Plus agressive qu’une « GS à papa » avec ses pare-chocs noirs, ses phares additionnels et son gros becquet en mousse, la X2 est la déclinaison sportive de la famille. Même s’il ne s’agit pas de la plus puissante de la catégorie, ses qualités naturelles lui permettent d’emboiter le pas de ses concurrentes sans devoir forcer son talent. Pour le vérifier, nous avons essayé ce rare exemplaire rouge géranium.
La GS X2 est lancée en binôme avec la GS X en septembre 1974. La deuxième reprend la présentation et l’équipement de la première à l’exception de la lunette dégivrante, des feux de recul et de l’allume-cigare. Sous le capot, elle se contente du petit moteur 1 015 cm3 de 55,5 ch. Ces deux versions ne sont pas disponibles avec le convertisseur de couple optionnel. La présentation spécifique des X et X2 se signale d’abord par un tableau de bord en alu brossé truffé de compteurs ronds entièrement noirs. Ce sont les premières GS à ne pas être équipées d’un « tambour » après la Birotor sortie en septembre 1973. A l’intérieur, elles possèdent également des sièges à dossier inclinable comprenant l’appuie-tête, l’ensemble étant garni de simili anthracite. Extérieurement, les X et X2 possèdent des roues de couleur gris AC140 munies d’un tout petit capuchon central ainsi que des projecteurs à longue-portée Cibié fixés au-dessus du pare-chocs, juste devant la calandre. Une teinte spécifique aux X et X2 figure au nuancier. Il s’agit du jaune Hélianthe. Si le client choisit cette couleur, les encadrements de portières sont peints en noir satiné alors que s’il choisit l’une des autres teintes du catalogue, ils sont laqués couleur carrosserie. Rappelons qu’ils sont habillés de profilés en inox poli sur les GS Pallas et Club, mais peints sur les GSpécial.
Pour la deuxième année de production qui débute à l’automne 1975, la couleur spécifique change pour le bleu Hunaudières alors que le ciel de toit et les pare-soleils, qui étaient précédemment anthracite foncé, deviennent clairs. En janvier 1976, les sièges des X2 (les X conservent le simili) sont dotés d’une garniture en tissu anthracite vénitien. A l’occasion du millésime 1977, la GS fait l’objet d’un léger restylage arrière avec de nouveaux feux élargis et tronqués surmontés d’un bandeau en alu brossé. Les pare-chocs des X et X2 deviennent noir satiné et la teinte de couleur spécifique annuelle est désormais le rouge soleil, toujours associée aux encadrements de vitres latérales noirs, lesquels sont maintenant en inox poli avec les autres couleurs. A l’intérieur, un nouveau tableau de bord en plastique noir muni de compteurs « design » remplace le précédent. Pour leur quatrième et dernière année d’existence, aucun changement mécanique n’est à l’ordre du jour sur les X2. En revanche, leur esthétique est rafraîchie avec le remplacement des longue-portées par des antibrouillards situés sous le pare-chocs, l’adoption de nouvelles roues désormais pleines munies d’un enjoliveur en étoile noir à trois petites branches, puis l’ajout d’un becquet arrière en mousse noire de grande dimension et des phares de type H4. A noter que les X sont privées de ces deux derniers équipements. A l’intérieur, la banquette arrière est munie d’un accoudoir central escamotable et la sellerie mixte simili noir et jersey prince de Galles est identique sur les X et X2 quelle que soit la couleur de carrosserie, celle réservée au millésime 1978 étant le orange Ibiza. En revanche, désormais, les encadrements de glaces sont noirs satiné avec toutes les couleurs du nuancier, à l’image du rouge géranium choisi par le premier acheteur de la voiture illustrant cet essai.
Texte et photos Hugues Chaussin
Gazoline