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11.7.26

Automobile et Histoire - PEUGEOT 203 SPECIAL MARTIN : POUR RUGIR DE PLAISIR (2/2)

Mais ses 67 ch sont insuffisants pour faire avancer dignement une voiture haut de gamme des années 50. Il faut dire qu’entre 1929 et 1952, d’une part l’automobile a drôlement progressé, d’autre part Salmson a fait du sur-place faute de liquidités. Martin promet à Bernard une centaine de chevaux. Il en obtient plus de 105 d’un 2,3 l préalablement fiabilisé, le motoriste estimant que certaines pièces ne se destinaient pas à supporter un “gonflage”. Conquis par ce développement, le directeur va plus loin et propose au technicien de concevoir un nouveau coupé équipé de cette mécanique. Il est même nommé directeur technique du constructeur et reçoit la mission de concevoir la Salmson du futur en utilisant un maximum de pièces existantes. Au commencement de ce chantier, Martin utilise un soubassement de 203, qu’il rallonge à l’avant, puis qu’il habille selon sa propre inspiration. Le véhicule ainsi obtenu, proche de ses Martin Spéciales, est équipé de composants mécaniques Salmson, en particulier le moteur de 105 ch réalisé rue Ledru-Rollin. Ce véhicule, qui préfigure les lignes de la voiture définitive, est l’œuvre qui aurait pu faire basculer la carrière de notre surdoué de la mécanique. Mais la 2300 S sera finalement conçue en interne, sans sa contribution. Avant d’avoir été écarté du projet, quelques-uns de ses travaux, en particulier le châssis tubulaire qu’il avait confectionné tout exprès, ont été précautionneusement détruits. Le véritable “père” de la 2300 S découvre, anéanti, le fruit définitif de son travail au salon de l’automobile 1953. Par manque de finances, dans un souffle désespéré visant à maintenir hors d’eau la marque de la rue du Point du Jour, de nombreuses solutions Martin n’ont pas été retenues et l’auto définitive a été élaborée sur un soubassement, caduque, de Randonnée. Il n’en reste pas moins que le coach 203 Spécial Martin, dont un unique exemplaire subsiste aujourd’hui, peut être considéré comme l’ancêtre, bien malgré lui, de la 2300 S.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

News en images - FRANCE : LE BRASIER


Un pompier combat les flammes de l’incendie qui fait rage près de la commune de Bouleternère, à proximité de Perpignan. Le préfet des Pyrénées-Orientales a déclaré que « La situation s’améliore » et il autorisera les habitants de 9 communes à rentrer chez eux. 

JEAN-CHRISTOPHE MILHET / AFP

News en images - CANICULE EN FRANCE


À cause des différentes vagues de chaleur, les moissons ont débuté beaucoup plus tôt cette année. Pour éviter les feux de cultures, les préfectures ont demandé aux agriculteurs une très grande vigilance. Certains départements interdisent même les récoltes les après-midi. 

INA FASSBENDER / AFP

9.7.26

Automobile et Histoire - PEUGEOT 203 SPECIAL MARTIN : POUR RUGIR DE PLAISIR (1/2)

Dans son repaire de la rue Ledru-Rollin, à Paris, le coureur automobile Eugène Martin fabriqua quelques coachs Peugeot 203 particulièrement affûtés. Voici l’unique survivant de l’espèce, un bolide profilé capable d’atteindre 160 km/h grâce à son moteur à trois carburateurs !

Après s’être fait spécialiste des moteurs, Martin décide de s’occuper de la 203 dans son entièreté. Il faut dire que d’autres l’ont précédé dans l’art de changer une 203 en magnifique voiture de course. C’est le cas, évidemment, du concessionnaire Emile Darl’Mat, dont les berlines surbaissées et recarrossées connaissent une certaine réussite, aussi bien en compétition que sur la route. Eugène Martin choisit d’aller plus loin puisqu’il opte pour la conception d’un coach surbaissé et sur-profilé qui n’a, visuellement, plus grand chose d’une 203 mais dont la finalité première reste la course. Connaissant très bien le sujet, le motoriste parisien n’éprouve aucune difficulté à métamorphoser la Peugeot du bon père de famille en bête de circuits et de rallyes, en modifiant son moteur, mais aussi l’ensemble des suspensions ainsi que la carrosserie. Avant de détailler les travaux entrepris par Martin, il est nécessaire d’opérer une digression pour évoquer la suite de l’histoire car elle vaut son pesant de soupapes tulipées. Après avoir construit quatre coaches 203, Eugène Matin fait la connaissance de Jacques Bernard, récemment désigné président de la Société des Moteurs Salmson. Le courant passant manifestement très bien entre les deux hommes, le premier propose au second d’essayer sa 203 spéciale. Fort étonné par le potentiel de ce véhicule, en particulier l’énergie de son moteur de 94 ch, Bernard propose à sa nouvelle connaissance de se pencher sur le cas du vieillissant quatre cylindres à double arbre à cames en tête qui connaît, sous le capot de la récente Randonnée, son plus fort développement depuis 1929.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

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5.7.26

Sports - FOOTBALL : FRANCE/PARAGUAY - UN AVEUGLE ET DES BRUTES

L'arbitre de Paraguay-France Ilgiz Tantashev s'est distingué par des non-décisions particulièrement surprenantes. L'officiel ouzbèke n'a pas une grande expérience du haut niveau international.

Un vrai bourbier. Les Bleus se sont extirpés du piège paraguayen par la plus petite des marges (1-0) grâce à un penalty de leur capitaine Kylian Mbappé. Mais les hommes de Didier Deschamps ont vécu un calvaire sur la pelouse surchauffée de Philadelphie, tant le jeu rugueux voire violent du Paraguay a failli les faire totalement dégoupiller.

Et un homme est au centre de toutes les critiques: Ilgiz Tantashev, l'arbitre de la rencontre. Coups au visage ou au torse, tirages de maillots non-sanctionnés, actes d'anti-jeu: l'Ouzbèke a enchaîné les non-décisions litigieuses et les Paraguayens, pourtant clairement lancés dans une bataille de rue, sont ressortis du match sans le moindre carton jaune contre trois pour l'équipe de France (Barcola, Koné, Olise).

Ce samedi soir, le bilan de son match semble totalement hors-sol, laissant les paraguayens commettre un nombre impressionnant de fautes sans les sanctionner...

RMCSport

2.7.26

Automobile et Histoire - RENAULT 8 GORDINI : MAÎTRESSE DES COLS

Auto-école par excellence, la Renault 8 Gordini a élevé toute une génération de conducteurs en herbe au rang de pilotes. Aussi généreuse qu’exigeante, sa déclinaison “1300” a formé les meilleurs négociants en virages. Certains ont même eu droit au tableau d’honneur.

Au salon de l’automobile 1964, la Renault 8 Gordini fait sensation. Sa robe bleu de France rehaussée de deux bandes blanches longitudinales, ses grands phares mais surtout son fantastique moteur à culasse hémisphérique développé par le motoriste franco-italien suffisent à en faire la star de l’événement. La “modeste” berline Renault vole la vedette aux voitures les plus prestigieuses ! Engagée par l’usine dès avant sa commercialisation dans les principales compétitions routières européennes, le Renault 8 Gordini ne tarde pas à démontrer l’étendue de son talent entre les mains des meilleurs pilotes du moment. Cette publicité est la meilleure pour celle qui prend brillamment le relais de la Dauphine R1093, non sans afficher des ambitions mécaniques nettement supérieures.


En 1966 est créée la Coupe Gordini, une idée prodigieuse qui permet au grand public de découvrir cette voiture à l’œuvre sur les principaux circuits français, emmenée par des pilotes amateurs. « Pourquoi pas moi ? » s’interrogent plein de jeunes gens fanatiques de vitesse et de compétition, du bleu plein les yeux au retour de Rouen, de Reims, ou encore de Montlhéry. Il faut dire que la carotte est exceptionnelle : le lauréat annuel de la compétition et son dauphin empochent tous deux une Gordini neuve, quand le troisième se console avec un ensemble moteur/boîte flambant neuf. Pour mesurer le niveau de ces gratifications, il faut ajouter qu’en 1965, un salarié au SMIG empoche un peu plus de 3 000 F par an, c’est à dire un quart du prix de la voiture de ses rêves.


La Renault 8 Gordini coûte cher : aussi cher qu’une Citroën ID 19. Elle est donc le privilège des jeunes qui ont un confortable niveau de revenus ou bien de ceux ayant eu la chance de naître dans une “bonne famille”. Cette tarification élitiste, justifiée par la technicité du moteur, mais aussi par un grand nombre de pièces spécifiques, freine logiquement la diffusion d’une voiture qui s’écoule à seulement 2 626 unités jusqu’en septembre 1965. Malgré ce succès très relatif, la Régie Nationale des Usines Renault fonde de grands espoirs dans ce véhicule. C’est pourquoi une évolution parfaitement étudiée va prendre le relais de cette première mouture : ce sera la Gordini “1300” aux ambitions plus importantes en compétition...

Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline

28.6.26

Autrefois - LE PAYS BASQUE : LA CHAPELLE SAINT-ANTOINE A MUSCULDY

Début des années 1960

Perchée à 702 mètres d'altitude, sur les hauteurs du col d'Osquich, la chapelle Saint-Antoine veille sur les montagnes depuis 1385. Édifiée sur le territoire de la commune de Musculdy, elle domine un paysage remarquable où se rencontrent la Soule et la Basse-Navarre. Plus qu'un simple édifice religieux, elle est un témoin de l'histoire mouvementée du Pays basque.

Une chapelle née de la réconciliation

La chapelle est également connue sous le nom de chapelle de la Paix. Sa construction marque la réconciliation entre les puissantes maisons de Gramont et de Luxe, dont les rivalités ensanglantaient la région. Cette paix fut obtenue grâce à la médiation du roi de Navarre Charles II, surnommé le Mauvais.

Si cet accord représente un événement important de l'histoire basque, il ne mit malheureusement pas un terme définitif aux conflits. Les querelles entre les deux familles reprirent quelques années plus tard et se poursuivirent pendant plusieurs générations. La chapelle demeure ainsi le symbole d'une volonté de paix, plus que celui d'une paix durable.

Un sanctuaire dédié à saint Antoine

L'édifice est placé sous la protection de saint Antoine l'Ermite, considéré comme le protecteur des bergers, des troupeaux et des animaux domestiques. Cette dédicace prend tout son sens dans une région où le pastoralisme rythme la vie des habitants depuis des siècles. Les vastes pâturages qui entourent la chapelle rappellent l'importance de l'élevage dans l'économie traditionnelle de la Soule.

Aujourd'hui encore, la chapelle reste un lieu de recueillement et de pèlerinage. Bien qu'elle soit généralement fermée au public, elle ouvre ses portes lors de certaines célébrations religieuses, perpétuant une tradition vieille de plus de six siècles.

Une histoire marquée par les flammes (début du 20ème siècle)

Exposée aux vents violents, aux orages et aux rigueurs du climat montagnard, la chapelle a connu bien des épreuves.

En 1900, un incendie la détruit entièrement. Reconstruite avec le soutien des habitants, elle est à nouveau ravagée par les flammes en 1983. La restauration qui suit ne se limite pas à une simple reconstruction : l'édifice est agrandi et doté d'un clocher trinitaire, caractéristique des églises de la Soule.

Avec ses trois pointes symbolisant la Sainte-Trinité, ce clocher est devenu l'un des éléments les plus reconnaissables de l'architecture religieuse souletine.

En 2026

PaysBasqueAutrefois

25.6.26

Décès - GUESCH PATTI

"Etienne"

Emblématique interprète d’Etienne, hit sorti en 1987, Guesch Patti s’est éteinte à l’âge de 80 ans.

Il aura fallu d’une seule chanson pour que Guesch Patti devienne une icône de la musique. Au point qu’une légende urbaine raconte que Madonna en personne s’était inspirée de son travail pour le sien. Nous sommes en 1987 et cette danseuse de formation chante Etienne.

