Nombre total de pages vues

Affichage des articles dont le libellé est Automobile et Histoire - PEUGEOT 203 SPECIAL DARL'MAT : TOUTES GRIFFES DEHORS - 2/2 -. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Automobile et Histoire - PEUGEOT 203 SPECIAL DARL'MAT : TOUTES GRIFFES DEHORS - 2/2 -. Afficher tous les articles

4.6.26

Automobile et Histoire - PEUGEOT 203 SPECIAL DARL'MAT : TOUTES GRIFFES DEHORS - 2/2 -


Pour cette 203, le concessionnaire parisien va solliciter un autre de ses amis, le peindre et affichiste Georges Hamel, plus connu sous le pseudonyme Geo Ham et dont personne n’ignore les magnifiques visuels qu’il créa pour de nombreuses réclames. Toutefois, le concours de l’artiste se limite à un point particulier mais très caractéristique du design de la 203 de sport, à savoir le profil du couvercle de malle orné d’une spectaculaire dérive inspirée des attributs de la faune aquatique. Le reste est dessiné de la main même d’Emile Darl’Mat qui a entrepris d’affiner subtilement le profil de la berline en abaissant la hauteur de son pavillon tout en carénant les roues postérieures. 

En conséquence, la 203 Spécial Darl’Mat affiche une très forte parenté visuelle avec le modèle source. Elle en magnifie simplement les traits en les rendant plus dynamiques, plus sauvages. Afin de parvenir au résultat spectaculaire résultant d’un abaissement de quatorze centimètres de la hauteur totale du véhicule, Darl’Mat travaille sur deux points distincts : le premier consiste à faire remonter le sous-ensemble mécanique avant de sept centimètres, le second à réduire d’autant la hauteur des vitrages, donc du pavillon. Cette combinaison permet d’obtenir une réelle harmonie qui évite de sombrer dans la caricature que nous connaitrons trente ans plus tard avec les “hot rods”. Pour faire remonter la mécanique, les carrossiers du quinzième arrondissement font une entaille en “U” inversé dans chaque longeron avant, au droit du passage de la direction. Ensuite il leur a suffi, si vous permettez l’expression réductrice, de rehausser les supports de la mécanique pour que tout soit ancré sept centimètres plus haut. Afin de permettre le passage de chaque roue avant, ils ont ensuite découpé et roulé les bords d’ailes correspondants. 

Derrière, l’opération est plus simple avec la confection de ressorts raccourcis permettant d’obtenir le même résultat sans devoir charcuter le soubassement. La modification du pavillon occasionne un autre changement qui profite à la pureté de la ligne. En effet, Darl’Mat en profite pour faire courir la gouttière de toit le long de la portière arrière, une modification qui ne sera entreprise par Peugeot qu’à partir du modèle 1953. Au passage, les flèches de direction ont été supprimées. Il en va de même de la lunette arrière, qu’Emile Darl’Mat souhaite agrandir au bénéfice de quelques exemplaires avant que le constructeur ne le fasse sur ses propres berlines en septembre 1952.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline