...Il faut dire que la carotte est exceptionnelle : le lauréat annuel de la compétition et son dauphin empochent tous deux une Gordini neuve, quand le troisième se console avec un ensemble moteur/boîte flambant neuf. Pour mesurer le niveau de ces gratifications, il faut ajouter qu’en 1965, un salarié au SMIG empoche un peu plus de 3 000 F par an, c’est à dire un quart du prix de la voiture de ses rêves. La Renault 8 Gordini coûte cher : aussi cher qu’une Citroën ID 19. Elle est donc le privilège des jeunes qui ont un confortable niveau de revenus ou bien de ceux ayant eu la chance de naître dans une “bonne famille”.
Gazoline