24.6.26

A visiter en France - Le CHÂTEAU DE VERSAILLES (ILE-DE-FRANCE) - 2 - LES GRANDS APPARTEMENTS DU ROI


Autrefois résidence du Roi Soleil, ces appartements reflètent le raffinement absolu du XVIIe siècle. Admirez les décorations somptueuses, les plafonds peints, et les superbes meubles qui témoignent du style de vie extravagant de Louis XIV. Chaque salle a sa propre histoire à raconter.

GenerationVoyage

15.6.26

A visiter en France - Le CHÂTEAU DE VERSAILLES (ILE-DE-FRANCE) - 1 - LA GALLERIE DES GLACES


Cette galerie légendaire, avec ses 357 miroirs somptueux, a été le témoin de nombreux événements historiques. Inaugurée en 1684, elle éblouit par sa grandeur et son faste, offrant une vue incroyable sur les jardins à travers ses imposantes fenêtres. Un lieu emblématique où luxe et histoire se rencontrent.

GenerationVoyage

13.6.26

La France à l'affiche - BAYONNE - PAYS BASQUE


Bayonne ne se résume pas à ses incontournables fêtes bayonnaises et son Aviron bayonnais...

Partez à la découverte de cette ville de tradition, rouge et blanche à travers ses ruelles médiévales au cœur du Pays basque.

Capitale du Pays basque, bordée par la Nive, profitez de jolies balades en bicyclette ou flânez entre les étals de ses célèbres halles.

Printymania

10.6.26

News en images - HALTE A LA PEDOPHILIE


Ce rassemblement, organisé par une vingtaine d’associations de protection de l’enfance, à Paris, pointe du doigt les défaillances de l’affaire et réclame justice pour Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé le 5 juin dans le Gers. 

IP3 PRESS/MAXPPP

9.6.26

Belles plages - CORSE - TIZZANO


Dans les environs de Sartène, la plage de Tizzano – également nommée « Cala du l’Avena » – est un mini-concentré de plage paradisiaque, une des plus belles plages de Corse. C’est une plage familiale, dotée de nombreux commerces en lisière de mer, et notamment des hôtels où loger à proximité de la ville de Sartène.

GenerationVoyage

Automobile et Histoire - DE DION-BOUTON 10 HP TYPE ID - "POPULAIRE" DES TEMPS MODERNES - 2/2 -


En 1884, De Dion passa la surmultipliée. Il fit ériger sa première usine à Puteaux puis les projets continuèrent à se multiplier, pas seulement dans le domaine automobile ni dans la vapeur. En effet, le pétrole apparaissait chaque jour un peu plus comme l’énergie du futur et le marquis y voyait un débouché potentiel. En parallèle des voitures à vapeur de plus en plus perfectionnées mais toujours pénalisées par le temps de chauffe et les nombreuses manipulations nécessaires à leur conduite, les associés, qui n’étaient plus que deux dès 1894, se sont définitivement tournés vers “l’essence spéciale pour automobiles”. C’est en 1895 qu’a été construit le premier tricycle à moteur De Dion-Bouton. Il était animé par un monocylindre de 0,5 ch refroidi par air.

Apprécié pour sa robustesse, mais aussi pour son révolutionnaire dispositif électrique de commande de l’allumage ayant fait l’objet d’un brevet, ce véhicule pouvant transporter deux personnes, plus une troisième en remorque, possédait une roue libre, ce qui était rare. L’essor des tricycles sera constante jusqu’au début du XXe siècle, avec notamment une augmentation considérable de la puissance qui culminera à 3,5 ch sur des monocylindriques désormais à refroidissement liquide. En parallèle, De Dion-Bouton se consacre depuis 1899 à la fabrication de voiturettes en vis-à-vis permettant le transport de trois à quatre personnes dans de meilleures conditions de confort. Par ailleurs, l’entreprise de Puteaux est de plus en plus demandée par de nombreux constructeurs automobiles et aéronautiques, pour la fourniture de ses moteurs à pétrole, dont elle deviendra, rien de moins, que le premier constructeur mondial. A titre d’exemple, citons Peugeot et Renault qui furent clients de De Dion-Bouton afin de mouvoir leurs automobiles avant de devenir totalement autonomes au niveau des motorisations.


Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline