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20.5.26

Automobile et Histoire - TALBOT MATRA RANCHO X MIDNIGHT


La Rancho Midnight, série spéciale produite à seulement 100 exemplaires, renferme une chaîne hifi qui crache à tue-tête la musique pop du début des années 80. C’est le véhicule idéal pour partir en boite entre potes par les chemins de traverse, si possible peu boueux histoire de ne pas salir sa magnifique tenue noire rehaussée de chromes et de fines touches de rouge. Madame joue les coquettes du haut de belles roues en alliage !

Matra Automobile était décidément un constructeur différent des autres. En restant obstinément en marge des concepts conventionnels exploités par la majorité des grandes marques, la marque a osé innover, sans cesse, en allant jusqu’à créer ses propres marchés. Sans être géants, ceux-ci ont été tout de même significatifs car ils ont permis de produire, à chaque fois, plusieurs dizaines de milliers de véhicules. Il en va ainsi de la Bagheera, dont le formidable succès a assis une collaboration fructueuse avec Chrysler France. Dans la foulée de cette voiture sans précédent, un coupé sport à trois places de front, Matra propose à la direction de Chrysler France un véhicule de loisirs, tendance “tous-chemins” mais disposant du même confort et des mêmes capacités routières qu’une berline. Alors que la Bagheera emprunte sa mécanique à la Simca 1100, la Rancho utilise jusqu’à ses soubassements et même la moitié avant de sa carrosserie, ce qui renforce visuellement le cousinage entre les deux marques françaises. Après le sport, l’évasion est au programme. L’idée peut paraître farfelue, en France, au milieu des années 70, mais cette voiture absolument atypique connaîtra plus de réussite qu’espéré. Présentée comme la « première berline verte », non pas pour ses prétentions écologiques mais plutôt pour son aptitude à s’aventurer en dehors des sentiers battus, la Rancho oscille visuellement entre utilitaire et véhicule tout terrain. Curieuse, elle intrigue en raison de son positionnement, pour certains fragiles, pour d’autres inexistant. En effet, il est légitime de se demander si un seul client existe pour ce type de voiture. Et pourtant, la tendance des véhicules “baroudeurs” est bel et bien lancée. Alors qu’elle effectue sa première sortie publique à l’occasion du salon de Genève en mars 1977, six mois avant sa mise sur le marché, les 4×4 ne se sont jamais aussi bien portés avec plus de 150 000 unités assemblées annuellement sur la planète.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

19.5.26

Du bon usage de l'argent public - AURORE BERGé - NAJAT VALLAUD-BELKACEM - JEAN-FRANçOIS COPé




Que sont allés faire Aurore Bergé, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-François Copé au Festival de Cannes ?

Nous avons adressé un courrier officiel à la Cour des comptes, au Ministère de l’égalité entre les femmes et les hommes et à la mairie de Meaux pour obtenir des clarifications :

À quel titre officiel assistent-ils à cet événement ?
Qui prend en charge les frais de déplacement et d'hébergement ?

Nous demandons par ailleurs les justificatifs correspondant aux différentes dépenses engagées dans ce cadre.

Alors que les Français attendent une exemplarité totale, la présence d'une ministre et d’un maire en exercice et de la conseillère maître à la Cour des comptes (garante du bon usage de l'argent public) sur le tapis rouge pose question.

Il est déconcertant de constater que des figures politiques de premier rang semblent ignorer le décalage entre le jeu des photographes people et la dignité de leurs fonctions, offrant ainsi l'image d'une déconnexion totale avec la réalité des citoyens.

TransparenceCitoyenne

Automobile et Histoire - CITROËN GS X2 : GERANIUM VIVACE


Plus agressive qu’une « GS à papa » avec ses pare-chocs noirs, ses phares additionnels et son gros becquet en mousse, la X2 est la déclinaison sportive de la famille. Même s’il ne s’agit pas de la plus puissante de la catégorie, ses qualités naturelles lui permettent d’emboiter le pas de ses concurrentes sans devoir forcer son talent. Pour le vérifier, nous avons essayé ce rare exemplaire rouge géranium.


