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samedi 19 avril 2014

Contre les tsunamis, des centrales qui flottent

Prototype d'une centrale off-shore. Jake Jurewicz/MIT-NSE

PANNE. Le 11 mars 2011, le séisme au Japon et le tsunami qui a suivi ont causé l'arrêt de l'alimentation électrique de la centrale nucléaire de Fukushima. Sans électricité, les systèmes de refroidissement n'ont pu assurer leur fonction et les cœurs de trois des réacteurs de la centrale sont entrés en fusion partielle, provoquant la catastrophe que l'on sait. Des ingénieurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont présenté un nouveau concept de centrales atomiques qui pourrait permettre d'éviter de telles conséquences à l'avenir.

Comme les plateformes pétrolières

Ce nouveau design a été présenté lors d'un séminaire organisé par l'American Society of Mechanical Engineers. Il est fondé sur les installation pétrolifères offshore qui permettent l'exploitation des gisements de gaz naturel et de pétrole en pleine mer. Dans leur présentation, les ingénieurs expliquent que même en cas de panne électrique totale le refroidissement des réacteurs serait assuré par l'eau de mer environnante évitant ainsi toute fusion des barres de combustible. Dans les plans présentés, l'enceinte de confinement qui contient le cœur d'un réacteur est en grande partie immergée et profite ainsi du potentiel d'absorption thermique de l'océan.
TSUNAMI. Autre avantage : en pleine mer, les tsunamis sont beaucoup moins violents. La vague acquiert en effet sa puissance destructrice au contact des rivages terrestres. Les centrales offshore, qui seraient installées à entre 8 et 10 kilomètres des côtes, seraient à l'abri de ce type d'évènement. Côté fonctionnement, il n'y a pas de différences majeures avec les centrales actuelles, si ce n'est qu'en pleine mer les conditions de sécurité doivent être encore plus drastiques, ce qui est le cas sur les plateformes pétrolières.

Il s'agit d'une "proposition très intéressante et prometteuse", commente Toru Obara, professeur au Laboratoire de recherche pour les réacteurs nucléaires à l'Institut de Technologie de Tokyo qui n'a pas participé à cette recherche. "Je pense que cela est techniquement faisable. Bien sûr, d'autres études sont nécessaires mais les auteurs ont des réponses à chaque question et ces réponses sont réalistes".
SCIENCES & AVENIR - FRANCE

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