Nombre total de pages vues

26.5.26

Automobile et Histoire - CITROËN CX 25 GTI Turbo : DEMON ET MERVEILLE - 1/2 -

 

Pour avoir fait l’éloge de la vitesse dans une campagne de publicité provocante à souhait, la CX 25 GTi Turbo restera comme l’une des voitures françaises les plus sulfureuses des années 80. Mais cette « bombe » démoniaque ne doit pourtant pas être réduite à cela. Car il s’agit avant tout d’une CX, avec ses merveilleuses qualités et ses quelques petits défauts.

Il faut attendre mai 1977 pour que Citroën propose une CX enfin “tonique” sous les traits dynamisés d’une version prénommée GTi, les trois lettres synonymes de sportivité popularisées par Volkswagen. Cette nouveauté n’affole pourtant pas les compteurs puisqu’elle parvient tout juste à approcher les chronos de la précédente DS 23 ie. Avec ses 128 ch et sa boite 5, la GTi atteint 189 km/h et grâce à sa suspension peaufinée, elle offre un comportement routier de haut vol qui parvient à faire la différence avec une DS pourtant très bien armée de ce point de vue. Le progrès est donc là malgré la stagnation des performances. Il faut dire qu’en cette période de tensions géopolitiques occasionnant une flambée des prix du carburant, la marque aux chevrons préfère investir dans le diesel, carburant qui parvient à « sauver » le démarrage commercial de son nouveau vaisseau amiral en représentant rapidement jusqu’à 45 % de ses ventes ! Contre toute attente, le gas-oil s’accorde tellement bien avec l’ensemble des qualités de la CX qu’il lui permet de devenir l’une des références du genre aux côtés de Mercedes. Ainsi motorisée, la CX est notamment appréciée pour ses grandes qualités tractrices. En septembre 1977, le 2,2 l diesel est remplacé par un nouveau 2,5 l qui lui permet d’atteindre la vitesse remarquable de 147 km/h. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la CX va se bâtir une réputation de voiture rapide avec ses moteurs à « huile lourde », notamment lors de l’adjonction d’un turbocompresseur au printemps 1983. Alors que la cylindrée de 2,5 l devient la nouvelle norme haute de la gamme CX, la CX GTi passe le relais à la 25 GTi qui avec 138 ch, atteint enfin 200 km/h. Le turbo réussit tellement à la CX diesel que Citroën décide de développer une GTi turbocompressée. Mises de côté en début de carrière, la puissance et les performances deviennent désormais des arguments vecteurs d’image forte pour un modèle qui n’a décidément pas évolué comme l’imaginaient ses concepteurs. Et une fois de plus, le diesel est au cœur du sujet. Pourquoi ? Parce que le moteur de la CX 25 GTi Turbo est étroitement dérivé du 2,5 l « turbo-D ». En effet, son carter moteur est redimensionné, sa culasse est plus résistante et son vilebrequin en acier matricé est doté de paliers au diamètre majoré. Sur la turbo essence, des spécificités sont adoptées comme de nouveaux pistons plats, des chambres de combustion à chasse, un joint de culasse triple épaisseur avec sertissages en inox, des soupapes d’admission et une tubulure de diamètres réduits, un système d’alimentation Bosch L-Jetronic à la place du LE-Jetronic des GTi atmosphériques, un circuit de refroidissement redimensionné issu des CX diesel turbo, une visserie d’échappement en Nimonic argenté ou encore un échangeur eau-huile.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

>...

24.5.26

Belles plages - CORSE - BODRI


Où se baigner sur les plus belles plages de Corse ? Au nord, à L’Île-Rousse, la plage de Bodri est incontournable. Du sable blanc et des eaux cristallines en pleine ville, d’où l’on accède par un petit train touristique des plages : une très vaste étendue de sable permet de trouver une place même en pleine période estivale.

GenerationVoyage

22.5.26

Passé - LES BUNKERS SECRETS DE BIARRITZ


 
Labyrinthe souterrain, salles intactes : plongée au cœur des bunkers secrets de Biarritz

France 3 Nouvelle-Aquitaine

Automobile et Histoire - TALBOT MATRA RANCHO X MIDNIGHT - 2/2 -


La Rancho ce serait le Canada Dry de l’espèce. Elle a l’allure d’un 4×4, elle a le goût d’un 4×4, mais elle n’est pas un 4×4. Et pour cause, la création de Romorantin ne dispose “que” de deux roues motrices, qui plus est situées à l’avant. La Rancho est élaborée sur la base d’une fourgonnette 1100 VF 2. Poissy a fourni à Romorantin des voitures nues, non peintes, seulement équipées à l’arrière du plancher et de la partie inférieure des côtés. L’habillage intérieur, les modifications mécaniques au niveau de la suspension et des freins, le montage du réservoir en plastique, ainsi que le garnissage intérieur sont l’affaire des ouvrières et des ouvriers du Loir-et-Cher. L’arrière du véhicule est entièrement rhabillé d’une cellule en stratifié maintenue par une ossature métallique, l’ensemble étant boulonné sur la carrosserie initiale de la VF 2. Cette cellule arrière est collée sur la partie avant qui, pour sa part, ne fait l’objet d’aucune modification, hormis l’ajout d’un bouclier et d’extensions d’ailes en polyester ainsi que d’une galerie de pavillon garnie de trois glissières et sécurisée par un garde-fou tubulaire. Le train avant provient de la VF 2 avec toutefois une modification du diamètre de la barre stabilisatrice avant, porté à 21 mm, et les amortisseurs qui sont spécifiques. La suspension arrière est renforcée au niveau de la traverse, des bras, des fusées et des barres de torsion dont le diamètre passe de 20,9 à 22,2 mm. Comme devant, les amortisseurs sont spéciaux. Le circuit de freinage provient de la 1100 Ti avec son assistance par servofrein. Parmi les autres équipements signalons la présence du système de chauffage des 1100 “pays froids” ainsi que des phares H4 des 1100 Ti. La boîte de vitesses provient de la 1307 mais elle s’accompagne de cardans en 40 mm issus des 1100. Quant au moteur, il est emprunté à la Simca 1308 GT. Il s’agit du bloc “Poissy” culbuté déjà utilisé par Matra sous le capot arrière des Bagheera S. Par rapport au 1 294 cm3 qui fait des merveilles sous le capot de la Simca 1100, il voit la course de ses pistons passer de 70 à 78 mm, cette opération permettant de rehausser la cylindrée à 1 442 cm3 et, surtout, d’obtenir l’élasticité qui manque tellement au 1 294 cm3. S’il est alimenté par deux carburateurs doubles corps sur le coupé sport, il se contente ici d’un seul double corps Weber de 36 mm, un montage similaire à celui des 1308. Ce parti-pris est judicieux car le caractère moteur recherché n’est pas le même que pour la Bagheera. Avec 80 ch obtenus à 5 600 tr/mn, il en rend dix à la sportive, mais ceux-ci n’auront servi à rien sur ce véhicule, à part faire grimper la consommation.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

20.5.26

Automobile et Histoire - TALBOT MATRA RANCHO X MIDNIGHT


La Rancho Midnight, série spéciale produite à seulement 100 exemplaires, renferme une chaîne hifi qui crache à tue-tête la musique pop du début des années 80. C’est le véhicule idéal pour partir en boite entre potes par les chemins de traverse, si possible peu boueux histoire de ne pas salir sa magnifique tenue noire rehaussée de chromes et de fines touches de rouge. Madame joue les coquettes du haut de belles roues en alliage !

Matra Automobile était décidément un constructeur différent des autres. En restant obstinément en marge des concepts conventionnels exploités par la majorité des grandes marques, la marque a osé innover, sans cesse, en allant jusqu’à créer ses propres marchés. Sans être géants, ceux-ci ont été tout de même significatifs car ils ont permis de produire, à chaque fois, plusieurs dizaines de milliers de véhicules. Il en va ainsi de la Bagheera, dont le formidable succès a assis une collaboration fructueuse avec Chrysler France. Dans la foulée de cette voiture sans précédent, un coupé sport à trois places de front, Matra propose à la direction de Chrysler France un véhicule de loisirs, tendance “tous-chemins” mais disposant du même confort et des mêmes capacités routières qu’une berline. Alors que la Bagheera emprunte sa mécanique à la Simca 1100, la Rancho utilise jusqu’à ses soubassements et même la moitié avant de sa carrosserie, ce qui renforce visuellement le cousinage entre les deux marques françaises. Après le sport, l’évasion est au programme. L’idée peut paraître farfelue, en France, au milieu des années 70, mais cette voiture absolument atypique connaîtra plus de réussite qu’espéré. Présentée comme la « première berline verte », non pas pour ses prétentions écologiques mais plutôt pour son aptitude à s’aventurer en dehors des sentiers battus, la Rancho oscille visuellement entre utilitaire et véhicule tout terrain. Curieuse, elle intrigue en raison de son positionnement, pour certains fragiles, pour d’autres inexistant. En effet, il est légitime de se demander si un seul client existe pour ce type de voiture. Et pourtant, la tendance des véhicules “baroudeurs” est bel et bien lancée. Alors qu’elle effectue sa première sortie publique à l’occasion du salon de Genève en mars 1977, six mois avant sa mise sur le marché, les 4×4 ne se sont jamais aussi bien portés avec plus de 150 000 unités assemblées annuellement sur la planète.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

19.5.26

Du bon usage de l'argent public - AURORE BERGé - NAJAT VALLAUD-BELKACEM - JEAN-FRANçOIS COPé




Que sont allés faire Aurore Bergé, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-François Copé au Festival de Cannes ?

Nous avons adressé un courrier officiel à la Cour des comptes, au Ministère de l’égalité entre les femmes et les hommes et à la mairie de Meaux pour obtenir des clarifications :

À quel titre officiel assistent-ils à cet événement ?
Qui prend en charge les frais de déplacement et d'hébergement ?

Nous demandons par ailleurs les justificatifs correspondant aux différentes dépenses engagées dans ce cadre.

Alors que les Français attendent une exemplarité totale, la présence d'une ministre et d’un maire en exercice et de la conseillère maître à la Cour des comptes (garante du bon usage de l'argent public) sur le tapis rouge pose question.

Il est déconcertant de constater que des figures politiques de premier rang semblent ignorer le décalage entre le jeu des photographes people et la dignité de leurs fonctions, offrant ainsi l'image d'une déconnexion totale avec la réalité des citoyens.

TransparenceCitoyenne

Automobile et Histoire - CITROËN GS X2 : GERANIUM VIVACE


Plus agressive qu’une « GS à papa » avec ses pare-chocs noirs, ses phares additionnels et son gros becquet en mousse, la X2 est la déclinaison sportive de la famille. Même s’il ne s’agit pas de la plus puissante de la catégorie, ses qualités naturelles lui permettent d’emboiter le pas de ses concurrentes sans devoir forcer son talent. Pour le vérifier, nous avons essayé ce rare exemplaire rouge géranium.


La GS X2 est lancée en binôme avec la GS X en septembre 1974. La deuxième reprend la présentation et l’équipement de la première à l’exception de la lunette dégivrante, des feux de recul et de l’allume-cigare. Sous le capot, elle se contente du petit moteur 1 015 cm3 de 55,5 ch. Ces deux versions ne sont pas disponibles avec le convertisseur de couple optionnel. La présentation spécifique des X et X2 se signale d’abord par un tableau de bord en alu brossé truffé de compteurs ronds entièrement noirs. Ce sont les premières GS à ne pas être équipées d’un « tambour » après la Birotor sortie en septembre 1973. A l’intérieur, elles possèdent également des sièges à dossier inclinable comprenant l’appuie-tête, l’ensemble étant garni de simili anthracite. Extérieurement, les X et X2 possèdent des roues de couleur gris AC140 munies d’un tout petit capuchon central ainsi que des projecteurs à longue-portée Cibié fixés au-dessus du pare-chocs, juste devant la calandre. Une teinte spécifique aux X et X2 figure au nuancier. Il s’agit du jaune Hélianthe. Si le client choisit cette couleur, les encadrements de portières sont peints en noir satiné alors que s’il choisit l’une des autres teintes du catalogue, ils sont laqués couleur carrosserie. Rappelons qu’ils sont habillés de profilés en inox poli sur les GS Pallas et Club, mais peints sur les GSpécial.


