l’interdire.
L’usage d’offrir des jouets au lieu d’aliments ne se développe qu’au XIXe siècle, avec l’essor de la bourgeoisie. Ce geste ancestral n’est pas sans rappeler, selon l’historienne Nadine Cretin, une forme du « gaspillage cérémoniel » lié à toute fête.
LIRE. Hors-série Sciences et Avenir, "les origines de nos croyances, fêtes et superstitions". En kiosque depuis le 20 décembre 2012.
Azar Khalatbari
Sciences et Avenir
Décembre 2012

lundi 24 décembre 2012

Bolivie : le "Manifeste de l'Ile du Soleil" d'Evo Morales


Le 21 décembre, le président de l'Etat plurinational de Bolivie, Evo Morales, a choisi de célébrer le Solstice d'été sur l'Ile du Soleil. A cette occasion, il a prononcé une allocution-manifeste : "le Manifeste de l'Ile du soleil". Vue son importance, ce texte mérite d'être largement connu; nous en avons traduit quelques passages, qui nous semblent les plus représentatifs.
"Depuis l'Ile du soleil, depuis notre lac sacré Titicaca, nous voulons vous dire que nous sommes réunis ce 21 décembre, non pas pour attendre la fin du monde (...), mais pour donner de l'espoir en cette aube nouvelle pour les peuples" (...).
"Cette Ile est fondatrice du temps et de l'histoire des fils du Soleil. Mais ensuite est tombée l'obscurité, avec l'arrivée des envahisseurs étrangers". (...) "Aujourd'hui, de cette Ile où naquit le "Tahuantinsuyo", nous déclarons révolue l'époque de l'obscurité et du "non-temps", tandis que s'ouvre le nouveau temps de la lumière, le "Pachakuti" (légende andine traduisant la renaissance, les temps nouveaux, la régénération de l'harmonie cosmique. J.O.). "A nouveau, les peuples du monde, les mouvements sociaux, tous les marginalisés, les discriminés, les humiliés s'organisent, se mobilisent, prennent conscience et se lèvent comme au temps du "Pachakuti". Le monde est plongé dans une crise globale (...). Le temps du capitalisme et de la surconsommation illimitée, le temps d'une société où l'homme prétend être supérieur à la Mère Terre, objet de sa domination impitoyable et prédatrice, prend fin".
"D'un côté, toujours plus de capitalisme, de privatisations, de mercantilisation, d'exploitation irrationnelle et dévastatrice des ressources naturelles, et toujours plus de protection pour les entreprises et les profits privés.
De l'autre, toujours moins de droits sociaux, moins de santé publique, moins d'éducation publique et gratuite, moins de protection des droits des personnes. Aujourd'hui, les sociétés et les peuples des pays développés vivent dramatiquement la crise du capitalisme, engendrée par les lois du marché. Ces gouvernements capitalistes croient que sauver des banques, c'est plus important que sauver des êtres humains. (...) Dans ce système capitaliste, les banques ont des droits économiques privilégiés, et sont traitées en citoyens de première catégorie, de telle sorte que les banques importent plus que la vie. Dans cette jungle sauvage, les hommes et les peuples ne sont pas frères, ne sont pas citoyens (...). Ce ne sont que des débiteurs mauvais payeurs, des 'assistés', des locataires, des clients".
"Nous vivons le règne de la couleur verte: les politiques monétaires, de développement, écologiques, sont vertes comme le dollar". "Face à la nouvelle vague de crises du système capitaliste, ses idéologues prônent la privatisation de la nature à travers ce qu'ils appellent 'l'économie verte', ou 'le capitalisme vert'. Les préconisations du marché, du libéralisme, et de la privatisation, ne font que générer pauvreté, exclusion, faim et marginalisation". (...)

"Ce 21 décembre, premier jour du "Pachakuti" (...) marque la transition de l'ère de la violence entre les êtres humains et contre la nature vers une nouvelle ère, où l'être humain et la Mère Terre ne font qu'un, et où tous les hommes vivent en harmonie et en équilibre avec l'ensemble du cosmos. (...) Nous sommes les Guerriers de l'Arc-en-ciel, les Guerriers du "vivir bien", les Insurgés du monde. Nous proposons dix recommandations pour faire face au capitalisme et construire la culture de la vie:
- refonder la démocratie et la politique, en transférant le pouvoir aux pauvres et en le mettant au service du peuple
- davantage de droits sociaux et humains, et non la marchandisation des besoins humains
- décoloniser nos peuples et nos cultures pour construire le "socialisme communautaire du buen vivir"
- pour une vraie politique écologique contre tout "colonialisme environnemental de l'économie verte"
- la souveraineté sur les ressources naturelles est la condition pour s'émanciper de la domination néocoloniale et œuvrer au développement intégral des peuples
- atteindre la souveraineté alimentaire, et le droit humain à l'alimentation
- l'alliance des peuples du sud contre l'interventionnisme, le néolibéralisme, et le colonialisme
- le développement de la connaissance et des technologies pour tous
- la construction d'une union institutionnelle mondiale des peuples
- le développement économique ne doit pas se fixer pour objectif l'accumulation du capital et des profits, ni les bénéfices des marchés, mais doit être 'intégral', et viser le bonheur des gens et l'harmonie avec la Mère Terre.
(Ces dix points sont largement détaillés par Evo Morales dans le Manifeste. J.O.)
"La nouvelle époque est celle du pouvoir du travail, des 'communautés', de la solidarité des peuples, de la communion de tous les êtres vivants avec la Mère Terre, pour construire le 'socialisme communautaire du vivir bien'."
"Notre vision du socialisme communautaire du vivre bien' repose sur les droits, et non sur le marché, sur le plein épanouissement et le bonheur des hommes".
L'HUMANITE

Le lendemain de la fin du monde



Comme j’ai échappé (avec quelques potes de Charlie et quelques lecteurs) à la fin du monde, un peu par hasard je dois dire, je constate avec bonheur le résultat: 99% de l’humanité a été éliminée de la surface de la Terre. Tout s’est arrêté, mais un joli soleil luit sur les décombres. La quasi-totalité des animaux est sauve, ainsi que Luce Lapin dans son terrier. Le silence est total, à peine troublé par une brise paradisiaque. Des choses inconnues des humains ont surgi: l’odeur des arbres et des fleurs, eux aussi épargnés. En fait, la fin du monde a liquidé tout ce qui était laid
 
CHARLIE HEBDO

Fortes pluies en Haute-Normandie : 15 000 personnes privées d'eau

La consommation d'eau du robinet est interdite jusqu'à nouvel ordre.

Mauvaise nouvelle pour les habitants de la Seine-Maritime et du Pays de Caux. Les fortes pluies qui ont arrosé récemment la Haute-Normandie ont rendu l'eau du robinet impropre à la consommation. Au total, 34 communes de la région sont concernées, soit près de 15 000 personnes. Et elles risquent bien de passer les fêtes sans amélioration : l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Haute-Normandie ne prévoit un retour à la normale que vendredi "si tout se passe bien", a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Ne pas consommer d'eau potable
Dix mille personnes étaient déjà touchées vendredi dernier, mais les fortes pluies de dimanche ont élargi le périmètre concerné. Il s'agit de "particules d'argile ou de limons, très rapidement entraînées dans les nappes souterraines par les pluies très importantes, responsables de l'érosion des terres", a indiqué l'ARS.
La consigne est bien sûr de ne pas consommer d'eau du robinet, et ce "jusqu'à nouvel ordre", a indiqué l'ARS. Mercredi, un laboratoire procèdera à de nouvelles analyses afin de déterminer si les particules incriminées sont toujours présentes.
Certaines des communes concernées sont partiellement ou totalement alimentées par "les syndicats d'eau potable de Auffay-Tôtes, Bretteville Saint Maclou, Manneville la Goupil et une partie de la CCVS" (Communauté de Communes Caux Vallée de Seine), précise la même source. De l'eau en bouteilles a également été mise à disposition des habitants.
20 MINUTES

Les animaux en vedette - M. Gexko

Quelle belle langue monsieur gecko.

Quelle belle langue monsieur gecko.

Images du monde - Thailande

A Bangkok, en Thaïlande, le Père Noël tente de dresser des requins léopards. Petit papa Noël en aurait-il marre des rennes?

A Bangkok, en Thaïlande, le Père Noël tente de dresser des requins léopards. Petit papa Noël en aurait-il marre des rennes?

Raid aérien en Syrie - Plus de 60 morts près d’une boulangerie

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 Boulangerie détruite dans la localité rebelle de Halfaya; le bilan pourrait s’alourdir.</div>

Damas — Plus de 60 civils ont été tués dimanche par un raid de l’armée de l’air devant une boulangerie en Syrie, où l’émissaire international Lakhdar Brahimi est arrivé pour tenter une nouvelle fois de trouver une solution au conflit qui ravage le pays depuis près de deux ans.  
L’aviation du régime de Bachar al-Assad a concentré ses opérations sur la province de Hama (centre), détruisant une boulangerie de la localité rebelle de Halfaya et visant plusieurs localités alentour.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins dans les hôpitaux civils et militaires, a fait état de plus de 60 morts dans le raid contre l’échoppe. Mais, avec plus de 50 blessés dans un état critique, le bilan pourrait encore s’alourdir, selon cette ONG.
Alors que la crise humanitaire s’aggrave et que le pain se fait de plus en plus rare, les Syriens sont souvent contraints de faire de longues queues devant les boulangeries.
Les raids aériens menés par le régime visent à terroriser la population après les récentes attaques rebelles dans la région tenue d’une main de fer par l’armée depuis des manifestations monstres contre le régime durant l’été 2011, a affirmé à l’AFP un militant local se présentant sous le nom d’Abou Ghazi.
Toujours dans la même province, un bataillon rebelle a prévenu samedi qu’il attaquerait deux localités chrétiennes si leurs habitants n’en chassaient pas l’armée. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a dénoncé ces menaces, redoutant une tournure confessionnelle du conflit.
Selon un bilan provisoire de l’OSDH, au moins 174 personnes ont été tuées dans les violences dimanche à travers le pays, dont 108 civils.
Dans ce contexte de fortes tensions, l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi est arrivé à Damas, entrant dans le pays - contrairement à ses visites précédentes - par la route depuis le Liban, les combats ayant récemment gagné les abords de l’axe reliant l’aéroport à la capitale.
Peu avant son arrivée, le ministre syrien de l’Information Omrane al-Zohbi a assuré ne pas avoir été informé de cette visite.
Affirmant également ne pas avoir connaissance d’un quelconque plan de l’émissaire international, il a une nouvelle fois appelé au dialogue, estimant que « le temps presse ».
Toutefois, l’opposition pose comme condition préalable à toute négociation le départ du président Bachar al-Assad.
Lors de sa dernière visite à Damas, du 19 au 24 octobre, M. Brahimi avait rencontré M. Assad ainsi que plusieurs hauts responsables, négociant avec eux une trêve pour la fête musulmane de l’Adha fin octobre, qui avait volé en éclats au bout de quelques heures.
Cette nouvelle visite, pour laquelle aucun programme n’a été donné, intervient après 21 mois de violences qui ont fait plus de 44.000 morts et ont vu toutes les parties se radicaliser, l’OTAN faisant état de tirs de missiles Scud par l’armée, tandis que l’ONU dénonçait un conflit désormais « ouvertement communautaire ».
Alors que des combats ont eu lieu la semaine passée dans le camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, le responsable du dossier des réfugiés au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Zakariya al-Agha, a affirmé qu’au total plus de 700 Palestiniens avaient été tués en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011.
Face à ces violences qui ne faiblissent pas, la communauté internationale reste néanmoins paralysée par ses divisions, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU où Moscou et Pékin, alliés clé du régime, font jouer leur droit de veto pour bloquer toute résolution condamnant Damas.
Mais, a assuré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov les pays impliqués dans la crise syrienne « prient pour que la Russie et la Chine continuent de bloquer toute autorisation d’une intervention, parce que dès que ce sera autorisé, ils devront agir, et personne n’(y) est prêt ».
LE DEVOIR - CANADA

Fiesta en Río a 40 grados


Da igual que haga frío o calor para visitar la playa de Copacabana en Río de Janeiro. Pero con la llegada del verano –y los termómetros ya empezaron a marcar aquí los 40 grados–, esta ciudad se transforma (de diciembre hasta febrero) en el paraíso de los festeros y de la música al aire libre.
Una de las nuevas atracciones son los ensayos de la Orquestra Voadora, un grupo instrumental que se presenta por las calles para el Carnaval con uno de los programas preferidos de los cariocas. La orquesta se reúne cerca del Museo de Arte Moderno, en el parque del Flamengo, los domingos antes de la puesta del sol. Los ensayos son abiertos y, aunque no se les hace mucha publicidad, son un genial adelanto del Carnaval.
Las tradicionales feijoadas con samba también empiezan a multiplicarse por la ciudad. La feijoada de Tia Elza, por ejemplo, se celebra los sábados en el Centro Cultural Carioca del barrio del Horto, en Lapa. Otros dos sitios muy especiales para los amantes de esta combinación brasileña son el Boteco Salvação, en Botafogo, y la Casa Rosa, en Laranjeiras, que suelen estar llenos –de turistas y cariocas– todos los domingos de diciembre. La música empieza siempre a las 17h.
Los conciertos al aire libre también se propagan estos días. En la playa Pedra do Leme hay conciertos programados en enero y febrero, dentro del proyecto On the rocks. En el parque Garota de Ipanema, en la playa del Arpoador, empezó ya el Verão Skol, con conciertos los martes a las 18h. Todos son gratuitos.
No es difícil encontrar donde seguir la fiesta en esta época del año. El Rio Jazz Club –para los que no sepan, hay música mas allá de la samba en la ciudad– pasa a ser quincenal en estas fechas. Y en enero comienzan los esperados festivales de música de verano, como el Verão do Rio y las Noites do Morro, en el morro da Urca, con las vistas más turísticas de la ciudad y un paseo en el teleférico del Pan de Azúcar. Imperdibles.
EL PAIS

Cómo se vive en Argentina cuando los precios suben un 23% cada año


Muchos de los que observan España desde el extranjero se preguntan cómo hace este país para vivir con una tasa de paro que supera el 25%. La pregunta habitual de los que miran hacia Argentina es otra: cómo es posible que se viva con un 23,1% de inflación anual, según las estadísticas provinciales. Y también, cómo es posible que pese a ello, la presidenta Cristina Fernández de Kirchner haya obtenido el año pasado el 54% de los votos. Los pactos de subidas salariales logradas por los sindicatos, la revalorización de las pensiones y los peregrinajes por las tiendas para comparar precios permiten a muchos ciudadanos lidiar con la inflación. Sin embargo, parte de la sociedad encadena ya una pérdida de poder adquisitivo que hace mella en su vida.
El Gobierno, alcaldes y la Iglesia consideran que detrás de los actos de vandalismo para saquear tiendas hay una organización política. Pero la continua subida de precios también sirvió probablemente para prender la mecha de los saqueos la semana pasada en 40 ciudades de Argentina, que se saldaron con tres muertos, más de 500 arrestados y 292 supermercados y otros comercios robados.
La situación de los argentinos ha mejorado de manera radical con respecto a la crisis argentina de entre 2001 y 2002. La pobreza bajó del 57% en 2002 al 22% en 2011, según la Universidad Católica Argentina (UCA). Agustín Salvia, investigador de la UCA, es pesimista en el balance de 2012. “La pobreza y la indigencia han aumentado porque hay inflación y, si bien es cierto que la asignación universal por hijo [ayuda a los parados con hijos menores de 18 años] aumentó al mismo ritmo, no va a compensar la caída del mercado de trabajo”, comenta. El desempleo ha subido del 7,2% en el tercer trimestre de 2011 al 7,6% en el mismo periodo de 2012.
Hasta 2011, la pobreza descendía pese a la inflación, que supera el 10% anual desde 2007, porque los ingresos se elevaban más que los precios. Así la inflación se hacía tolerable. El fuerte poder de los sindicatos, impulsado por los Kirchner, permitió que en las negociaciones colectivas los trabajadores consiguieran pactar aumentos por encima del IPC. Pero este año la media de ascensos para los sueldos (del 24%) camina muy cerca de la subida de la inflación. Maestros o funcionarios comienzan a ver cómo flaquea su poder adquisitivo. Y aunque las ayudas por hijos y las pensiones también le ganan todavía a la inflación, cada vez se quedan más rezagados los asalariados que están fuera de los convenios y los trabajadores irregulares, el 35% del total.
Muchos creen que el alza de precios está tras los saqueos en tiendas esta semana
“En Argentina, el alto nivel de desempleo y pobreza hicieron tanto estrago en la conciencia colectiva en 2001 y 2002 que la gente prefiere tener inflación, si hay bajo desempleo y mejor distribución del ingreso”, señala Diego Coatz, economista de la Sociedad Internacional para el Desarrollo Capítulo Buenos Aires (SIDbaires). Añade que hay 2,6 millones de personas que han accedido a las pensiones pese a carecer de las contribuciones suficientes, gracias a un plan de facilidades que han creado los Kirchner.

Vivir sorteando los precios

Bibiana Tonnelier, de 46 años, vecina de Buenos Aires, profesora de español para extranjeros y militante kirchnerista, dice que ella ha logrado mantener su poder de compra. “Hay que hacer el trabajo extra de buscar buenos precios, porque el mismo producto en la misma cadena de supermercados cuesta un 30% más en uno u otro barrio. Comparo los precios que se publican en la página web de la Secretaría de Comercio Interior (la que dirige el polémico Guillermo Moreno) y compro con tarjeta los días de la semana que te hacen descuentos del 10% o 20%”, explica. Tonnelier acaba de adquirir un ordenador con tarjeta en 20 cuotas y sin interés.
Aunque la pobreza se ha desplomado desde 2001, empieza a crecer el paro
Sin embargo, otra argentina llamada Viviana, de 42 años, se muestra más combativa ante esta situación. Participó el miércoles pasado en la manifestación del sindicalismo opositor en la plaza de Mayo. “Me aumentan el salario, pero sigo en las mismas: no me alcanza para los alimentos de cada día ni para los gastos de mis dos hijos en el colegio”, asegura esta trabajadora, que limpia las calles del municipio de Tres de Febrero, en la periferia de Buenos Aires.

Cuando el salario llega en euros

Los españoles afincados en Buenos Aires también han tenido que adaptarse a vivir con inflación. Algunos extranjeros con euros acuden al mercado de cambio ilegal y consiguen 8 pesos por euro, en lugar de los 6,38 pesos que se consiguen en los pagos con tarjeta.
El madrileño I. A., de 32 años, planea irse de Argentina, tras haber llegado en 2010, porque los ingresos no aumentan tanto como los precios. “La estoy pasando mal. Trabajo en geriátricos y me pagan lo mismo que en 2011. He empezado este año a dar clases de piano y canto, pero no puedo subir la tarifa como la inflación porque no vendría nadie”, confiesa
El catalán Jorge Roig, de 35 años, gestiona el hotel Pulitzer, de cuatro estrellas y propiedad de su padre en Buenos Aires. “Mis empleados no creo que sufran por la inflación, porque este año recibieron un aumento salarial del 25%. Pero yo tengo mi sueldo en euros y no tengo correcciones semejantes”, cuenta. “La inflación me ha afectado muchísimo porque no puedo subir la tarifa del hotel un 25% anual. Si esto sigue así, dentro de un año tendré que empezar a hacer ajustes de plantilla”, reconoce Jorge.
El Gobierno de Fernández ha comenzado a dialogar con empresarios y sindicalistas afines para sellar en 2013 un acuerdo de precios y salarios que limite las alzas al 20%. El problema será pactar con las tres de las cinco centrales sindicales que están en la oposición.
EL PAIS

Personnalités: le FDP de l'année!

Nous nous sommes livrés, nous aussi, aux classements de fin d'année, qui poluent notre vie. La tentation était trop grande pour ne pas décerner le titre à ce FDP:
Bashar al-Assad

O regime do presidente sírio, Bashar al-Assad, que fecha a lista do GDA, é contestado por rebeldes desde março de 2011, na maior das recentes revoltas árabes. Ficou em quinto lugar, com 2 votos
Foto: AP

Un volcan se réveille à la veille de Noël


Le Chili et l’Argentine étaient dimanche en alerte rouge et orange en raison de l’activité du volcan Copahue, situé dans le sud de la cordillère des Andes à la frontière entre les deux pays, une zone très peu peuplée, ont annoncé les autorités chiliennes et argentines.
L’office chilien des situations d’urgence (Onemi) n’a toutefois pas émis d’ordre d’évacution. Côté chilien, quelque 500 personnes vivent à Copahue, une localité réputée pour ses sources thermales, 900 à Caviahue et 800 dans les communautés indigènes Mapuche.
Les colonnes de gaz s’échappant du cratère du Copahue, qui culmine à 2.965 mètres, ont changé de couleur dimanche soir, passant du gris au blanc ce qui révèle la présente de vapeurs, selon une source du ministère des Mines.
"Nous ne pouvons écarter que l’activité (du volcan) évolue en une éruption majeure", a toutefois indiqué le service national de géologie et des mines (Sernageomin) dans un communiqué.
Les autorités de la province argentine de Neuquen (sud) ont aussi écarté toute évacuation des populations, précisant que les riverains du volcan "vivaient dans la plus totale tranquillité".
LA TRIBUNE DE GENEVE

L'image du jour 24-12-2012

Toronto: la course aux gratte-ciel
 
Toronto (Canada) est la ville qui compte aujourd’hui le plus de gratte-ciel en construction en Amérique du Nord. Selon le Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH), un organisme spécialisé dans l’habitat urbain, la capitale de l’Ontario compte actuellement 15 chantiers de gratte-ciel dont la taille dépassera les 150 mètres. REUTERS/Mark Blinch

dimanche 23 décembre 2012

Chile elevó a roja el alerta por la actividad del volcán Copahue

Las autoridades chilenas establecieron hoy el alerta roja en la comuna de Alto Biobío, a raíz de la actividad volcánica que alcanzó en las últimas horas el volcán Copahue. En Argentina se mantiene en el nivel amarillo.

Según el parte emitido esta mañana por la Oficina Nacional de Emergencias del Ministerio del Interior (ONEMI) chileno "al momento, no es necesario evacuar preventivamente poblaciones aledañas", no obstante aclara que "de acuerdo a lo reportado por el Observatorio Volcanológico de Los Andes del Sur (OVDAS) perteneciente al Servicio Nacional de Geología y Minería (SERNAGEOMIN), a partir de las 21:43 horas de anoche, se registró una actividad sísmica continua, de característica menor".

La altura de la columna alcanza entre 1 y 1,5 kilómetros y se mueve hacia el sudeste, indicó el organismo. "En caso de aumentar la actividad, el área susceptible de ser afectada por lavas y lahares, un radio de unos 15 kilómetros, no incluye localidades pobladas", continúa el parte en el que se anunció la elevación del alerta de naranja a rojo.

Esta medida administrativa implica el reforzamiento del monitoreo técnico del comportamiento del volcán, la aplicación de los Planes Comunales de Emergencia destinados a prevenir y/o controlar eventuales situaciones derivadas del fenómenos natural.

El volcán Copahue se encuentra ubicado en la frontera argentino-chilena, en el noroeste de Neuquén y las regiones del Biobío.

El Comité Operativo de Emergencias de Neuquén mantiene el alerta amarillo. El volcán, ubicado a 350 kilómetros de la capital neuquina, comenzó a despedir cenizas y vapores ayer, alrededor de las 10.30. La columna llegó a localidades del centro de la provincia como Cutral Co, Plaza Huincul, Arroyito y Challacó y, pese a que las autoridades consideraron que no era necesaria la evacuación, algunos de los pobladores que viven en las inmediaciones del volcán decidieron abandonar sus casas preventivamente.

