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30.6.12

Blanc ne poursuit pas l'aventure


Laurent Blanc n'est plus le sélectionneur de l'équipe de France. Il était arrivé à l'été 2010, après l'échec sud-africain. (Reuters)

Laurent Blanc a pris sa décision et ne sera plus le sélectionneur de l'équipe de France. Arrivé en fin de contrat, l'ancien technicien de Bordeaux s'était entretenu longuement jeudi dernier avec Noël Le Graët, le président de la FFF. Un contrat de deux ans lui avait été proposé mais il devait réduire son staff. A l'issue de cette réunion, il s'était donné 48 heures de réflexion. «Chacun a dit ce qu'il avait à dire, notamment sur l'Euro. Nous avons beaucoup de points communs, c'est déjà bien. Mais c'est aussi une décision personnelle qui me concerne», avait-il expliqué à sa sortie des bureaux de la Fédération. Rappelons que Laurent Blanc avait rempli ses objectifs qui étaient de se qualifier pour l'Euro puis d'en atteindre les quarts de finale. Mais l'équipe de France n'y avait gagné qu'un seul match avant d'être éliminée sans gloire par l'Espagne (0-2) ce qui avait laissé Noël Le Graët «sur sa faim».

«Ce serait dommage qu'il parte, avait affirmé cet après-midi Michel Platini depuis Kiev. Il avait dit lui-même qu'il voulait être en poste en Ukraine, mais aussi en 2014.» Didier Deschamps, sur le départ de Marseille, semble favori pour remplacer l'ancien défenseur central des Bleus. «Il connaît très bien la maison. Il ferait un bon sélectionneur, comme d'autres. Au président de la FFF de choisir», a poursuivi le président français de l'UEFA. Laurent Blanc, lui, est désormais libre de signer où il le désire. Tottenham, qui a aussi des vues sur André Villas-Boas, et l'Inter Milan seraient intéressés.

L'EQUIPE

27.6.12

Japon: Le retour imposé du nucléaire

Dessin de No-río, Japon.
Je tiens à remercier la préfecture de Fukui pour avoir pris cette décision", a déclaré le Premier ministre Yoshihiko Noda lors de sa conférence de presse. Mais comment ose-t-il exprimer des remerciements pour une initiative qui nous expose à nouveau au danger ? Depuis le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, notre pays essaie de changer. La vie humaine doit être notre priorité absolue, et nos régions doivent être réaménagées pour mieux résister aux catastrophes naturelles. Pour ce faire, chacun de nous était prêt à changer de mode de vie.

Autoriser le redémarrage des réacteurs dans les conditions actuelles est une erreur. Le nouveau Japon que nous cherchons à bâtir ne saurait y voir le jour. Tout d'abord, nous n'avons pas encore élucidé l'enchaînement des faits qui a provoqué l'accident de Fukushima. Personne n'en a encore assumé la responsabilité. Et personne n'a vraiment présenté d'excuses. C'est dans cette confusion que le redémarrage va se faire.
La décision du redémarrage des réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale d'Ohi a fini par être prise lors d'une réunion à laquelle ont assisté le Premier ministre et le ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Yukio Edano. Il n'y a rien à redire au fait que la remise en service des réacteurs relève en définitive d'une décision politique. Mais encore faut-il que celle-ci soit scientifiquement fondée, de façon à être assez convaincante aux yeux des riverains. Or, les normes de sûreté sur lesquelles repose la décision du redémarrage ont été improvisées en seulement deux jours par l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (AJSN), qui relève du ministère de l'Economie. Comment le peuple japonais pourrait-il avoir confiance dans des normes de sûreté établies par l'Agence même qui est au cœur de l'accident de Fukushima ? D'autant plus qu'il est prévu que celle-ci soit prochainement remplacée par un nouvel organisme indépendant. La loi régissant ce nouvel organisme de contrôle tarde à être adoptée.
 Une décision politique prise au mépris de la sécurité
En attendant, il n'existe pas dans notre pays de règles applicables à la sûreté nucléaire. Pourtant, sur la base d'une simple prévision de la compagnie Kansai Electric Power [Kepco, compagnie d'électricité gestionnaire de la région du Sud-Ouest et propriétaire de la centrale Ohi], qui a déclaré unilatéralement que cet été la production d'électricité serait inférieure de 14,9 % à la demande, la décision du redémarrage s'est inexorablement imposée. Les abris antisismiques devant faire office de centres de commande en cas d'urgence et le système de ventilation filtrée ne seront pas en place avant 2015, et les digues ne seront achevées que l'an prochain. Par ailleurs, il n'est pas prévu de procéder à de nouvelles études sur les failles situées aux environs de cette centrale, alors même que des experts ont récemment signalé la possibilité que des glissements de terrain endommagent les réacteurs. En dépit de cette politique déplorable, le peuple continue à espérer que les choses changent. Le gouvernement a élaboré un plan détaillé d'économies d'électricité qu'il a longuement présenté pour solliciter la collaboration de chaque citoyen- cette demande a été acceptée de bon cœur.

Le nombre de foyers qui utilisent les panneaux solaires et les piles à combustible augmente. Les Japonais ont pris l'habitude de s'habiller plus léger pour utiliser modérément le climatiseur. Arroser le sol de l'entrée, accrocher un fuurin[clochettes] à nos fenêtres pour entendre le vent qui passe sont autant de savoir-faire séculaires permettant de survivre à la chaleur estivale. L'important est de nous délivrer de notre dépendance excessive à l'électricité. De plus en plus de personnes commencent à prendre plaisir à réduire leur consommation d'électricité : chaque jour, en surveillant son compteur, on constate le fruit de son effort. Quant aux entreprises, il est peu probable qu'elles renoncent à leur politique d'économies d'énergie dans la mesure où celle-ci contribue à réduire leurs dépenses.
Le Japon doit devenir une économie verte
La prospérité économique ne repose pas sur la production nucléaire, mais sur la durabilité. Une puissance technologique comme le Japon doit prendre la tête du secteur de l'économie verte. Pour ce faire, nous devons fixer à quarante ans la durée maximale de vie d'un réacteur et profiter de ce délai pour perfectionner les techniques d'exploitation des énergies renouvelables. Pendant cette période de transition, on pourra recourir à l'énergie hydraulique et thermique, construire dans tout le pays de petites centrales électriques faisant appel à des technologies comme le charbon propre [la clean coal technology
, qui produit très peu de polluants et de gaz à effet de serre]. Le Japon doit également utiliser la chaleur de récupération, développer ses techniques de stockage de l'électricité et exploiter davantage des ressources comme la biomasse et la géothermie, dont il dispose en abondance. L'avenir de l'économie japonaise repose sur les technologies d'économie d'énergie, qu'il n'a cessé de développer. Les Japonais commencent à avoir une bonne compréhension des problèmes qui se posent dans les régions où sont implantées les centrales nucléaires. Nous devons soutenir ceux qui vivent près du danger, car une vie qui repose sur l'argent du nucléaire ne peut pas tenir. Il est important, pour les uns comme pour les autres, de revoir notre schéma de dépendance vis-à-vis de l'électricité et de procéder à une refonte radicale du système.
Les réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale d'Ohi vont être remis en service, et nous craignons qu'à cela ne succède le redémarrage d'une série de centrales comme celle d'Ikata, à Shikoku, ou de Tomari, à Hokkaido. Car c'est l'ensemble du Japon, pas seulement les régions où se trouvent les centrales, qui revendique plus de sécurité et de tranquillité.
Il nous faut comprendre Fukushima, et aller au-delà des leçons que nous pouvons en tirer. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons enfin panser les blessures de Fukushima. Au-delà du pour ou contre le nucléaire, nous allons bâtir un Japon nouveau et durable.
 
COURRIER INTERNATIONAL

Il y a des femmes qui ne tweetent pas!

Euro 2012: L'Espagne ne craint pas la fatigue


L'attaquant espagnol Fernando Torres, le 23 juin 2012, à Donetsk.
FOOTBALL - Malgré deux jours de repos de moins que son adversaire, le Portugal...

Ca commence...
De notre envoyé spécial en Ukraine,

Quand ils entreront sur la pelouse de la Donbass Arena mercredi soir, les Portugais auront quasiment oublié de quelle couleur elle est. Cela fera très précisément six jours qu’ils ne l’auront pas foulée, et dans une compétition où l’on enchaîne habituellement au rythme d’un match tous les quatre jours, c’est beaucoup. En tout cas beaucoup plus que l’Espagne, qui bénéficie de deux jours de repos en moins que son adversaire en demi-finale.
«Nous avons eu plus de repos que la France»
Mais n’en parlez pas à Andrès Iniesta, qui n’a pas prévu de se chercher d’excuse à une éventuelle défaite. «A ce niveau-là, le plus important est de jouer et pas de penser à ce genre de choses, estime le milieu du Barça. C’est une compétition, c’est comme ça. Contre la France par exemple, nous avons eu un jour de plus de repos. On ne doit pas réfléchir au fait qu’on est fatigués ou pas… Ca, on le verra à la fin de la compétition, ce n’est pas important d’en parler maintenant.»
Son sélectionneur, Vicente Del Bosque, ne panique pas trop non plus à l’idée de jouer mercredi son cinquième match en 17 jours. Son équipe face au Portugal ne devrait pas d’ailleurs pas être trop différence de celle qui a dominé la France. Même si certains «sont fatigués à cause des voyages (les Espagnols sont basés et Pologne et ont joué leur quart et leur demi en Ukraine). Les changements de températures aussi, car il faut beaucoup plus chaud en Ukraine qu’en Pologne. Mais tout le monde est ok. Vous savez, nos joueurs sont très talentueux, très fort physiquement. Il n’y aura pas de problème à ce niveau-là.»
20 MINUTES

Quebec: Bachand anticipe des élections


bachand

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a laissé entendre que des élections auraient lieu à l’automne, affirmant que ce scénario était la « seule sortie de crise possible » pour régler le conflit étudiant qui dure depuis février.
« Nous sommes en campagne préélectorale pour un scrutin fort probable à l’automne », a indiqué le ministre lors d’une entrevue accordée au quotidien français Le Monde. Aucune date n’a cependant été avancée, M. Bachand répétant que la décision « revient au premier ministre ».
Le ministre des Finances a aussi exclu la médiation et la négociation des solutions envisagées pour dénouer la crise. « Le budget de l’État ne se gère pas par l’entremise de médiateurs », a-t-il affirmé, rappelant la position de son gouvernement, axée sur « l’équilibre budgétaire des finances publiques ».
Questionné à savoir s’il pouvait tout de même envisager une reprise des négociations avec les étudiants, M. Bachand a répondu que ceux-ci « ne veulent pas négocier. Il y aura discussion quand ils seront prêts à accepter le principe d’une hausse des frais ».
LE JOURNAL DE MONTREAL

24.6.12

Nasri a insulté un journaliste

Samir Nasri s'en est pris à un journaliste de l'AFP dans la foulée de l'élimination des Bleus en quart de finale de l''Euro par l'Espagne (0-2). «Vous les journalistes, vous cherchez toujours la merde», a lancé le milieu de Manchester City à son interlocuteur lorsque celui-ci lui a demandé une réaction. Le rédacteur lui a dit qu'en ce cas-là, ses commentaires ne l'intéressaient pas, c'est alors que Nasri, revenant sur ses pas l'a traité, entre autres, de «fils de pute», concluant : «comme ça tu pourras écrire que je suis mal élevé».

Voilà; lui et ses frères ont dû manger beaucoup trop de nourriture avariée pour roter et vomir constamment des phrases de classe!!!

JMIRA

E. T. à Donetsk (avec AFP)

23.6.12

Euro 2012 - Fin de parcours pour les Bleus


L'équipe de France a couru après le score face à l'Espagne. Sans succès. Elle quitte l'Euro lors de ces quarts de finale. (L'Equipe)

Voilà, c'est fini. L'équipe de France n'ira pas plus loin que les quarts de finale de l'Euro. Pour la première fois de son histoire en match de compétition, elle est tombée contre l'Espagne (0-2), samedi soir. Une issue prévisible sur le papier, mais que les Bleus se sont employés à faire mentir sur le terrain. En deuxième période surtout. Quatre jours après le non-match livré contre la Suède (0-2), les joueurs de Laurent Blanc ont retrouvé une exigence plus conforme à ce qu'on attendait d'eux. Même si le penalty transformé par Alonso en fin de match devrait atténuer leurs regrets, ils quitteront sans doute Donetsk avec le sentiment qu'il était finalement possible de bousculer la «meilleure équipe du monde». Pour la faire trébucher, il aurait peut-être fallu jouer pendant le premier acte. Et concrétiser leurs temps forts en seconde.
 
Le plan de Blanc n'a pas fonctionné
C'est le propre des choix : quand ils fonctionnent, on ne peut que s'incliner. Quand ce n'est pas le cas, en revanche, ils sont inévitablement remis en question. Ceux pris par Laurent Blanc feront sûrement jaser. Il ont au moins eu le mérite d'être radicaux, en adéquation avec ce qu'il avait déclaré la veille et la nécessité de s'adapter à un adversaire plus fort. Conscient que son équipe ne pourrait pas rivaliser sur le plan technique avec les champions du monde et champions d'Europe en titre, le sélectionneur a pris le pari d'aligner simultanément Debuchy et Réveillère dans son onze de départ au détriment de Samir Nasri, notamment. En phase défensive, les Bleus ont évolué avec deux lignes - une de cinq et une de trois -, Ribéry et Benzema étant seuls devant. Ils ont craqué trop vite pour que le plan fonctionne.
Les Bleus quittent l'Euro avec seulement une victoire (pour un nul et deux défaites). Ils ont rempli l'objectif assigné, les quarts de finale, mais sans plus.Sur la seule vraie occasion concédée en première période, Mathieu Debuchy - à la lutte avec Jordi Alba - est allé au tapis, et les Bleus avec. Complètement seul au deuxième poteau, Xabi Alonso, de la tête, a pris Lloris et Clichy à contre-pied. Et obligé les Tricolores à encaisser le but le plus rapide de l'ère Blanc : 19 minutes. Plutôt solides défensivement par la suite, à l'image de Clichy ou Koscielny, Cabaye et ses équipiers se sont en revanche montrés trop brouillons devant. La relation Ribéry-Benzema n'a pas fonctionné (52e, 53e). Et à l'exception de quelques différences du Munichois, d'un coup franc de Cabaye (32e) et d'un ballon brûlant dans la surface espagnole (52e), Casillas n'a jamais été inquiété. Contrairement à Lloris (62e), de nouveau battu sur un penalty concédé par Réveillère (90e). Les Bleus quittent l'Euro avec seulement une victoire pour un nul et deux défaites, mais en ayant rempli l'objectif qui leur avait été assigné. Sans plus.
Emery TAISNE, à Donetsk
L'EQUIPE

L'image du jour 23-06-2012

Post Tenebras Lux - vendredi 22 juin - ParisMatch.com La grotte de Jomblang en Indonésie est devenue un lieu touristique incontournable. Ici, un jeune étudiant tente de se frayer un chemin jusqu'au sol.
Photo Dwi Oblo/Reuters

Euro 2012 - Face à l'Espagne, les Bleus peuvent-ils rebondir ?


Alou Diarra

Face à la Suède mardi, les Bleus ont montré un visage affligeant. Celui d'une équipe qui n'avait pas envie, comme déjà satisfaite de n'avoir pas à gagner pour atteindre l'objectif qu'elle s'était fixée. Une apathie troublante qui, en plus, a souffert de la comparaison avec la volonté d'une équipe scandinave certes éliminée mais encore plus déterminée à jouer pour l'honneur. Pour le jaune et le bleu, pour le maillot, pour les 5 000 supporters venus camper à Kiev le temps d'un Euro.

On se prend à rêver que les joueurs français, malgré l'absence reconnue de leaders, soient capables d'afficher face à l'Espagne une détermination de Vikings.

Quatre jours après cette médiocre prestation, après les "secousses" sur lesquelles Laurent Blanc a estimé vendredi avoir passé trop de temps, ces mêmes garçons que l'on a vu sans réaction d'orgueil alors qu'Ibrahimovic - à lui seul ou presque - leur marchait dessus, doivent remettre le bleu de chauffe pour affronter les cadors espagnols.

Espagne – France, plus qu'un match
Dithyrambiques quand ils parlent de leurs adversaires du soir, les Bleus défient samedi "la référence mondiale", selon Clichy, onze artistes dont le fameux toqué procure tant de plaisir à Laurent Blanc "en tant que spectateur". Cette équipe, victorieuse de 36 de ses 38 matches depuis le huitième de finale perdue lors de la Coupe du monde 2006, tous la révèrent.

Mais samedi, les Tricolores devront avoir envie de s'y frotter, de s'étalonner et de montrer de quel bois ils sont faits : "Sur ce match-là, à la limite, j'ai rien à dire pour les motiver. Ils vont jouer contre la meilleure équipe du monde. Il y a à chaque poste, les deux ou trois meilleurs joueurs d'Europe. Si, dans leurs zones, ils ne sont pas motivés pour jouer, c'est à ni rien comprendre. Mais au niveau de la motivation, je n'ai pas de souci", promet Laurent Blanc.

Mais une crainte – légitime – plane après la Suède. Le sélectionneur lui-même n'est pas assuré de retrouver l'âme de ses guerriers qui, dans la capitale ukrainienne, n'ont même pas voulu défendre une série d'invincibilité longue de vingt-trois matches : "Tu espères que le match contre la Suède ne va pas se renouveler, parce que la sanction serait bien plus grave." L'Euro serait terminé. Ce motif se suffit à lui-même.
METRO

22.6.12

Le Portugal ne s'arrête plus

Cristiano Ronaldo a marqué son troisième but dans le tournoi. (AFP)

Foot - Euro - Quarts de finalePortugal - R.tchèque : 1-0
Sorti du groupe de la mort au 1er tour, alors que Pays-Bas et Allemagne avaient la faveur des pronostics, le Portugal est désormais en demi-finales de l'Euro, après sa victoire sur la République tchèque (1-0). Cristiano Ronaldo a (encore) fait la différence en fin de match. 

   
Vivra-t-on mercredi prochain un énième et brûlant France - Portugal ? L'hypothèse existe. Il ne reste plus qu'aux joueurs de Laurent Blanc à éclipser une nouvelle fois l'Espagne samedi - plus facile à dire qu'à faire - pour retrouver la Selecçao en demi-finale à Donetsk. Car l'équipe de Paulo Bento a, elle, validé ce jeudi à Varsovie son ticket pour le dernier carré en venant à bout de la République tchèque (1-0). Le Portugal a non seulement pris sa revanche seize ans après l'élimination face à la Reprezentace en quarts de finale de l'Euro 1996 mais il a prouvé que l'on pouvait aller loin même quand on perd son premier match. Battus à la régulière par l'Allemagne (0-1) il y a bientôt quinze jours, les Portugais ont vu leurs ambitions et leur jeu s'affermir en même temps que Cristiano Ronaldo retrouvait sa vista.
Décevant contre les Allemands avant de signer une piètre prestation face au Danemark (3-2), l'attaquant du Real Madrid a vécu une belle renaissance contre les Pays-Bas (2-1) avec un joli doublé. Et cette fois, il a de nouveau été étincelant. Heureusement, car sans lui le Portugal n'en serait sans doute pas là. D'autant qu'il ne compte pas dans ses rangs un véritable avant-centre. Très décrié depuis le début du tournoi, Helder Postiga a quitté ses partenaires en raison d'un claquage. Ce remplacement ne fut finalement qu'un épiphénomène au milieu de cette première période tristounette que Ronaldo a tenté d'égayer avec quatre grosses occasions dont une sur le poteau (45e).
Deux poteaux pour Ronaldo

CR7 ne s'est pas découragé. Bouillant, il a aussi crevé l'écran après le repos. S'il a une nouvelle fois touché le poteau (48e), il a fini par voir ses efforts enfin récompensés. A onze minutes de la fin, il a trouvé le cadre de la tête sur un centre de Moutinho (79e). Impeccable jusque-là, Petr Cech devait s'avouer vaincu. Lui et les quatre défenseurs devant lui, parfaitement organisés tactiquement, ont pourtant joué une belle partition. Mais les Tchèques, qui ne se sont créé aucune véritable occasion, ne pouvaient difficilement espérer autre chose que de céder à un moment. Ils étaient déjà contents d'être encore en vie après le 1er tour, surtout après la claque en ouverture face à la Russie (1-4). Alors ils partiront en vacances sans trop de déception. Les vacances, les Portugais n'y pensent pas. Ils ont encore de la route à faire. - D. Mi.
L'EQUIPE                                                                                                              

21.6.12

Patrick Bruel - "Mon amant de St. Jean" - Video - Musique


"Mon amant de St. Jean"

Euro 2012: De l'électricité dans l'air chez les Bleus


Florent Malouda, au centre, lors d'un entraînement avec l'équipe de France, le 10 juin 2012
FOOTBALL - Après la défaite contre la Suède, le vestiaire s'est embrasé, témoignant de certaines tensions dans le groupe bleu...
De notre envoyé spécial à Donetsk (Ukraine),
On avait bien quelques indices qui laissaient à penser que tout n’était pas parfait dans le «groupe qui vit bien». Les propos d’Olivier Giroud, évoquant une «grosse colère» dans le vestiaire après le match par exemple, ou encore les regards qui se baissent quand on a demandé à Karim Benzema ou Mathieu Debuchy ce qui s’y était passé après le désastre de Kiev, mardi soir. Mais c’est bien Florent Malouda, venu mercredi au point presse, qui l’a confirmé: «Ce que j’ai vu a quelque part réveillé en moi quelques démons.»
Vieux routier et habile communicant, le Guyanais n’invoquerait pas l’esprit de Knysna avec trivialité. Il y a de l’électricité entre les Bleus, et même si on ne connaîtra probablement pas les détails de cette chaude soirée ukrainienne, on sait déjà qu’elle a pu déstabiliser le groupe. «Il s’est dit des choses, ça s’est dit, ça restera dans le groupe. Mais il y avait des choses à dire», bredouille Laurent Koscielny. Florent Malouda, lui, va un peu plus loin, estimant que les joueurs se sont envoyé quelques «missiles sous le coup de l’énervement.»
Entraînement arrêté et départ à Punta Cana
Il est inévitable qu’il existe quelques inimitiés dans un groupe vivant en vase clos pendant un mois. Ont-elles profité d’un soir de défaite pour se réveiller? C’est possible. Mais l’origine des tensions de mardi soir est à chercher la veille, lors du dernier entraînement des Bleus, où Laurent Blanc a senti «un léger relâchement». Malouda raconte: «Il a arrêté l’entraînement, il a abordé le fait qu’il y avait de la nonchalance, qu’on ne préparait pas le match pour le gagner, qu’on était en ville et qu’on nous a proposé de faire un match et qu’on a fait un match…»
Ça n’a rien changé. Toujours aussi suffisants, les Bleus ont explosé contre la Suède, provoquant l’ire de plusieurs joueurs, estimant que «tout le monde n’avait pas tout donné», dixit Blanc. Malouda, décidément très en verve, balance: «On est là pour faire un résultat, on n’est pas en balade, pour partir à Punta Cana en claquettes (en République dominicaine, NDLR). On ne peut pas aller en dessous d’un certain niveau. On a redonné de l’espoir aux gens avec notre façon de jouer. Si on retombe dans nos travers, on repart en arrière et il faut tout recommencer.»
C’est ici que se trouve le challenge. Ou les Bleus se disent les choses en bonne intelligence, «en essayant de ménager les sensibilités» comme le préconise Malouda, ou bien ils vont exploser face à l’Espagne. «Les problèmes, on les résout collectivement, pas en voulant être le héros. L’équipe est très fragile, un comportement individualiste pourrait être contagieux et faire dérailler la machine.» Convaincu depuis le début de la préparation qu’il y aurait des «tensions légitimes» dans son équipe, Laurent Blanc, lui, tempère: «Ça fait partie de la vie d’un vestiaire. Dans la victoire, on accepte un peu plus les choses, on est plus joyeux. Dans la défaite, on a un peu plus le sang chaud. On a pris une bonne douche, on s’est refroidis.» Jusqu’à quand?
Bertrand Volpilhac, à Donetsk.
20 MINUTES

Rio+20: Le sommet s'ouvre dans la tension


Des policiers devant le centre de conférences Riocentro, à Rio de Janeiro, qui accueille le sommet des Nations unies sur l'environnement du 20 au 22 juin 2012.

SOMMET DE LA TERRE - Mercredi matin, la cérémonie d'ouverture a souligné la déception des ONG...
Des routes barrées par l’armée brésilienne, des contrôles de police tous les cent mètres et des hélicoptères qui survolent le centre de conférences: pas de doute, les chefs d’Etat arrivent bien ce mercredi à Rio, pour l’ouverture officielle du sommet des Nations unies sur le développement durable. A 10h, le coup d’envoi officiel de Rio+20 a été donné devant les délégations du monde entier et la tension monte: «Vous avez 72 heures pour décider de l’avenir de nos enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants», a martelé Brittany Trilford, une jeune néo-zélandaise de 17 ans choisir pour interpeller les délégations ce mercredi matin.

>> Les enjeux du sommet, par ici

Le compte à rebours a commencé

Le compte à rebours a donc commencé. Et pour les chefs d’Etat qui arrivent, il va falloir porter un texte qui ne satisfait pas grand-monde. Le représentant des ONG dans les négociations n’a pas mâché ses mots devant l’assemblée: «C'est impressionnant de sentir tout ce pouvoir autour de moi capable de changer le monde, et pourtant nous sommes sur le point d'échouer car les gouvernements essayent de protéger leurs petits intérêts, a-t-il martelé. Vous utilisez la crise économique comme excuse mais vous continuez à subventionner les industries pétrolières». Et d’enfoncer le clou: «Les ONG ne soutiennent absolument pas ce texte.»
Les autres groupes, femmes, jeunes, indigènes, sont également profondément déçus. «C’est honteux d’avoir abouti à un texte aussi faible», «vingt ans de discussions en cinquante pages, et notre avenir est entre des guillemets»… Et pourtant, les gouvernements ne changent pas de discours: «Rio+20 n'est pas une fin, mais un début», a réaffirmé le secrétaire général de la conférence, Sha Zukang. Et Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, a déclaré qu’elle n’avait «pas de doutes que nous serons à la hauteur du défi du développement durable».

Le dialogue a échoué

Si ce sommet devait être une avancée dans la mise en place d’un dialogue, il aura à coup sûr échoué sur ce point, ausis bien durant les négociations, durant lesquelles certains pays ont refusé d’infléchir leur position d’un iota, que durant les journées de consultation de la société civile qui n’ont visiblement pas servi à grand-chose. Il ne reste donc plus aux ONG qu’à manifester pour alerter l’opinion publique: mercredi après-midi, une grande manifestation avait lieu dans le centre de Rio. A 40km du centre de conférences où sont tous les officiels. Encore raté pour le dialogue.

17.6.12

Allemagne et Portugal en quarts




Van der Vaart et les Pays-Bas sont sortis de l'Euro bien piteusement. (Reuters)
Les Pays-Bas tête basse
Vice-championne du monde en titre, l'équipe des Pays-Bas ne participera même pas aux quarts de finale de l'Euro. C'est la première fois de l'histoire que le finaliste d'un Mondial ne prend pas un seul point dans le Championnat d'Europe suivant... La faute à un "groupe de la mort" terriblement relevé dans lequel elle n'a jamais fait illusion. La faute à un Bert Van Marwijk borné sur un système et sur des hommes inadaptés. La faute surtout à un collectif totalement divisé où la défense s'est montrée encore plus catastrophique (cinq buts encaissés) que l'attaque, pléthorique (Van Persie, Huntelaar, Robben, Sneijder, Van der Vaart, Afellay...) mais inefficace (2 buts en 3 matches).
Fébrile contre le Danemark (0-1) puis face à l'Allemagne (1-2), l'arrière-garde l'a été encore plus ce dimanche devant le Portugal (1-2). Combinée à la lourdeur de Vlaar et Mathijsen, l'inexpérience de Willems et Van der Wiel a pesé lourd dans la balance surtout lorsque Cristiano Ronaldo est entré dans son match. Heureusement pour eux, les Pays-Bas ont pu compter sur un bon Stekelenburg, décisif face à Postiga (17e), Cristiano Ronaldo (23e et 33e), Coentrao (66e) et Nani (72e). Le portier de la Roma n'a cependant rien pu faire sur la frappe du droit de l'attaquant du Real, bien trouvé dans le dos de la défense par Joao Pereira (28e). Très critiqué pour ses récentes prestations, Cristiano Ronaldo a ensuite inscrit un autre but, à la 74e, sur un service de Nani. Par deux fois (16e, 90e), il avait trouvé le poteau adverse... Ayant gagné un seul de leurs onze duels face au Portugal, les Pays-Bas avaient pourtant entamé le match de la meilleure des manières. Sur le banc lors des deux premiers matches, c'est un Van der Vaart nommé capitaine (!) qui avait ouvert le score d'une frappe somptueuse du gauche (11e). Inutile, vue la suite des évènements...
Carton plein pour l'Allemagne
Les Allemands auront tremblé six petites minutes. Le 2e but portugais à Kharkiv à la 74e aurait pu leur faire très mal. A ce moment du match, un 2e but danois les aurait éliminés. Mais l'appelé de dernière minute, Lars Bender, a séché les sueurs froides à la 80e : la Mannschaft réussit un carton plein - treize victoires entre les qualifications et la phase de poules - et confirme qu'elle peut perdre en amical - deux fois contre le Danemark - et s'imposer sans frémir lorsque ça compte vraiment. Müller (5e) a allumé la première mèche et Podolski a fêté sa 100e sélection par une frappe victorieuse du point de penalty. Les Danois ont vite réagi par Krohn-Delhi, le 6e joueur danois à inscrire un doublé dans un Euro (24e), mais ni Andersen, qui a longtemps repoussé l'échéance (devant Gomez à la 47e notamment), ni Bendtner (une dernière occasion à la 71e) n'ont pu renverser la cours de l'histoire. - C.O. et J.LB.
L'EQUIPE

Portugal - Hollande (1-1) - Mi-temps - Le Portugal en ballotage favorable

Cristiano Ronaldo a marqué son premier but de l'Euro contre les Pays-Bas. (Reuters)

Dos au mur, les Oranje sont entrés très fort dans ce match et ont rapidement ouvert le score grâce à un magnifique but de Van der Vaart. Moment choisi par les Portugais pour se révolter et revenir à hauteur des Bataves par l'intermédiaire de C. Ronaldo.
L'EQUIPE