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Automobile et Histoire - RENAULT DAUPHINE : UNE 4 CV SOUS STEROÏDES - 1/2 -


Juste après avoir lancé la “motte de beurre”, la Régie Renault a mis en chantier sa grande petite sœur, une voiture plus logeable, plus puissante et plus rapide mais qui, techniquement, demeure une photocopie de son aînée. La Dauphine n’est ni plus ni moins qu’une “super 4 CV”, mais cela va lui réussir. Et pour illustrer ce dossier, nous avons jeté notre dévolu sur une Dauphine de la maturité, la R1094 équipée de freins à disques, un excellent modèle que son propriétaire a bien voulu nous confier.

Avec sa bouille sympathique, faite de rondeurs et de douceurs, la Dauphine est attendrissante. On voudrait la serrer dans ses bras. Mais prise en étau entre les très populaires 4 CV et R8, elle a toujours semblé manquer d’air dans le monde de la collection, ceci malgré le succès commercial sans précédent qu’elle a connu. Excusez du peu, la Dauphine s’est tout de même vendue deux fois plus que la première et 27 % de plus que la seconde. Mais elle pêche par excès de discrétion. Sans doute est-elle un peu moins charismatique que son aînée et son aïeule. Parce que la Dauphine mérite mieux que cet entre-deux, nous avons choisi de lui donner la place qu’elle mérite en lui offrant un dossier complet en forme d’hommage au cœur de ce numéro 344. Car chez Gazoline, nous aimons la Dauphine. Je dirais même plus, j’aime cette voiture puisque j’en ai possédé une que j’adorais contempler mais aussi conduire. Aussi, lorsque je me suis rendu chez Roger pour découvrir son bel exemplaire bleu Ile de France, j’étais excité comme un gamin. La voiture de Roger est une R1094 de début de production, qui date de l’automne 1963. Il ne s’agit pas des toutes premières, ces 223 exemplaires ayant reçu la suspension Aerostable, mais de la 637e, pourvue, donc, de liaisons au sol débarrassées de ce dispositif n’ayant jamais fait l’unanimité, si ce n’est contre lui.


Hugues Chaussin
Gazoline