Alors que l’automobile plaisir retrouve du sens un peu après la fin de la guerre, quelques “sorciers” consacrent tous leurs efforts à l’amélioration des nouvelles voitures de grande diffusion. C’est notamment le cas d’Emile Darl’Mat, concessionnaire parisien féru de compétition qui fait de la Peugeot 203 une berline de grand tourisme aux griffes acérées. Ensemble, prenons les commandes de l’une des onze “Darl’Mat” encore de ce monde.
Nous ne le répèterons jamais assez : les histoires de voitures sont souvent, avant tout, des histoires de personnes. Si la création des plus populaires automobiles de l’après-guerres tient évidemment à la volonté de grandes entreprises combinée à l’intervention des pouvoirs publics, celle de leurs dérivés de course met davantage en avant des personnages, férus de compétition, pétris de talent et galvanisés par l’ambition. En dresser la liste serait trop long, c’est pourquoi nous allons ici nous concentrer sur l’un de ceux qui fut l’artisan principal de la transformation des Peugeot 203 en course au début des années 50 : Emile Darl’Mat, dont le patronyme signifie « tiens bon » dans le breton de ses origines familiales […].
La Peugeot 203 est mise en production au mois d’avril 1949, à un rythme d’abord paisible de cent véhicules par jour en raison des difficultés persistantes d’approvisionnement en matières premières. Emile Darl’Mat est l’un des tout premiers à “toucher” une 203. Il faut peu de temps avant qu’il ne la mette sur la table d’opération. Objectif : faire de la paisible familiale un vrai bolide. […]
Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline
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