Pour la deuxième année de production qui débute à l’automne 1975, la couleur spécifique change pour le bleu Hunaudières alors que le ciel de toit et les pare-soleils, qui étaient précédemment anthracite foncé, deviennent clairs. En janvier 1976, les sièges des X2 (les X conservent le simili) sont dotés d’une garniture en tissu anthracite vénitien. A l’occasion du millésime 1977, la GS fait l’objet d’un léger restylage arrière avec de nouveaux feux élargis et tronqués surmontés d’un bandeau en alu brossé. Les pare-chocs des X et X2 deviennent noir satiné et la teinte de couleur spécifique annuelle est désormais le rouge soleil, toujours associée aux encadrements de vitres latérales noirs, lesquels sont maintenant en inox poli avec les autres couleurs. A l’intérieur, un nouveau tableau de bord en plastique noir muni de compteurs « design » remplace le précédent. Pour leur quatrième et dernière année d’existence, aucun changement mécanique n’est à l’ordre du jour sur les X2. En revanche, leur esthétique est rafraîchie avec le remplacement des longue-portées par des antibrouillards situés sous le pare-chocs, l’adoption de nouvelles roues désormais pleines munies d’un enjoliveur en étoile noir à trois petites branches, puis l’ajout d’un becquet arrière en mousse noire de grande dimension et des phares de type H4. A noter que les X sont privées de ces deux derniers équipements. A l’intérieur, la banquette arrière est munie d’un accoudoir central escamotable et la sellerie mixte simili noir et jersey prince de Galles est identique sur les X et X2 quelle que soit la couleur de carrosserie, celle réservée au millésime 1978 étant le orange Ibiza. En revanche, désormais, les encadrements de glaces sont noirs satiné avec toutes les couleurs du nuancier, à l’image du rouge géranium choisi par le premier acheteur de la voiture illustrant cet essai.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

14.5.26

Automobile et Histoire - SIMCA 1100 Ti : ORANGE SANGUINE - 2/2 -


Le 6 octobre, jour du jeûne de la fête juive de Yom Kippour, Israël subit une attaque surprise et simultanée de l’Egypte et de la Syrie. S’ensuit une guerre, intense, de seulement trois semaines, mais qui aura des conséquences dévastatrices pour l’automobile avec la prise de mesures de rétorsion sur la livraison de pétrole. Chacun assistera, impuissant, au doublement du prix du baril, passé de 2,5 à 5 dollars du jour au lendemain, avant de dépasser les 10 dollars à la fin du mois de décembre. Personne n’aurait pensé possible pareille hausse du prix de l’essence. Cette inflation est d’autant plus sévère qu’une fois l’embargo levé, les prix ne sont quasiment pas retombés. Tenez-vous bien, en valeur constante, le carburant coûtait encore plus cher fin 1973 que fin 2025, n’en déplaise aux indécrottables du « c’était mieux avant ». En conséquence, les pouvoirs publics français prennent une batterie de mesures de crise, la première étant la limitation, annoncée comme provisoire, de la vitesse à 90 km/h sur route et à 120 km/h sur les autoroutes. Mais ce n’est pas tout. Dans le paquet figure aussi l’interdiction, cette fois vraiment provisoire, du sport automobile, sans oublier la réduction du chauffage collectif. Les conséquences sont dramatiques pour de nombreux constructeurs. Pour ne prendre que deux exemples, Citroën est au bord du précipice alors que le petit poucet CG s’apprête à mettre la clé sous la porte. Voici le contexte dans lequel la Simca 1100 Ti débute sa carrière aux côtés de nouvelles sœurs de chaîne sorties du chapeau dans la précipitation afin de faire passer la pilule. En février 1974 apparaissent en effet les 1100 LE et GLE dotées d’un 944 cm3 de 48 ch, suivies en septembre par la 1100 ES de 1 118 cm3 au rapport volumétrique diminué pour fonctionner à l’essence ordinaire, dont la puissance est abaissée à 54 ch au lieu de 60 ch. Avec ses carburateurs double-corps de 36 mm, la 1100 Ti arrive comme un éléphant lancé pleine balle dans un magasin de porcelaine. Mais, allez donc avoir pourquoi, la magie a opéré. Accueilli à bras ouverts par la clientèle à laquelle il s’adresse, le dernier avatar sportif de la marque française mise tout sur le sport, sur l’image du sport et sur l’essence même du sport pour faire chavirer les cœurs. Aussi rapide mais plus polyvalente que la très populaire Rallye 2, la 1100 Ti fait un véritable carton dès le jour de sa présentation. Surexposée par des couleurs aussi joyeuses que le jaune maya ou le rouge orangé Sumatra, la nouvelle venue fait un carnage. Archétype de la voiture à la mode, elle a le talent de se montrer irrésistible, en premier lieu grâce à son look ravageur.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

12.5.26

Automobile et Histoire - SIMCA 1100 Ti : ORANGE SANGUINE - 1/2 -

Familiale sportive des années 70, la Simca 1100 Ti a marqué de son empreinte le paysage automobile dans une période ambivalente, à la fois stimulée par les résultats sans précédent de la France au plus haut niveau du sport automobile et durement impactée par les conséquences de la première crise pétrolière.

