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31.10.12

Texte: Manu, ou les dialogues improbables


Dialogues improbables

 

- Allo, c’est toi Manu ?...

- Allo… oui… qu’est-ce que c’est ?

- Je suis bien chez Manu ?

- Oui…pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a… ?

- Il n’est que 5 heures du mat. Je ne te réveille pas, au moins… ?

- Putain ! Oui tu m’as réveillé ! Mais qui es-tu ?

- Ton copain Joan !

- Mais j’ai pas de copain Joan…!

- Tu habites toujours dans le seizième, dis ?

- Non, bordel ! Je vis à Sarcelles, et je suis flic. Au

  fait, où tu habites, toi ?

- Pourquoi tu me demandes ca, Manu ?

- Pourquoi ? Mais pour te remercier, mon pote ; tu m’as réveillé,

  tu m’as emmerdé au moins cinq minutes… Alors, si t’es pas très loin,

  on pourrait prendre le petit-déjeuner ensemble.

- C’est vrai ? C’est très gentil Manu…

- Moi ce sera du rouge et du saucisson, comme d’habitude ;

  toi ce sera de la matraque, petit con !

 

Rio de Janeiro, 31 octobre 2012

 

JoanMira

 

30.10.12

Maroc: Un rapport officiel déplore des traitements "inhumains" dans les prisons


Les détenus subissent des "traitements cruels, inhumains ou dégradants", surtout pour les femmes, dans la plupart des prisons du Maroc, en l'absence de contrôles et d'inspections efficaces, selon un rapport publié mardi par le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH).
"Ces exactions ont été observées dans la plupart des prisons visitées", selon le CNDH, dont les membres sont tous nommés par le roi Mohammed VI, à qui le document doit être remis. "Ces violations se manifestent par des coups portés aux moyens de bâtons et de tuyaux, la suspension sur des portes à l'aide de menottes, les coups administrés sur la plante des pieds, les gifles, les pincements à l'aide d'aiguilles, les brûlures", ajoute le rapport. Le 11 septembre, le CNDH avait déjà établi un constat critique s'agissant de la situation dans les hôpitaux psychiatriques, la qualifiant "d'archaïque et inadaptée". Sur les prisons, la persistance de ces violations va à l'encontre "des lois régissant les établissements pénitentiaires et de toutes les conventions pertinentes qui considèrent de tels agissements comme des formes de traitement cruels, inhumains ou dégradants", relève encore le CNDH. Dans son rapport, l'organisme souligne par ailleurs que la détention provisoire et la lenteur des procès constituent la première cause du surpeuplement dans les prisons marocaines.
Les femme pâtissent davantage de traitements cruels
Concernant les femmes détenues, le constat est encore plus critique. Elles "pâtissent davantage, pour des considérations d'ordre socioculturel, de traitements cruels et comportements dégradants (insultes, humiliations), aussi bien dans les postes de police qu'en prison", avance le CNDH. "Les détenues incarcérées pour des affaires de moeurs sont particulièrement visées par certaines surveillantes", précise en outre le document, qui a nécessité cinq mois d'enquête dans plusieurs prisons du royaume.
Concernant les femmes accouchant en prison, "le Conseil constate (...) l'exiguïté de l'espace" réservé à ces femmes dans "plusieurs prisons, l'absence de crèches et de moyens de divertissement pour ces enfants". "A l'expiration du délai qui leur est accordé pour garder leurs enfants, et en l'absence des proches ou devant leur refus de les prendre en charge, les détenues sont contraintes de les abandonner à des tiers qui les exploitent dans certains cas dans la mendicité ou les placent dans des orphelinats", souligne le CNDH.
Dans ses recommandations, il appelle à "l'élaboration d'un plan d'action pour l'éradication de la torture" en partenariat avec "les autorités judiciaires, le Parlement, le gouvernement et la société civile".
L'HUMANITE

Nouvelles de Mars

 
29 octobre 2012 - Seconde cible de Curiosity, cette roche a été baptisée Et-Then. Elle sera elle aussi étudiée de très près.
Par Chloé Durand-Parenti

L'ouragan Sandy est-il exceptionnel?

Photo satellite de Sandy diffusée par l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Il a déjà fait plusieurs dizaines de morts, fait fermer la Bourse de Wall Street et interrompu la campagne présidentielle américaine... Qu'a donc l'ouragan Sandy de si exceptionnel ? François Gourand, prévisionniste à Météo-France, décortique pour Le Point.fr les particularités du phénomène.
Le Point.fr : Comment se forme un tel ouragan ?
François Gourand : Dans un premier temps, vous avez des perturbations à petite échelle, des amas orageux qui se forment généralement - pour ce qui concerne l'Atlantique - à l'ouest de l'Afrique et qui dérivent ensuite vers les Caraïbes. Sur le chemin, si la mer est suffisamment chaude en surface (de l'ordre de 25 à 26 degrés) et s'il n'y a trop de différences entre le vent au sol et celui présent en altitude, un tourbillon va se former et se mettre à tourner de plus en plus vite pour devenir tempête ou ouragan. C'est un phénomène que l'on observe régulièrement...
Qu'est-ce que Sandy a donc de si particulier ?
D'abord, on a rarement vu, depuis que l'on fait des relevés météorologiques fiables, un système avec une pression aussi basse, s'approcher aussi haut, en latitude, des États-Unis.
Or, la puissance d'un ouragan résulte justement du différentiel de pression entre le centre du système et l'extérieur. C'est à cause de cela que les vents sont particulièrement violents. De plus, les violentes rafales qui se concentrent d'habitude assez près de l'oeil du cyclone ont été observées sur des centaines de kilomètres, bien au-delà de celui-ci. Enfin, Sandy a également une trajectoire assez inhabituelle. En général, les ouragans qui ont sévi dans cette région s'incurvent vers le nord-est à mesure qu'ils remontent vers le nord, de sorte qu'ils passent plus alors au large, sans pénétrer profondément dans les terres. Sandy, lui, s'est au contraire rapproché de la côte pour entrer largement dans une zone très peuplée du nord-est des États-Unis.
Comment peut-on expliquer ce phénomène ?
En réalité, c'est parce qu'il y avait déjà une perturbation sur les États-Unis avec de l'air froid qui avait envahi la région des Grands Lacs. Il y a alors eu une interaction entre l'ouragan qui remontait et cet air froid qui descendait des Grands Lacs vers l'est des États-Unis. Cela a créé une sorte d'effet d'aspiration qui a ramené l'ouragan vers la côte.
Y a-t-il d'autres éléments qui peuvent expliquer l'ampleur des dégâts déjà constatés ?
Les rafales ont atteint jusqu'à 150 km/h en arrivant sur la côte et 130 km/h à New York même. C'est important, mais ce n'est pas un record. En revanche, dans le même temps, Sandy s'est déplacé très lentement, ce qui a laissé aux vents violents le temps de faire un véritable travail de sape. Par ailleurs, les cumuls de pluie sont allés jusqu'à 300 millimètres localement dans le New Jersey, ce qui est l'équivalent de deux mois de précipitations tombées en seulement 24 heures. Et il faut ajouter à cela une importante montée du niveau de la mer, avec jusqu'à 3,5 m de surcote localement. La pression très basse au coeur du cyclone a joué le rôle d'une pompe qui a fait monter mécaniquement le niveau de l'océan alors que la marée était déjà forte à ce moment de l'année. Ajoutez ensuite à cela des vents violents qui poussent toute cette eau vers les côtes et vous obtenez des inondations importantes, y compris dans les quartiers bas de New York.
LE POINT 

VIDEO. New York frappé par Sandy : la façade effondrée qui fait le tour du Web

New York, le 29 octobre. La façade d'un immeuble new-yorkais emportée par l'ouragan Sandy.

La photo fait le tour des réseaux sociaux depuis cette nuit de lundi à mardi. C'est l'une des conséquences les plus spectaculaires du passage de l'ouragan Sandy à New York : la façade d'un immeuble de quatre étages s'est effondrée en quelques secondes dans le quartier de , à Mahattan, laissant apparaître l'intérieur des appartements, à la manière d'une maison de poupées.
Lits, commodes, posters au mur et radiateurs sont encore intacts, mais rien ne reste de la façade donnant sur la rue. Selon NBC, des témoins époustouflés rapportent la rapidité de l'effondrement, à la verticale. «C'est comme si tout avait fondu» raconte Susan Milyavsky qui a tout vu depuis le balcon de l'appartement d'un ami, juste en face. «Il s'est écroulé», tout simplement. Les témoins sont encore sous le choc, mais expliquent n'avoir vu personne ni tomber ni courir. «Je ne crois pas qu'il y ait eu quiconque dans le bâtiment», ajoute Susan. Les pompiers sur place n 'avaient pas pas eu à prendre en charge des blessé ce mardi matin. En revanche, ils restaient attentifs aux nombreux débris qui virevoltent autour de l'immeuble.
VIDEO. La façade de l'immeuble s'écroule


La photo d'origine, postée sur Twitter à 4h13 (heure française) par Meg Robertson

New York et le Nord-Est des Etats-Unis se réveillent meurtris par Sandy

Des millions d'Américains du Nord-Est se sont réveillés mardi avec des coupures d'électricité et des inondations majeures et tentaient d'évaluer les dégâts provoqués par le passage de la méga-tempête Sandy dans la région la plus peuplée du pays, qui a fait au moins 14 morts.

L'ouragan, devenu "cyclone extra-tropical" en touchant terre, s'annonce déjà comme l'une des tempêtes les plus dévastatrices qu'ait connu la région, en particulier dans l'Etat de New York. Dans le New Jersey, où Sandy a touché terre, 2,4 millions de foyers sont sans électricité, a affirmé le gouverneur républicain Chris Christie, tout en saluant la "très bonne" coopération" avec le président Barack Obama, avec qui il a dit s'être entretenu trois fois. "Pendant toute la nuit, le président a reçu des mises à jour sur les conséquences de Sandy", n'a pas manqué de faire savoir un responsable de la Maison Blanche sous couvert de l'anonymat.
 
New York et le Nord-Est des Etats-Unis se réveillent meurtris par Sandy
 
New York et le Nord-Est des Etats-Unis se réveillent meurtris par Sandy
A une semaine de la présidentielle, Barack Obama a mis en suspens sa campagne, comme son concurrent Mitt Romney, pour se concentrer sur les opérations de secours. Tôt mardi matin, il a ainsi a décrété l'état de "catastrophe majeure" dans les Etats de New York et du New Jersey, permettant la mise en place de programmes d'aide pour les victimes.
Sur les chaînes de télévision, Chris Christie a indiqué que trois personnes étaient mortes dans le New Jersey, dont un père et une mère de famille écrasés par la chute d'un arbre sur leur véhicule, à bord duquel se trouvaient également leurs deux enfants, indemnes. Dans le comté de Bergen (New Jersey), à quelques kilomètres de la ville de New York, une digue a rompu en pleine nuit, menaçant plusieurs centaines de personnes et mobilisant d'importants secours et la garde nationale.
Réacteur nucléaire à l'arrêt
A Hancoks Bridge, c'est le réacteur nucléaire Salem 1 qui a dû être mis à l'arrêt quand quatre de ses six pompes de circulation d'eau ont cessé de fonctionner, a annoncé son exploitant Public Service Electric and Gas (PSEG). Si les dégâts sont "incalculables" et les inondations si importantes selon M. Christie, c'est en raison de l'élévation du niveau de la mer sous l'effet de fortes marées et du vent. Sans compter les précipitations.
C'est à New York que les effets de Sandy ont été les plus durs. L'East River et la Hudson River ont inondé des tunnels et la partie sud de Manhattan lundi soir. Joseph Lhota, le président du MTA, le système des transports new-yorkais, a déclaré que l'ouragan, qui a inondé de très nombreuses rues de New York à la marée haute avant que l'eau ne redescende, avait été "de loin, l'événément le plus dévastateur jamais rencontré". "Le métro new-yorkais a 108 ans mais il n'avait jamais fait face à une catastrophe aussi dévastatrice telle que celle que nous avons vu la nuit dernière", a-t-il dit.
L'eau salée s'est engouffrée dans les couloirs du métro, dépassant parfois la hauteur des quais. La moitié sud de Manhattan étai toujours privée d'électricité mardi matin, mis à part pour quelques immeubles dotés de générateurs. Le sud de l'île est la partie la plus touchée par les inondations et l'activité était mardi matin quasi-fantomatique. Au sud de Canal Street, Tommy Flynn, un photographe de 57 ans en blouson de cuir et catogan, se promenait, prenant des photos d'un arbre abattu.
Son appartement n'a pas d'électricité mais il n'est pas question pour lui de s'en aller. "Ma copine et moi avons fait des stocks d'eau, de nourriture non périssable, de piles, de lampes électriques, de bonbons et chocolat. Et puis on n'a nulle part d'autre où aller", a-t-il expliqué. A Battery park, à la pointe sud, où le niveau de l'eau s'est élevé de plus de quatre mètres, l'eau a reflué. Quelques branches d'arbres jonchent les rues, des câbles gisent sur le trottoir, a constaté une journaliste.
Manhattan paralysée
Manhattan restait paralysée et quasiment coupée du monde, les ponts et tunnels, hormis le Lincoln tunnel, restant fermés à la circulation. Quelque 500 000 personnes étaient privées d'électricité dans la ville, selon Con Ed, le distributeur local d'électricité, 1,9 million dans l'ensemble de l'Etat, selon le gouverneur Andrew Cuomo. Cinq personnes ont été tuées dans cet Etat, dont un homme de 30 ans, à la suite de la chute d'un arbre dans le Queens à New York.
Dans le Connecticut, 635.000 foyers étaient toujours privés d'élecricité mardi matin, 160 000 à Washington. Aux Etats-Unis, la plupart des lignes électriques ne sont pas enterrées, provoquant fréquemment des coupures en cas d'orages ou de tempêtes. La méga-tempête poursuivait son parcours à l'intérieur des terres. A 05h, elle trouvait à 145 km à l'ouest de Philadelphie (Pennsylvanie) et les vents avaient faibli à 105 km/h, contre 150 km/h la veille, selon le Centre de prédiction hydrométéorologique américain (HPC).
Ses effets n'ont pas fini de se faire sentir: à Washington, les services météo ont lancé une alerte aux inondations en raison de la crue du fleuve Potomac. A ce stade, un total de 14 morts ont été recensés dans les Etats de New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, de Virginie Occidentale et de Caroline du Nord, et la police de Toronto a indiqué qu'une Canadienne avait été tuée par des débris emportés par des rafales de vent. Ces morts s'ajoutent aux 67 morts provoqués ces derniers jours par le passage de l'ouragan dans les Caraïbes. Le Nord-Est du pays restait largement paralysé mardi matin, les transports publics dans les principales villes étant toujours interrompus, les écoles, services publiques et commerces fermés, de même que Wall Street et la quasi-totalité aéroports. Près de 16 000 ont déjà été annulés.
FRANCE-AMERIQUE

Images du Monde - New York

L'entrée ouest du tunnel de Brooklyn Battery est toujours inondée. Près de 7 millions de personnes sont encore privées d'électricité.
 
L'entrée ouest du tunnel de Brooklyn Battery est toujours inondée. Près de 7 millions de personnes sont encore privées d'électricité.

Images du Monde - New York

Des maisons entières ont été détruites.
Des maisons entières ont été détruites.

Images du Monde - New York

Les dégâts dans le Queens prennent une ampleur apocalyptique au lendemain du passage de Sandy.
 
Les dégâts dans le Queens prennent une ampleur apocalyptique au lendemain du passage de Sandy.

Images du Monde - New York

Dans le Queens, un arrondissement de New York particulièrement touché par la tempête sub-tropicale, le ciel se calme.
 
Dans le Queens, un arrondissement de New York particulièrement touché par la tempête sub-tropicale, le ciel se calme.

Images du Monde - New York sous les eaux

Tandis que les rues de Brooklyn sont encore sous l'eau.


Images du Monde - New York

L'ouragan tant redouté est arrivé la côte est américaine et à New York, particulièrement touchée, dans la nuit du 29 ou 30 octobre. La tempête qui a balayé le nord-est des Etats-Unis aurait fait au moins 33 morts dans sept états, selon les bilans toujours provisoires fournis par les autorités, dont 10 dans celui de New York. Transports fermés, électricité coupée, tunnels inondés, la ville est totalement paralysée et l'île de Manhattan a enregistré une subite montée des eaux lundi soir.Réalisation: Gaëlle LabartheL'entrée d'un parking est bouchée par des voitures venue s'entasser, emportées par la crue dans le quartier d'affaires de New York.
L'ouragan tant redouté est arrivé la côte est américaine et à New York, particulièrement touchée, dans la nuit du 29 ou 30 octobre. La tempête qui a balayé le nord-est des Etats-Unis aurait fait au moins 33 morts dans sept états, selon les bilans toujours provisoires fournis par les autorités, dont 10 dans celui de New York. Transports fermés, électricité coupée, tunnels inondés, la ville est totalement paralysée et l'île de Manhattan a enregistré une subite montée des eaux lundi soir.
Réalisation: Gaëlle Labarthe
L'entrée d'un parking est bouchée par des voitures venue s'entasser, emportées par la crue dans le quartier d'affaires de New York.

29.10.12

Photo de l'ouragan Sandy : petite histoire d'un "fake" (pour tous les apprentis menteurs de facebook et d'ailleurs)

L'art du "fake" : Photo montage de l'ouragan Sandy à New York. (DR)

Jason Otts, qui a publié cette photo sur son compte Facebook - partagée plus de 300 000 fois ! - explique avoir eu "200 nouvelles demandes de nouveaux amis" sur le réseau, alors qu'il venait de réaliser son erreur.
Car le cliché est magnifique. Trop. Cette photo du jour de New York est un "fake", comme l'explique Snopes, un site qui s'est fait pour spécialité de démonter les canulars et autres légendes urbaines circulant sur le web.
Il s'agit d'un photomontage d'un cliché de la statue de la Liberté et d'une autre photo prise en mai 2004 dans le Nebraska par le photographe Mike Hollingshead, qui raconte les conditions de la prise de vue sur ce site.
Fake Sandy -
La photo originale ayant servi de base pour le photomontage avec la statue de la Liberté. Le cliché a été réalisé par Mike Hollingshead, dans le Nebraska, en 2004. (Mike Hollingshead)
Plus fort, cette photo avait déjà circulé sur Internet en 2010, à l'occasion d'une autre tempête. Un petit tour sur le moteur de recherche d'images inversées Tineye montre que ce cliché ressort régulièrement. Comme quoi, sur l'Internet mondial, rien ne se perd, tout se recycle.
Une autre photo a fait aujourd'hui le tour de Twitter, Instagram ou encore Facebook. Celle de trois vaillants soldats affrontant stoïquement "la pluie précédant l'ouragan Sandy" devant le monument aux soldats disparus du cimetière d'Arlington, en Virginie. Pas de montage dans ce cas, mais une information erronée, de taille : la photo a été prise sous la pluie au mois de septembre 2012, et non le 29 octobre, comme le précise Poynter.
Photo Arlington
Une photo prise en septembre au cimetière national d'Arlington en Virginie, et présentée fin octobre sur les réseaux sociaux comme une photo de "gardes tenant bon sous la pluie de l'ouragan Sandy". DR
Le site américain Buzzfeed, toujours aussi réactif, s'est même fendu d'un article intitulé : "11 photos qui ne sont pas l'ouragan Sandy", recensant tous les détournements d'images en circulation.
A chaque catastrophe naturelle, son "fake". Tsunami, tempête de sable, séisme : certains sont devenus maîtres dans l'art de publier dans la minute le détournement d'un événement. Du cliché du reporter sur le terrain au canular, il n'y a souvent qu'un pas, malheureusement parfois franchi par les médias en quête d'images.
Pour mémoire, un monteur vidéo du dimanche était parvenu à berner des chaînes de télé dans les heures suivant le grand séisme de 2010 à Haïti, présentant un document vidéo "du tremblement de terre vu de l'ambassade de France" - en fait une image d'un séisme en Californie survenu quelques jours plus tôt...
NOUVEL OBSERVATEUR

Atlantic City sous les eaux, le New Jersey envisage de fermer deux centrales nucléaires

La jetée d'Atlantic City, dans le New Jersey, le 29 octobre.
VIGILANCE SUR DEUX CENTRALES NUCLÉAIRES
Au moins deux réacteurs nucléaires produisant près de 50 % de l'électricité de l'Etat du New Jersey pourraient être arrêtés si les vents créés par l'ouragan Sandy s'intensifiaient, selon un porte-parole de leur exploitant, la société Public Service Electric and Gas, PSEG.
"Selon nos règles d'opération, nous arrêterons les réacteurs (Salem Unit 1 et Hope Creek) si l'une des conditions suivantes était remplie : des vents dépassant la vitesse de 119 km/h pendant une durée de plus de 15 minutes ou si le niveau du fleuve Delaware dépassait les 30,3 mètres de hauteur, le site se trouvant à 31,1 mètres au-dessus du niveau de la mer", a détaillé un porte-parole de l'entreprise. Ces deux réacteurs nucléaires, situés au bord de la rivière Delaware qui sépare les Etats du New Jersey et de Pennsylvanie, "fonctionnent actuellement à plein régime", a-t-il annoncé.
Ils produisent 49 % de l'électricité consommée dans le New Jersey et représentent "la deuxième plus grande centrale nucléaire à but commercial des Etats-Unis". Le niveau le plus haut jamais atteint par les eaux à cet endroit est de 29,7 mètres. Vers 19 h 30 GMT, la vitesse du vent observée sur place était de 72 km/h et la rivière avait atteint un plus haut de 28,3 mètres, à marée haute.
Dans plusieurs Etats, des centaines de milliers de foyers sont d'ores et déjà sans électricité. Dans le Connecticut, plus de 100 000 habitations n'ont plus de courant, et dans la région de New York, elles sont plus de 175 000 à être coupées du réseau.

Renault doit annoncer prochainement la renaissance d'Alpine

Hummm...j'en rêve!
Copyright Reuters
Renault devrait annoncer prochainement la renaissance de sa célèbre marque sportive Alpine, selon nos informations. L'annonce pourrait même intervenir début novembre. Une résurrection voulue par Carlos Tavares, le Directeur général délégué de Renault passionné de sport automobile. Enfin une bonne nouvelle dans le paysage automobile français passablement sinistré ces temps-ci. La voiture ferait l'objet d'un partenariat avec l'anglais Caterham, d'après nos sources. Ce fabricant de petites sportives fondé à la fin des années 50 ne produit que 400 véhicules environ pas an, mais il est réputé, avec un vrai savoir-faire en matière de sportives ultra-légères. En dépit de ce partenariat, l'assemblage final de la nouvelle Alpine Renault - puisque tel devrait être le nom officiel de ce nouveau label - serait a priori assuré par l'usine normande de Dieppe... berceau historique de la marque.
Un prix de 35 à 40.000 euros
Pour cette nouvelle voiture emblématique, qui reprend le label champion du monde des rallyes au début des années 70, "la cible est un prix autour de 35-40.000 euros", selon les informations que nous avions recueillies en interne en juillet dernier. Le véhicule pourrait développer "200-250 chevaux", rester assez léger en pesant "1,2-1,3 tonne" seulement, avec des dimensions très contenues de "moins de 4,30 mètres de long". Cette Alpine "ressemblerait à la berlinette A 110 (la mythique voiture des années 60 et début 70)", indiquait par ailleurs récemment à latribune.fr le patron du design de Renault, Laurens van den Acker, qui précisait : "la Mini et la Fiat 500 sont deux bons exemples". A bon entendeur... Pour la première fois, un constructeur français ferait donc du "rétro" en s'inspirant d'un de ses modèles historiques. La voiture peut arriver sur le marché dans trois ans, c'est-à-dire au milieu de la décennie. Renault avait déjà essayé de recréer la marque précédemment. Trois projets ont vu le jour depuis les années 90, sans jamais franchir jusqu'ici l'étape du feu vert, faute de rentabilité assurée.
Une histoire qui remonte à 1955
Créée par un concessionnaire Renault, Jean Rédélé, à Dieppe (Seine maritime), Alpine a vécu quarante ans d'histoire passionnelle et... mouvementée. Tout a démarre en 1955 avec un petit coupé, présenté au salon de Paris sous le nom de " Alpine Mille Miles", qui reposait sur une modeste base de 4CV. La Berlinette A108 est dévoilée pour sa part en 1960. Un véhicule-clé, qui servira de base à la A 110. Elle devient la voiture sportive française par excellence, relativement chère, délicate à piloter, exiguë, mais d'une légèreté et d'une agilité phénoménales. Ce sont ces atouts qui lui permettront de contrer efficacement les Porsche, bien plus puissantes. Alpine gagne enfin le titre mondial des rallyes en 1973. L'heure de gloire.
L'échec du Porsche à la française

Pour devenir le Porsche à la française dont on parle déjà, Jean Rédélé veut une voiture plus vaste, plus cossue, moins difficile à conduire. Ce sera l'A310, présentée au salon de Genève en 1971. Mal finie, dotée d'une motorisation moins noble que la concurrence, elle n'aura pas le génie de la berlinette, malgré ses qualités indéniables. A trop grossir, l'Alpine perd ses qualités de base (compacité, légèreté, simplicité). Le déclin s'amorce. L'A310 sera remplacée en 1985 par la GTA. Entre-temps, Renault aura repris Alpine et ajouté à la gamme une petite R5 Alpine, au milieu des années 70. Cette simple R5, juste plus puissante et légèrement modifiée, concurrencera (mal) la nouvelle Golf GTI. En 1991, Renault sort l 'A610 avec un V6 turbocompressé de 250 chevaux. Las. Les ventes resteront confidentielles. En France, ce marché des GT n'est pas porteur à cause d'une fiscalité dissuasive (déjà!) et des limitations de vitesses. Et, à l'étranger, le nom d'Alpine n'évoque plus rien, car la marque s'est retirée à la fin des années 70 de la compétition. Pour ne rien arranger, la qualité et la fiabilité sont franchement mauvaises. Du coup, en 1995, Renault annonce la fin d'Alpine, dans l'indifférence générale.