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samedi 14 avril 2012

Bayonne gagne le derby... et le droit d'y croire


Bayonne gagne le derby - Rugby - Top 14

Rien ne laissait supposer que l’intensité dramatique du 101e derby basque entre Bayonne et Biarritz serait moindre que le 100e. Chiffre symbolique ou non, ce type de matche livre forcément une part d’enseignements. Et l’Aviron bayonnais avait tout intérêt à posséder au moins un petit point d’avance au coup de sifflet final prononcé par l’arbitre. Finalement, ils en ont eu cinq. En cas de défaite, les Ciel et Blanc pouvaient précipiter leur descente en Pro D2. Avec cette victoire, les Bayonnais reviennent à trois points de Bordeaux-Bègles, qui se déplace ce samedi soir à Castres. De quoi garder quelques espoirs à trois journées de la fin. Un petit "ouf" de soulagement, au terme d’une partie rythmée par des fautes. Des fautes, et encore des fautes.
Bayonne tournait à la mi-temps avec une petite avance (18-12), où tous les points inscrits l’étaient sur pénalité. D’un côté, Jacques-Louis Potgieter - titulaire à la place de Benjamin Boyet, blessé - a livré un festival au pied, avec un 6/6 à la pause (7e, 10e, 21e, 27e, 32e, 42e). Un chiffre digne de… Dimitri Yachvili, le buteur adverse, pas en reste non plus avec un 4/4 face aux poteaux. L’Aviron menait même 15-6 à la 32e, avant de commettre quelques fautes dans son camp, que l’artificier Yachvili se faisait un plaisir de transformer. Mais c’est le BOPB qui offrait trois points bêtement à son adversaire, juste après la sirène. Sur une touche anodine dans les 22m Ciel et Blanc, Guillaume Bernad remontait le terrain, jusqu’aux 22 mètres. Là, Pelu Taele plaquait un peu trop haut au détour d’un regroupement et se voyait puni par Potgieter.
Biarritz marque en vain
A défaut d’avoir été riche en essais (un seul), la deuxième période a eu au moins le mérite d’avoir été le théâtre d’un rythme beaucoup plus soutenu. Même l’Aviron se décidait à envoyer le ballon sur les extérieurs, où Yoann Huget, Cédric Heymans et Marvin O’Connor attendaient le précieux sésame. Le jeu amenant les fautes, Bayonne avait même l’occasion de faire gonfler le score. Pourtant, Potgieter donnait un sacré coup de bambou à ses stats en manquant trois fois la mire. Biarritz trouvait alors le moyen de planter une banderille destinée à suspendre le souffle d’un stade Jean-Dauger médusé. Julien Peyrelongue trouvait un espace dans les 22m bayonnais et donnait à hauteur à Bolakoro qui n’avait plus qu’à filer entre les poteaux (50e, 21-19).
Plus tard, un drop de l’entrant Cédric Garcia finissait de donner le tournis au public ciel et blanc (70e, 24-19). Et ce, malgré une dernière touche pour le BOPB à quelques mètres de la ligne dans les dernières secondes. L’arbitre sifflait une faute biarrote et abrégeait les souffrances d’un peuple. Même si l’heure n’est pas aux sourires et aux effusions de joie, les pensionnaires de Jean-Dauger s’offrent le droit de respirer et d’y croire. Un peu. Pas plus que cela. Mais ils s’en contenteront.

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