L’année 1973 est particulièrement brillante pour l’automobile française. Matra-Simca décroche une deuxième victoire aux 24 Heures du Mans, faisant la fierté des 250 000 spectateurs massés dans les tribunes. Quelques mois plus tard, l’écurie Alpine remporte avec panache le tout premier championnat du monde des rallyes. Enfin, en Formule 1, un jeune français aux yeux d’azur fait des étincelles au plus haut niveau. Cela ne fait de doute pour personne, François Cevert sera un jour champion du monde. Hélas, sa vie sera soudainement fauchée à l’automne lors des essais du Grand Prix des Etats-Unis. Malgré la tragique disparition du plus beau regard de toute l’histoire du paddock, l’automobile tricolore vit un état de grâce sans précédent et les nombreux petits constructeurs de bolides routiers voient leurs affaires tourner mieux que jamais. Au-dessus du panier, les coupés haut de gamme font la fierté de la France mais aussi de leurs propriétaires qui réalisent à leurs volants des moyennes autoroutières de plus de 200 km/h. La Citroën SM, la Ligier JS 2 ou encore la très élitiste Monica font rêver. La vitesse fait rêver ! Chez Simca Chrysler, on est sur un petit nuage. Ce deuxième succès de la marque est un excellent signal pour les ventes et le best-seller de la gamme doit en bénéficier.

C’est ainsi que le 14 juin 1973, quatre jours exactement après la victoire mancelle, une nouvelle 1100 franchit l’étape de la réception au service des Mines. Baptisée Ti, deux lettres très tendances dans l’univers de la voiture de course, elle se présente comme une “super Spécial”, mécaniquement mais aussi par son ambiance et son équipement. Avant de faire l’inventaire des caractéristiques de la nouvelle “bombe” Simca, il est essentiel de la situer dans le contexte si particulier de cette période. Après une ultime phase de mise au point menée par les équipes du regretté André-Louis Sance, la Simca 1100 Ti est lancée au mois de septembre dans une euphorie également stimulée par le succès insolent des Rallye 2 en courses pour amateurs.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

10.5.26

Passé - HAUSSMANN : LA TRANSFORMATION DE PARIS

La France à l'affiche - LA BRETAGNE


La Bretagne est une région située à l'ouest de la France, réputée pour ses paysages sauvages et ses côtes découpées. Connue pour son patrimoine culturel, sa gastronomie riche en produits de la mer et son identité celte, la Bretagne attire de nombreux visiteurs en quête d'authenticité et de nature préservée. On y trouve également de nombreux sites touristiques tels que la ville de Rennes, les forêts de Brocéliande, les îles bretonnes ou encore les alignements de Carnac.

Marcel

Automobile et Histoire - RENAULT PRIMAQUATRE ACL 1 CABRIOLET : LE PARFAIT COMPROMIS - 2/2 -


En cette année 1936, la marque au losange fait construire au Mans sa première usine décentralisée, puis elle battra avec 46 300 véhicules assemblés, son record annuel absolu depuis les origines en 1898, ceci malgré les mouvements sociaux qui ont sérieusement impacté le fonctionnement des usines. Modèle très apprécié pour son dynamisme, plus que jamais situé au cœur de la gamme, la Primaquatre fait l’objet des meilleurs soins. En recevant la nouvelle carrosserie de la Celtaquatre allongée de 15 cm au niveau de l’empattement, elle s’offre un rafraîchissement qui lui permet de rester aussi désirable qu’au premier jour. En bénéficiant des pistons de 85 mm issus des six et huit cylindres généralisés sur toute la gamme sauf la Celtaquatre, elle profite d’une progression significative de sa cylindrée, laquelle passe de 2 120 cm3 à 2 383 cm3. Il en résulte un passage de 11 à 14 CV et un gain de 12 ch réels dont le bénéfice est immédiatement perceptible au volant. L’ancienne et la nouvelle Prima n’ont plus rien à voir. La 14 CV est devenue un petit bolide déguisé en voiture de tourisme. Peugeot pousse le concept encore plus loin avec sa 402 B Légère, laquelle combine un châssis de 302, une caisse de 202 et un moteur de 402 B fournissant 63 ch. Alors que Citroën sort sa 11 Légère à moteur Perfo de 56 ch, Renault réagit en 1939, avec l’éphémère Primaquatre Sport dont le quatre cylindres porté à 56 ch permet une vitesse de 125 km/h. Cinquante ans plus tard, on parlera de “GTi” à propos des voitures de cette espèce.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline