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mardi 27 septembre 2016

Alzheimer vaincu à Toulouse


© MaxPPP
Pour lutter contre l’oubli, le Gérontopôle de Toulouse a décidé de mettre les bouchées doubles. L’équipe du professeur Bruno Vellas, directeur de l’institut, coordonne depuis plus d’un an un ensemble de tests cliniques actuellement menés dans toute l’Europe. Des essais thérapeutiques pour tenter de trouver un traitement efficace contre la maladie d’Alzheimer, maladie neurodégénérative la plus répandue dans le monde. Et après 18 mois de protocole, les premiers résultats sont plus que concluants.

"Grâce à l’imagerie nous savons maintenant que l’apparition de plaques amyloïdes dans le cerveau est responsable de la maladie d’Alzheimer. Mais ces lésions cérébrales sont aussi parfois visibles chez des personnes ne présentant aucun symptôme. Or prise à temps, nous constatons que des anti-corps monoclonaux réussissent à faire disparaître ces plaques", explique le professeur Bruno Vellas.

Dans son centre de recherche toulousain, il teste depuis 18 mois une dizaine de molécules sur une centaine de patients et certaines semblent bien fonctionner. De nouveaux médicaments à l’essai qui freinent visiblement la progression de la maladie. Une véritable lueur d’espoir pour les malades et leurs familles. Mais même si les scientifiques s’enthousiasment de ces premiers résultats, Pierre-Jean Ousset, responsable du centre de recherche au Gérontopôle avec le professeur Vellas reste encore prudent : "il faut maintenant vérifier que l’éradication de ces plaques séniles a bien un lien direct avec le traitement de la maladie. Il faut aussi s’assurer que ces traitements actuellement testés, le seront de manière significatives sur la durée, sans effets secondaires à moyen-long terme".

En décembre, le professeur Bruno Vellas analysera et présentera l’ensemble de ces résultats à l’occasion du Clinical Trials on Alzheimer’s disease (CTAD) de San Diego en Californie. 
Des résultats très attendus, avec, il l'espère, des avancées significatives qui permettraient peut-être de voir la mise en place de traitements efficaces d’ici 2 à 3 ans. En tout cas pour le professeur Bruno Vellas, une chose est sure, quelque soit le bilan de ces études, ce spécialiste en est convaincu : "On n’a jamais été aussi proche".

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