Noel • Le cadeau, cette aberration incontournable

Sur le plan strictement économique, les cadeaux de Noël n'ont pas une grande &quot;rentabilité&quot; - cohdra/CC
 
D'un point de vue purement économique, l'achat de cadeaux peut être complètement absurde. Certains présents font même plus de mal que de bien. Si j'offre un livre de cuisine à 20 euros à un ami qui n'aime pas cuisiner, par exemple, il ne saura qu'en faire. Et pourtant ce livre aura coûté cher à produire, des gens auront travaillé dessus et la valeur qu'ils auront créée disparaîtra purement et simplement.

On aurait aussi bien pu jeter le livre par la fenêtre, ça n'aurait pas fait de différence. Pour décrire ce phénomène, les économistes parlent de perte de bien-être. Une perte particulièrement fréquente à l'époque de Noël, car beaucoup de gens ne connaissent pas les goûts des autres.
Imaginez un instant que vos cadeaux de l'année dernière ne vous aient pas été offerts mais que vous les ayez achetés. Combien auriez-vous dépensé pour les acquérir? Des étudiants interrogés sur le sujet pour une étude américaine ont été clairs: la plupart d'entre eux auraient
nettement moins dépensé que ce que leurs cadeaux [fait par d'autres] ont réellement coûté.

Vraiment cher pour si peu

On observe une chute considérable de la rentabilité des cadeaux offerts par des gens qui nous aiment certes, mais qui finalement nous connaissent assez mal au quotidien. Nos parents par exemple. Ils ont les meilleures intentions du monde mais ne connaissent pas toujours nos goûts personnels. A cela s'ajoute le temps passé à trouver des cadeaux, et qu'il faudrait ajouter -toujours en termes économiques- à leur valeur globale.

Lorsque vous passez une heure dans une librairie à la recherche du beau livre idéal, vous perdez une heure durant laquelle vous auriez théoriquement pu travailler. Si vous êtes payé dix euros de l'heure pour travailler dans un bistrot, il faut donc aussi comptabiliser cette perte de revenu dans le prix du cadeau. La facture finit par être salée !

Par conséquent, si vous voulez à l'avenir faire des cadeaux économiquement efficaces, il vous suffit de glisser une enveloppe remplie de billets de banque au pied du sapin. Ce n'est peut-être pas très romantique mais ce cadeau-là ne perdra pas de valeur. A Taïwan, cette pratique est déjà répandue. Pour ceux qui n'aiment pas faire des cadeaux d'argent, il existe les bons d'achat. Eux non plus ne perdent pas leur valeur.

Faire plaisir ne suffit pas, il faut souffrir

Mais on peut encore aller plus loin. Une de nos premières erreurs est que nous essayons souvent de deviner ce que les autres aiment au lieu de nous appuyer sur nos propres compétences. C'est ainsi qu'étant professeur d'économie politique, je devrais essayer de trouver un bon livre d'économie pour mes amis. Le passionné de botanique devrait offrir une plante rare et l'amateur de vin une bonne bouteille.

Voilà des cadeaux que le destinataire non-initié passerait beaucoup plus de temps à dénicher que des spécialistes. La valeur absolue de ces cadeaux inclut aussi le gain de temps associé. Mieux encore, ce mécanisme écarte vos doutes sur le fait que le cadeau puisse en réalité valoir moins que ce qu'il a réellement coûté. Une autre solution consiste à choisir expressément des cadeaux que vous regretterez.

Oui, vous avez bien lu. Il faut souffrir pour faire plaisir! Et cela vaut d'autant plus pour les proches. Eh oui, si vous offrez un abonnement commun aux matchs du FC Köln alors que vous détestez le football, ou si vous offrez une journée de shopping- une activité qui vous fait horreur- à votre copine en votre compagnie, vous montrez aux gens combien vous les aimez. Regarde ! Je suis prêt à souffrir pour toi...
Les économistes appellent cela envoyer un signal. Cette opération (somme toute psychologique) peut même bénéficier à terme à l'acheteur du cadeau. Un résultat optimal, ne manquerait pas de souligner l'homo oeconomicus, cette engeance qui ne réfléchit que rationnellement.
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