La GS X2 est lancée en binôme avec la GS X en septembre 1974. La deuxième reprend la présentation et l’équipement de la première à l’exception de la lunette dégivrante, des feux de recul et de l’allume-cigare. Sous le capot, elle se contente du petit moteur 1 015 cm3 de 55,5 ch. Ces deux versions ne sont pas disponibles avec le convertisseur de couple optionnel. La présentation spécifique des X et X2 se signale d’abord par un tableau de bord en alu brossé truffé de compteurs ronds entièrement noirs. Ce sont les premières GS à ne pas être équipées d’un « tambour » après la Birotor sortie en septembre 1973. A l’intérieur, elles possèdent également des sièges à dossier inclinable comprenant l’appuie-tête, l’ensemble étant garni de simili anthracite. Extérieurement, les X et X2 possèdent des roues de couleur gris AC140 munies d’un tout petit capuchon central ainsi que des projecteurs à longue-portée Cibié fixés au-dessus du pare-chocs, juste devant la calandre. Une teinte spécifique aux X et X2 figure au nuancier. Il s’agit du jaune Hélianthe. Si le client choisit cette couleur, les encadrements de portières sont peints en noir satiné alors que s’il choisit l’une des autres teintes du catalogue, ils sont laqués couleur carrosserie. Rappelons qu’ils sont habillés de profilés en inox poli sur les GS Pallas et Club, mais peints sur les GSpécial.


Pour la deuxième année de production qui débute à l’automne 1975, la couleur spécifique change pour le bleu Hunaudières alors que le ciel de toit et les pare-soleils, qui étaient précédemment anthracite foncé, deviennent clairs. En janvier 1976, les sièges des X2 (les X conservent le simili) sont dotés d’une garniture en tissu anthracite vénitien. A l’occasion du millésime 1977, la GS fait l’objet d’un léger restylage arrière avec de nouveaux feux élargis et tronqués surmontés d’un bandeau en alu brossé. Les pare-chocs des X et X2 deviennent noir satiné et la teinte de couleur spécifique annuelle est désormais le rouge soleil, toujours associée aux encadrements de vitres latérales noirs, lesquels sont maintenant en inox poli avec les autres couleurs. A l’intérieur, un nouveau tableau de bord en plastique noir muni de compteurs « design » remplace le précédent. Pour leur quatrième et dernière année d’existence, aucun changement mécanique n’est à l’ordre du jour sur les X2. En revanche, leur esthétique est rafraîchie avec le remplacement des longue-portées par des antibrouillards situés sous le pare-chocs, l’adoption de nouvelles roues désormais pleines munies d’un enjoliveur en étoile noir à trois petites branches, puis l’ajout d’un becquet arrière en mousse noire de grande dimension et des phares de type H4. A noter que les X sont privées de ces deux derniers équipements. A l’intérieur, la banquette arrière est munie d’un accoudoir central escamotable et la sellerie mixte simili noir et jersey prince de Galles est identique sur les X et X2 quelle que soit la couleur de carrosserie, celle réservée au millésime 1978 étant le orange Ibiza. En revanche, désormais, les encadrements de glaces sont noirs satiné avec toutes les couleurs du nuancier, à l’image du rouge géranium choisi par le premier acheteur de la voiture illustrant cet essai.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

14.5.26

Automobile et Histoire - SIMCA 1100 Ti : ORANGE SANGUINE - 2/2 -


Le 6 octobre, jour du jeûne de la fête juive de Yom Kippour, Israël subit une attaque surprise et simultanée de l’Egypte et de la Syrie. S’ensuit une guerre, intense, de seulement trois semaines, mais qui aura des conséquences dévastatrices pour l’automobile avec la prise de mesures de rétorsion sur la livraison de pétrole. Chacun assistera, impuissant, au doublement du prix du baril, passé de 2,5 à 5 dollars du jour au lendemain, avant de dépasser les 10 dollars à la fin du mois de décembre. Personne n’aurait pensé possible pareille hausse du prix de l’essence. Cette inflation est d’autant plus sévère qu’une fois l’embargo levé, les prix ne sont quasiment pas retombés. Tenez-vous bien, en valeur constante, le carburant coûtait encore plus cher fin 1973 que fin 2025, n’en déplaise aux indécrottables du « c’était mieux avant ». En conséquence, les pouvoirs publics français prennent une batterie de mesures de crise, la première étant la limitation, annoncée comme provisoire, de la vitesse à 90 km/h sur route et à 120 km/h sur les autoroutes. Mais ce n’est pas tout. Dans le paquet figure aussi l’interdiction, cette fois vraiment provisoire, du sport automobile, sans oublier la réduction du chauffage collectif. Les conséquences sont dramatiques pour de nombreux constructeurs. Pour ne prendre que deux exemples, Citroën est au bord du précipice alors que le petit poucet CG s’apprête à mettre la clé sous la porte. Voici le contexte dans lequel la Simca 1100 Ti débute sa carrière aux côtés de nouvelles sœurs de chaîne sorties du chapeau dans la précipitation afin de faire passer la pilule. En février 1974 apparaissent en effet les 1100 LE et GLE dotées d’un 944 cm3 de 48 ch, suivies en septembre par la 1100 ES de 1 118 cm3 au rapport volumétrique diminué pour fonctionner à l’essence ordinaire, dont la puissance est abaissée à 54 ch au lieu de 60 ch. Avec ses carburateurs double-corps de 36 mm, la 1100 Ti arrive comme un éléphant lancé pleine balle dans un magasin de porcelaine. Mais, allez donc avoir pourquoi, la magie a opéré. Accueilli à bras ouverts par la clientèle à laquelle il s’adresse, le dernier avatar sportif de la marque française mise tout sur le sport, sur l’image du sport et sur l’essence même du sport pour faire chavirer les cœurs. Aussi rapide mais plus polyvalente que la très populaire Rallye 2, la 1100 Ti fait un véritable carton dès le jour de sa présentation. Surexposée par des couleurs aussi joyeuses que le jaune maya ou le rouge orangé Sumatra, la nouvelle venue fait un carnage. Archétype de la voiture à la mode, elle a le talent de se montrer irrésistible, en premier lieu grâce à son look ravageur.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

12.5.26

Automobile et Histoire - SIMCA 1100 Ti : ORANGE SANGUINE - 1/2 -

Familiale sportive des années 70, la Simca 1100 Ti a marqué de son empreinte le paysage automobile dans une période ambivalente, à la fois stimulée par les résultats sans précédent de la France au plus haut niveau du sport automobile et durement impactée par les conséquences de la première crise pétrolière.

L’année 1973 est particulièrement brillante pour l’automobile française. Matra-Simca décroche une deuxième victoire aux 24 Heures du Mans, faisant la fierté des 250 000 spectateurs massés dans les tribunes. Quelques mois plus tard, l’écurie Alpine remporte avec panache le tout premier championnat du monde des rallyes. Enfin, en Formule 1, un jeune français aux yeux d’azur fait des étincelles au plus haut niveau. Cela ne fait de doute pour personne, François Cevert sera un jour champion du monde. Hélas, sa vie sera soudainement fauchée à l’automne lors des essais du Grand Prix des Etats-Unis. Malgré la tragique disparition du plus beau regard de toute l’histoire du paddock, l’automobile tricolore vit un état de grâce sans précédent et les nombreux petits constructeurs de bolides routiers voient leurs affaires tourner mieux que jamais. Au-dessus du panier, les coupés haut de gamme font la fierté de la France mais aussi de leurs propriétaires qui réalisent à leurs volants des moyennes autoroutières de plus de 200 km/h. La Citroën SM, la Ligier JS 2 ou encore la très élitiste Monica font rêver. La vitesse fait rêver ! Chez Simca Chrysler, on est sur un petit nuage. Ce deuxième succès de la marque est un excellent signal pour les ventes et le best-seller de la gamme doit en bénéficier.

C’est ainsi que le 14 juin 1973, quatre jours exactement après la victoire mancelle, une nouvelle 1100 franchit l’étape de la réception au service des Mines. Baptisée Ti, deux lettres très tendances dans l’univers de la voiture de course, elle se présente comme une “super Spécial”, mécaniquement mais aussi par son ambiance et son équipement. Avant de faire l’inventaire des caractéristiques de la nouvelle “bombe” Simca, il est essentiel de la situer dans le contexte si particulier de cette période. Après une ultime phase de mise au point menée par les équipes du regretté André-Louis Sance, la Simca 1100 Ti est lancée au mois de septembre dans une euphorie également stimulée par le succès insolent des Rallye 2 en courses pour amateurs.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

10.5.26

Passé - HAUSSMANN : LA TRANSFORMATION DE PARIS

La France à l'affiche - LA BRETAGNE


La Bretagne est une région située à l'ouest de la France, réputée pour ses paysages sauvages et ses côtes découpées. Connue pour son patrimoine culturel, sa gastronomie riche en produits de la mer et son identité celte, la Bretagne attire de nombreux visiteurs en quête d'authenticité et de nature préservée. On y trouve également de nombreux sites touristiques tels que la ville de Rennes, les forêts de Brocéliande, les îles bretonnes ou encore les alignements de Carnac.

Marcel

Automobile et Histoire - RENAULT PRIMAQUATRE ACL 1 CABRIOLET : LE PARFAIT COMPROMIS - 2/2 -


En cette année 1936, la marque au losange fait construire au Mans sa première usine décentralisée, puis elle battra avec 46 300 véhicules assemblés, son record annuel absolu depuis les origines en 1898, ceci malgré les mouvements sociaux qui ont sérieusement impacté le fonctionnement des usines. Modèle très apprécié pour son dynamisme, plus que jamais situé au cœur de la gamme, la Primaquatre fait l’objet des meilleurs soins. En recevant la nouvelle carrosserie de la Celtaquatre allongée de 15 cm au niveau de l’empattement, elle s’offre un rafraîchissement qui lui permet de rester aussi désirable qu’au premier jour. En bénéficiant des pistons de 85 mm issus des six et huit cylindres généralisés sur toute la gamme sauf la Celtaquatre, elle profite d’une progression significative de sa cylindrée, laquelle passe de 2 120 cm3 à 2 383 cm3. Il en résulte un passage de 11 à 14 CV et un gain de 12 ch réels dont le bénéfice est immédiatement perceptible au volant. L’ancienne et la nouvelle Prima n’ont plus rien à voir. La 14 CV est devenue un petit bolide déguisé en voiture de tourisme. Peugeot pousse le concept encore plus loin avec sa 402 B Légère, laquelle combine un châssis de 302, une caisse de 202 et un moteur de 402 B fournissant 63 ch. Alors que Citroën sort sa 11 Légère à moteur Perfo de 56 ch, Renault réagit en 1939, avec l’éphémère Primaquatre Sport dont le quatre cylindres porté à 56 ch permet une vitesse de 125 km/h. Cinquante ans plus tard, on parlera de “GTi” à propos des voitures de cette espèce.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

8.5.26

Musique - JOHNNY HALLYDAY - J'LA CROISE TOUS LES MATINS

"J'la croise tous les matins"

Automobile et Histoire - RENAULT PRIMAQUATRE ACL 1 CABRIOLET : LE PARFAIT COMPROMIS - 1/2 -


Judicieusement positionnée entre les petites Celtaquatre 8 CV et les puissantes Viva 23 CV, la Primaquatre de 14 CV fait figure de juste milieu dans la gamme Renault des années 30. L’énergie de son moteur et sa maniabilité en font certainement la plus intéressante à acheter pour prendre du plaisir en avant-guerre, sans risquer la déception occasionnée par un manque de dynamisme. Et en cabriolet, la Prima combine encore plus de qualités…

La Primaquatre fait son apparition en janvier 1931 au sein d’une gamme Renault en plein déploiement. Il s’agit d’un modèle qui combine la carrosserie légère et compacte de la Monasix et le quatre cylindres 11 CV assez généreux de la KZ5. L’ensemble produit une voiture dynamique qui atteint 105 km/h, soit presque autant que les véhicules de la marque à moteurs six cylindres de 16 CV. A compter du modèle 1933, la Prima gagne en vélocité et en agrément en recevant une boîte à deuxième et troisième synchronisées. Elle voit par la même occasion sa vitesse atteindre 110 km/h. Pour l’année 1934, la Primaquatre poursuit sa dynamisation avec une puissance moteur passant de 35 à 40 ch et une carrosserie nettement plus aérodynamique, l’ensemble permettant des performances encore en hausse. Avec 115 km/h, la Prima devient une 11 CV hors d’atteinte que seul Citroën parviendra à égaler près d’un an plus tard avec sa 7S, une traction avant de 46 ch dont les incroyables prestations routières ont été atteintes au prix d’une fiabilité aléatoire. A l’occasion du salon de l’automobile 1935, l’ensemble de la gamme Renault est renouvelé en s’inspirant plus ou moins de la série des Grand Sport expérimentée dans le courant de l’année. Les caisses sont élargies et les marchepieds disparaissent, la lunette de certains modèles est en deux parties, la plaque minéralogique arrière est rétro-éclairée tandis que la roue de secours est déplacée à plat dans le coffre. En revanche, les phares incorporés dans les ailes, le pare-brise en V et les spats de roues arrière demeurent le privilège des Grand Sport. En parallèle, une rationalisation de l’offre est opérée avec la suppression des Monaquatre, Vivasport et Nervasport...


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

Digital JM - FORÊT DE CASTILLON (Tarnos - France)

 
13-11-2020
JoanMira

6.5.26

News en images - L'URGENCE DU DESESPOIR


À Dunkerque, cette mère avec son enfant sanglé contre elle, supplie un CRS de la laisser gagner l’embarcation tout juste arrivée sur la plage. 

The Times/News Licensing/ABACA