
Nelson Mandela est hospitalisé depuis le 28 mars, pour soigner une pneumonie. L'ancien président de l'Afrique du Sud avait déjà été hospitalisé en janvier 2011 puis en décembre 2012 pour des infections pulmonaires, probablement liées aux séquelles d'une tuberculose contractée pendant son séjour sur l'île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il avait passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l'apartheid.
Si Mandela, âgé de 94 ans, vit retiré depuis plusieurs années – sa dernière apparition publique remonte à juillet 2010, lors de la finale de la Coupe du monde de football, à Johannesburg –, celui que les Sud-Africains surnomment affectueusement "Mandiba" (son nom de clan tribal) a gardé une présence symbolique forte ; il incarne mieux que tout autre la nation "arc-en-ciel" et ses aspirations à l'égalité et à la fraternité.
Si Mandela, âgé de 94 ans, vit retiré depuis plusieurs années – sa dernière apparition publique remonte à juillet 2010, lors de la finale de la Coupe du monde de football, à Johannesburg –, celui que les Sud-Africains surnomment affectueusement "Mandiba" (son nom de clan tribal) a gardé une présence symbolique forte ; il incarne mieux que tout autre la nation "arc-en-ciel" et ses aspirations à l'égalité et à la fraternité.
Dessin de Zapiro
COURRIER INTERNATIONAL


Le sexagénaire aurait pu s’en tirer à bon compte s’il n’avait pas choisi comme barbu bête et méchant le dessin de couverture de Charia Hebdo de Luz caricaturant le Prophète. «Si j’avais su, jamais je n’aurais choisi cette image, il y en a plein d’autres, je suis un bon musulman et je ne veux pas porter atteinte au Prophète», se justifie le malotru. Trop tard, car le procureur estime que nul n’est censé ignorer la loi, et qu’un tel acte ne peut rester impuni dans un pays qui a connu les manifestations les plus violentes après la sortie du film L’Innocence des musulmans. La foule avait lynché l’ambassadeur américain, qui est probablement mort avant d’avoir visionné le film en question… Dans la Libye des révolutionnaires, Ali Omar Tekbali aurait mieux fait de garder son ordinateur éteint le jour où il a décidé de défendre les droits des femmes.







Au lendemain de l’élection de Sarkozy en 2007, souvenez-vous du ton général de la presse. À part quelques trop rares exceptions parmi lesquelles on pouvait compter L’Huma, Marianne et Charlie (pardon si j’en oublie), le grand troupeau médiatique a bêlé sur le même ton. Il n’était pas question de décortiquer le programme du nouveau président, d’expliquer en quoi il allait mettre la France à genoux, non. Le fond n’intéressait pas grand monde. Ce qu’on nous a vendu les six premiers mois de mandat, c’est un nouveau «style». Le «style» Sarkozy a été la vraie vedette des journaux d’information, devenus pour l’occasion torche-cul people.

