Nombre total de pages vues

13.9.26

Automobile et Histoire - PEUGEOT 504 CABRIOLET : PURE FIN DE RACE (2/2)

La 504, une berline dévoilée en septembre 1968, est le fruit d’une collaboration à “50/50” entre stylistes français et italiens. Comme ses aînées avant elle, elle donne lieu à la création d’un coupé et d’un cabriolet dont Pininfarina est le seul créateur. Contrairement à ce qui a été fait pour les dérivés de 404, ceux de la 504 ne font aucune référence à la berline. Le travail de carrosserie a débuté par une réduction des dimensions de la plateforme qui s’établit sur un empattement plus court de 19 cm et une longueur totale de 4,36 m au lieu de 4,49 m. La hauteur diminue de 10 cm dans l’opération, toujours par rapport à la 504 initiale. Ces proportions distinctes sont le premier facteur qui différencie la berline de ses dérivés, le seul et unique point de convergence entre ces voitures étant le profil des panneaux de flancs, marqué par une arête médiane à mi-hauteur. Tout le reste diffère à commencer par les phares, au nombre de quatre, dont la forme est à mi-chemin entre le rectangle et l’ovale, suivis par les feux arrière, trois par côté, lesquels suggèrent des griffures obliques. Les capots avant et arrière perdent les plis marqués que l’on connaît sur la berline en échange de formes douces et plongeantes qui viennent délicatement d’échouer au-dessus des phares et des feux. Ces volumes mariant élégance et caractère s’accordent avec le déhanché, subtil mais suffisamment marqué, des ailes postérieures. Autrefois prononcé sur les 404, ce trait a été poli, mais sa présence inscrit cette création dans la lignée des voitures de sport latines les plus racées. Autre changement significatif par rapport aux berlines, le capot moteur des dérivés Pininfarina est articulé à l’avant et non au niveau de la baie de pare-brise. En brisant le moule de la 504 pour modeler le cabriolet, Sergio Pininfarina s’est fait plaisir. Il semblerait toutefois qu’il a trouvé une pointe d’inspiration outre-Atlantique, du côté de la Chevrolet Camaro. Si les faux airs sont subtils, l’ensemble est emballé à l’italienne, avec une bonne grosse dose de glamour.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline