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19.4.26

Automobile et Histoire - PANHARD 24 CT : ULTIME CHEF D'OEUVRE (1/2)


Son appellation est un clin d’œil aux succès acquis par Panhard aux 24 heures du Mans. Ultime avatar de la marque doyenne, ce coupé apparu en 1963 mise beaucoup sur le prestige de son moteur, le fameux « flat-twin » couvert de lauriers en compétition. Mais faute de développement, les performances qu’il procure à cette sublime auto ne vont pas supporter l’épreuve du temps face à une concurrence de mieux en mieux armée.

Comme de nombreuses marques automobiles, la doyenne Panhard a été contrainte de se réinventer après la guerre. En délaissant les grandes voitures à moteurs six et huit cylindres au profit d’une minuscule berline animée par un bicylindre de 610 cm3, le constructeur de l’avenue d’Ivry est passé sans transition d’un extrême à l’autre. Mais dans l’opération, les bureaux d’études de la marque, attachés à l’excellence technique, n’ont pas rangé au placard leur niveau d’exigence. L’esthète Louis Bionier a mis tout son talent à l’œuvre pour dessiner une berline conciliant efficience et esthétisme alors que Louis Delagarde, chef du bureau d’études, a conçu un moteur de petite cylindrée au rendement exceptionnel. Sans entrer dans des détails qui n’en sont pourtant pas, la combinaison des deux a généré une petite berline sans précédent, une véritable voiture d’ingénieur aux capacités équivalentes à celles de véhicules deux fois plus puissants. Son incroyable dynamisme conduit naturellement cette petite 3 CV, également produite en versions 4 CV et 5 CV, à tâter de la compétition. Au début des années 50, les circuits automobiles fleurissent dans toutes les villes de France et les voitures de Grands Prix ne sont pas seules à pouvoir concourir. Ainsi, chacun peut, avec sa Renault 4 CV, sa Panhard Dyna ou sa Peugeot 203, participer à des courses dédiées aux véhicules de tourisme que l’on rencontre tous les jours sur les routes et dans les rues...


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